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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:00

Après avoir pris du temps pour lister les films que j'ai vu au cours de l'année passée (heureusement que je les ai notés et surtout que j'ai gardé mes tickets ! c'est bien pratique !), j'avais envie de parcourir de manière un peu plus détaillée cette liste, par thème - que j'essaie de choisir plus intinctivement qu'intellectuellement, même si en y réfléchissant, vous pourrez aisément m'objecter qu'objectivement tel film devrait se trouver dans telle rubrique plutôt que telle autre... mais dans ce billet, j'ai envie de jeter mes impressions et ce qui me reste de cette riche année de cinéma !

 

Les "vieux films" et autres rediffusions

J'avoue que c'est une catégorie dans laquelle je n'ai eu aucune déception. Chacun de ces films a été un régal... Ces séances dans les cinémas du quartier latin m'ont permis de (re)découvrir des cinéastes :

Woody Allen (dont je ne connais que les oeuvres récentes depuis Match Point) avec deux "classiques" très drôles, Annie Hall et Manhattan.

Annie HallManhattan

Joseph Losey avec notamment mon opéra favori (j'avais déjà vu cette version sur un écran de télévision, mais sur grand écran, c'est autre chose !)

 the servantDon Giovanni, Losey

Fritz Lang, dont l'actualité a été lancée par l'exposition de la Cinémathèque sur Metropolis (plutôt intéressante, bien que j'en attendais encore plus). Metropolis m'a grandement impressionnée. Et dire que ce film a été tourné en 1927. A le voir (en dehors du jeu des acteurs, c'était encore l'époque du muet !), il est d'une modernité incroyable. C'est un film fondateur, dont l'inspiration se retrouve dans de nombreux films !

 M le mauditMetropolisLa femme au portrait

Orson Welles et son mythique Citizen Kane. J'ai été impressionnée tout à la fois par la performance d'acteur (l'acteur-réalisateur y interprète le personnage à toutes les étapes de sa vie) et par, là encore, le sentiment que ce film de 1941 a encore toute son actualité à notre époque. J'ai d'ailleurs profité de cette découverte d'Orson Welles pour visionner en DVD La soif du mal.

Citizen Kane

Steeve McQueen dont Shame m'avait un peu décontenancée. Dès le lendemain de la projection, j'ai eu la chance de voir Hunger pour la première fois (au ciné en plus !) et cela m'a aidé à mieux appréhender le travail du cinéaste. Ces deux films m'ont apparu comme un diptyque, avec dans les deux cas un acteur, Michael Fassbender, à nu (au sens propre comme au figuré), faisant exister ces personnalités extrêmes. Le travail sur le corps, torturé, maltraité, est impressionnant dans les deux cas. Je suis restée bouche bée devant les plans-séquences des deux films, particulièrement celui au milieu de Hunger. D'ailleurs, c'est finalement ce dernier qui a ma préférence, que je trouve plus intéressant, plus complexe.

Hunger

Danse et musique m'ont aussi accompagnés : j'ai eu le bonheur de voir sur grand écran pour la première fois un de mes films préférés, Chantons sous la pluie. Je peux vous dire que sur grand écran, c'est quelque chose d'inoubliable ! Un autre de mes films coup de coeur, les Chaussons Rouges, dont la projection dans une salle obscure lui rend toute sa magie.

Chantons sous la pluieLes chaussons rouges

Rire ! Entre le couple Katherine Hepburn et Cary Grant, et Peter O'Toole et Audrey Hepburn, j'ai beaucoup ri avec ces deux comédies américaines que sont L'impossible monsieur bébé (hilarant !) et Comment voler un million de dollars (ah, les tenues d'Audrey Hepburn !)

L'impossible monsieur bébéComment voler un million de dollars

 

Les (plus ou moins réussies) comédies américaines

Bad teacherMorning gloryCrazy stupid loveIl n'est jamais trop tardSex friends

J'ai donc vu ces 5 comédies américaines.

Pour faire simple Bad Teacher est juste le pire film que j'ai vu cette année. Je l'ai trouvé lamentable. Le scénario est d'un vide intersidéral, les acteurs ne donnent pas de consistance particulière à leurs personnages, et pour une comédie, je n'ai pas ri une seule fois, et à peine souri.

Quant à Il n'est jamais trop tard, en faisant ma liste, je me suis dit : mais c'est quoi ce film, déjà ? Et il m'a fallu l'affiche pour m'en souvenir. Au final, il s'agit d'un film convenu, sans originalité.

J'ai déjà plus ri avec Sex Friends (même s'il n'est pas inoubliable, mais au moins il remplit son contrat), me suis régalée sur le moment avec Morning Glory (les acteurs s'en donnent à coeur joie, ça fait du bien ! même si le personnage du jeune premier était malheureusement creux), et de manière inégale avec Crazy Stupid Love qui a eu le mérite de me faire découvrir Ryan Gosling (que je n'avais jamais repéré avant). S'il y a des passages qui m'ont fait beaucoup rire, j'en ai trouvé d'autres vraiment trop long (et la fin à l'américaine avec le discours du père à la remise des diplômes m'a ennuyée).

C'est probablement une des catégories de films qui m'a le moins plu ...

 

Les comédies anglaises

oh my godWe want sex equality

Ah, là c'est déjà mieux ! Ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime la culture anglaise, et j'avoue que ce type d'humour anglais me convient bien mieux que l'humour américain !Je me suis régalée avec ces deux films, drôles, enlevés, brillamment interprétés ! Je vous les conseille vivement !

 

Autres films anglo-saxons

Harry BrownLast nightLe discours d'un roiMinuit à ParisNever let me gothe tripCarnageLa couleur des sentiments

Je ne reviendrai pas sur le triomphe mérité du Discours d'un roi (si vous ne l'avez pas vu, filez acheter le DVD !!). Même traitement si vous avez manqué Minuit à Paris (un de mes films préférés de l'année).

J'avoue que je ne sais où mettre The trip, objet cinématographique anglais non identifié, mais que j'ai apprécié (en fait, j'aurais bien voulu être avec eux ^^)

Last night m'a légèrement déçue : le sujet aurait pu être encore mieux traité je pense (et l'a probablement été, mais ma culture cinématographique est encore très limitée, même si je fais des efforts pour progresser !)

J'ai passé aussi un bon moment avec La couleur des sentiments, même si je préfère le livre. Coup de chapeau à Jessica Chastain (la révélation de l'année à mes yeux), qui après avoir incarné la grâce dans The tree of life, est méconnaissable dans ce film (et drôle et touchante).

Par contre, déception pour Carnage (même si les 4 acteurs sont excellents) que je trouve bien trop "théâtre filmé" et j'en attendais évidemment plus question mise en scène.

 

Les blockbus ters (et autres superhéros)

Harry Potter 8X men le commencementTwilight 4Mission impossible, protocole fantômethorLes trois mousquetairesSucker PunchFright NightLe chaperon rougeTintinHugo CabretSuper 8 La défense LincolnSans identitéLimitless rangoDetective Deel'agence

Ce qui extraordinaire avec ces films, c'est que même les affiches sont quasi toutes sur le même modèle ! Bon arrêtons là le sarcasme qui ne me sied guère. Là dedans, il y a du très bon et du très mauvais...

En course pour la palme du plus mauvais film de l'année, Le chaperon rouge. Ce film est affligeant. L'histoire n'a rien d'original, les costumes plutôt horribles, la scène d'ouverture semble sortir des rushes de Twilight 1, les personnages sans substances...

A l'opposé, Harry Potter, X-Men et Mission Impossible sont très efficaces.

Moi qui déteste les films d'horreur, c'est à cause de David Tennant au générique que je suis allée voir Fright Night. Finalement, j'ai passé un bon moment et David Tennant ne m'a vraiment pas déçue, créant là encore un personnage caractérisé par sa démesure et son ridicule ! J'adore cet acteur britannique que j'ai découvert dans la série Doctor Who...

Je ne reviendrai pas sur le massacre des Trois Mousquetaires (la palme de la cruche toutes catégories revient d'ailleurs à la Constance Bonacieux de cette version). Si vous aussi vous avez été affligés par cette version, allez lire en vitesse la critique de l'Odieux Connard (cliquez ici !), elle est hilarante, brillante, et tellement vraie !

Quant à Sans identité, encore un film dont j'ai recopié le titre en me disant : mais ciel, je perds totalement la mémoire ! Mais qu'est-ce que c'est que ce film là ?! Et c'est l'affiche qui a reconnecté mes neurones. Pas bon signe (pour le film) ! Seul plaisir qui m'est resté de cette histoire, qu'il se passe à Berlin, où j'ai vécu un an !

 

Les films à côté desquels je suis passée

L'étrange affaire AngelicaSleeping beautyBrighton rock

Si je reconnais intellectuellement la qualité des deux premiers films de cette liste, intéressants pour des raisons différentes, j'avoue que je me suis ennuyée dans tous les cas et suis sortie du cinéma en ayant la sensation assez frustrante de ne pas être rentrée dans le film.

Petit bémol supplémentaire pour Brighton Rock: je suis passée à côté, mais ne lui trouve pas d'intérêt particulier (enfin ce n'est pas un mauvais film, je n'ai pas dit ça, mais j'y suis restée indifférente ; j'y étais allée pour John Hurt et Helen Mirren mais leur présence n'a pas suffi).


Les films de festival(s) - parmi les meilleurs films de l'année !

A dangerous methodDriveFighterFootnoteHabemus papamLa piel que habitothis must be the placeUne séparation MelancholiaLe gamin au véloPolisseShameTake shelterWinter's boneTrue GritWe need to talk about Kevin

Je ne savais trop comment regrouper ces films qui ont pour beaucoup été parmi les films qui m'ont tout simplement les plus marqués de l'année. Dérangeants (La piel que habito), fascinants (Drive, Fighter - et pourtant je n'aime pas la boxe), oppressants (Melancholia), choquants (Polisse, We need to talk about Kevin), perturbants (Shame), tous ces films sont d'une grande qualité. Ils m'ont tous interpelée, intéressée, fascinée. Et surtout, tous, en plus d'une mise en scène souvent magistrale, sont magnifiquement interprétés (que dire des performances de Sean Penn, Michel Piccoli, Christian Bale, Michael Fassbender, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, Tilda Swinton, et de tant d'autres !)

Et sans nul doute que vous entendrez parler de Take Shelter, que j'ai vu en avant-première !

 

Films sur le pouvoir et la politique

La conquêteLes marches du pouvoirL'exercice de l'Etat.pjg

De ces trois films, ma préférence va sans hésistation aux Marches du pouvoir et à L'exercice de l'Etat. La conquête m'a laissée sur ma faim (le film n'est pas assez impertinent, ne donne pas tant à réfléchir qu'il montre simplement des choses que l'on connait déjà plus ou moins). Par contre, Denis Podalydès y est, comme à son habitude, brillant. Quant à L'exercice de l'Etat, c'est une excellente surprise. Ce film m'a vraiment mis mal à l'aise, il est terrible et juste. Je ne lui fais pas justice en en parlant que sur ces quelques lignes, mais je vous le reconseille vivement.

 

Autres films français

IntouchablesLa chance de ma vieLa délicatesseLa source des femmesLe moineLe chat du rabbinLes contes de la nuitLes femmes du 6e étage Ma part du gateauRien à déclarerTomboyTous les soleilsUn monstre à ParisThe artist

Commençons par les coups de coeur : Tomboy, un de mes films favoris de l'année, ainsi que les Contes de la Nuit, d'une poésie rare. 

A l'opposé, je n'ai pas du tout aimé Ma part du gateau, que j'ai trouvé manichéen et caricatural, ni La chance de ma vie (à ma décharge, je suis allée voir le film uniquement pour Raphaël Personnaz, un des acteurs français les plus talentueux de sa génération, qui s'est fait remarqué dans La princesse de Montpensier, et dont je guette les apparitions).

De Rien à déclarer que j'ai moyennement apprécié, j'en retiens la démesure de Benoît Poolevorde, acteur que je découvre petit à petit et dont j'apprécie de plus en plus le travail.

 J'ai trouvé aussi Le Moine plutôt décevant : le rythme est trop lent, l'esthétique, intéressante au début devient trop marquée et se transforme en exercice académique, et on passe à côté de l'intérêt du livre (en tant qu'un des premiers romans gothiques de la littérature) en étant dans un entre deux... Le malaise attendu par un tel sujet se dilue et je suis restée sur sa faim. Je m'interroge aussi sur le choix de Déborah François (une actrice que j'apprécie pourtant beaucoup) dans le rôle de Valerio. Le choix de Vincent Cassel dans le rôle d'Ambrosio était par contre tout à fait pertinent.

Bonne surprise avec Intouchables, vu en avant-première avant qu'il devient un succès populaire, qui est très drôle. J'ai beaucoup aimé les dialogues et les situations, qui m'ont fait pensé à un rythme de comédie théâtrale.

Enfin, j'ai failli oublier The Artist. Il faut dire que si ce film vaut le coup d'être vu (j'appelle cela un objet de curiosité), je ne trouve pas qu'il mérite les louanges qui lui sont chantés, et encore moins la nomination en tant que meilleur scénario aux Golden Globes (alors ça, je n'en reviens toujours pas...). Parce que question scénario, on ne peut pas faire plus simple. Et si j'ai énormément aimé la première partie du film, je me suis ennuyée dans la seconde partie qui comprend des longueurs (les scènes de déchéance). Pourtant, quelques belles idées de mise en scène, et des acteurs très bons (Jean Dujardin cabotine comme à son habitude, ce qui convient au personnage, bien que j'émette une réserve sur son jeu dans les scènes dramatiques, Bérénice Béjo est lumineuse, et James Cromwell et John Goodman parfaits dans les seconds rôles).


Danse(s)

Après BéjartpinaLes rêves dansantsCrazy horse

Alors je vais faire simple : Après Béjart : coup de coeur. Pina : coup de coeur (et seul film que j'ai accepté de voir en 3D) - ce film m'a hypnotisée -, Les rêves dansants : coup de coeur.

Par contre, je n'ai que moyennement accroché à Crazy Horse. Deuxième documentaire de Frederick Wiseman que je vois après La danse, le ballet de l'opéra de Paris. Si je comprends intellectuellement sa manière de faire (pas de voix off, pas d'explications), une fois dans le film, cela me gêne de ne pas savoir à quoi correspondent les images qui sont montrées (quel numéro ? s'agit-il de celui dont le chorégraphe parlait il y 5 minutes ou une demi-heure ?). Par ailleurs, si certains passages sont vraiment intéressants sur le travail (notamment chorégraphique) de ce cabaret, d'autres se complaisent à faire des gros plans sur les corps des danseuses pendant les numéros.

 

Et s'il ne devait en rester qu'un...

The tree of life

Que dire de ce film... Lorsque je l'ai vu, je ne savais pas quoi en penser. Quand il a reçu la palme d'or, je me suis mise à applaudir à tout rompre toute seule dans mon appart. Et plus le temps passe, plus ce film m'est resté, m'a interrogé, est venu se rappeler à moi par images, par sons, par phrases... C'est le film le plus incroyable que j'ai vu depuis que je vais au cinéma. Il est hors catégorie, et je pense qu'on pourrait écrire dessus pendant des pages et des pages. C'est le premier film qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai décidé de faire mon bilan de l'année. A mes yeux, un chef d'oeuvre.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:20

 

 

Je ne pensais vraiment pas avoir autant fréquenté les salles obscures ces derniers mois ! En faisant mon bilan, je m'étonne moi même !!! Si l'an dernier j'avais vu 41 films (soit une moyenne de 3,4 films par mois), je suis allée 88 fois au cinéma cette année, soit une moyenne de 7,3 films par mois ! Parmi tous ceux là, des blockbusters, des classiques vus dans des cinémas d'art et d'essai de mon quartier, des découvertes, des coups de coeur, des films dont le titre ne me rappelle même pas le film, et un seul film vu en 3D...Et encore, j'ai l'impression d'avoir manqué de nombreux films !

 

Petite précision, ce bilan comptabilise les séances cinéma uniquement (j'ai aussi découvert des films en DVD, ainsi que des séries, mais ils ne figurent pas ici) !

 

Pour commencer, mon année en kaleïdoscope alphabétique !

 

A dangerous methodAnnie HallAprès BéjartBad teacherBrighton rockCarnageChantons sous la pluieCitizen KaneComment voler un million de dollarsCrazy horseCrazy stupid loveDetective DeeDon Giovanni, LoseyDriveFighterFootnoteFright NightHabemus papamHarry BrownHarry Potter 8Hugo CabretHungerIl n'est jamais trop tardIntouchablesLa chance de ma vie La conquêteLa couleur des sentimentsLa défense LincolnLa délicatesseLa femme au portraitl'agenceLa piel que habitoLa source des femmesLast nightLe chaperon rougeLe chat du rabbinLe discours d'un roiLe gamin au véloLe moineLes chaussons rougesLes contes de la nuitLes femmes du 6e étageLes marches du pouvoirLes rêves dansantsLes trois mousquetairesL'étrange affaire AngelicaL'exercice de l'Etat.pjgLimitlessL'impossible monsieur bébéManhattanMa part du gateauMelancholiaMetropolisMinuit à ParisMission impossible, protocole fantômeM le mauditMorning gloryNever let me gooh my godpinaPirates des caraibes 4PolisserangoRien à déclarerSans identitéSex friendsShameSleeping beautySucker PunchSuper 8Take shelterThe artistthe servantThe tree of lifethe tripthis must be the placethorTintinTomboyTous les soleilsTrue GritTwilight 4Un monstre à ParisUne séparationWe need to talk about KevinWe want sex equalityWinter's boneX men le commencement

 

Et voilà les 88 séances auxquelles j'ai assistées...

Rendez-vous dans le prochain billet pour tout savoir de mes coups de coeur ciné de l'année 2011 ! A très vite !

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:00

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de Tomboy, film de Céline Sciamma, sorti le 20 avril dernier. Ce film est tout simplement un petit bijou de délicatesse.

 

Tomboy, affiche

 

Pendant les grandes vacances, la famille de Laure, 10 ans, déménage. Laure va jouer avec les camarades de son immeuble. "Comment tu t'appelles ?" lui demande Lisa, 10 ans elle aussi. "Michael" répond Laure, garçon manqué, qui préfère jouer au foot avec les garçons.

 

Tomboy 4

 

Difficile de résumer ce film par écrit, car c'est l'ensemble qui donne son caractère si particulier au film : le scénario et les dialogues, ces scènes de la vie quotidienne mais qui pourtant ne sont pas inoffensives, le naturel et la justesse des acteurs et particulièrement des enfants tout simplement incroyables (à aucun moment on a l'impression qu'ils récitent un texte appris, on a l'impression à leur jeu qu'ils improvisent chaque dialogue), l'image et la mise en scène.

 

Tomboy 1

 

Tout sonne juste dans ce film, des relations entre Laure (interprétée par Zoé Héran, une révélation !) et ses parents (Sophie Cattani et Mathieu Demy), ou encore entre Laure et sa soeur Jeanne (Malonn Lévana).

 

Tomboy 6

 

Et bien sûr, le sujet du film, cette ambigüité entre Laure/Michael et Lisa (Jeanne Disson). Lisa qui tombe amoureuse de Michael. Laure qui n'avoue pas que Michael n'existe pas.

 

Tomboy 7

 

 

Le film est aussi drôle et touchant, dans les instants du quotidien, du père qui prend sa fille dans ses bras, au  jeu Action-Vérité des enfants.


La question de l'identité, du trouble, de l'ambigüité sont traitées avec finesse et délicatesse, et c’est là la réussite du film. Car ce film n’est pas une simple chronique de vacances. C’est un film qui ose traiter d’un sujet tabou, mais sans porter de jugement. D'ailleurs, j'aime beaucoup que pendant une bonne première partie du film, le spectateur doute et ne sait si l'enfant est Laure ou Michael...


A voir ! Le meilleur film français de l’année et un de mes gros coups de cœur.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 18:21

Mon dernier coup de coeur au cinéma ! Pourtant ce n'était pas gagné, car le film était proposé uniquement en 3D, et j'ai vraiment du mal avec la 3D. J'ai tendance à être consciente de ces lourdes lunettes sur mon nez, et avoir ainsi beaucoup plus de mal à entrer dans le film (ou beaucoup plus de facilité à décrocher). Enfin en un mot, vous l'aurez compris, je n'aime pas la 3D. Mais le sujet m'attirait. Un film sur Pina Bausch, je ne pouvais pas le manquer. Pourtant, je connais très mal cette chorégraphe, mais dès qu'il y a un film sur la danse sur grand écran, je saisis chaque occasion pour en découvrir un peu plus. Et j'ai bien fait de passer outre mon aversion de la 3D (et d'ailleurs pour une fois, je comprends le choix du réalisateur), car le film valait franchement le détour. Je suis sortie du cinéma fascinée.

 

Affiche Pina, Wim Wenders

 

Et pourtant, ce film a failli ne pas voir le jour suite au décès brutal de la chorégraphe en 2009, le projet étant né et ayant été développé tout le temps entre Wim Wenders et Pina Bausch. Finalement, il reprend le projet et lui dédie le film.

 

Ce film est un entrelacs de différents éléments chorégraphiques, extraits de ballets au Tanztheater Wuppertal, soli et portraits de la compagnie. Les quatre ballets extraits du répertoire ont été choisi avec Pina Bausch : Café Müller (1978), Le sacre du printemps (1975), Vollmond (2006) et Kontakhof (1978, 2000 et 2008).

 

Café Müller

cafe muller

Cette pièce est très impressionnante, entre la danseuse qui se déplace les yeux fermés dans un labyrinthe de chaises ou un enchaînement de mouvements répétitifs jusqu'à l'épuisement.

 

  Le sacre du printemps

Le sacre du printemps, Pina

Cette pièce est filmée de manière très originale, la caméra étant placée au coeur du ballet, comme dansant avec la compagnie. C'est sans doute la partie de film où il y a le plus grand engagement de mise en scène au niveau de la réalisation.

 

  Kontakhof

kontakthof, Pina

C'est d'ailleurs cette oeuvre qui est reprise par des jeunes de 14 ans n'ayant jamais dansé et dont le projet a donné lieu au film Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch (que je viens de voir, que j'ai beaucoup aimé et dont j'essaierai de reparler !)

 

  Vollmond

Vollmond, Pina 2

 

Ces quatre pièces sont entrecoupées de portraits des danseurs de la troupe. Originaux, ils sont filmés en plan fixe, tandis qu'on entend leur commentaires et on voit leur visage évoluer (on ne les voit pas parler, on lit juste les expressions sur le visage tandis que leurs commentaires sont en voix off)... De beaux instants.

 

Enfin, les derniers pièces de cet ensemble chorégraphique sont des pièces courtes particulièrement originales d'un ou deux danseurs, filmés à Wuppertal dans des lieux inhabituels à la danse : train, rue, forêt, etc. Celles-ci sont tour à tour étranges, drôles, dérangeantes, touchantes mais impossible d'y être indifférent car les danseurs et danseuses y sont totalement engagés. Quelques extraits en photos :

 

pina

 

pina 4

 

Pina, Wim Wenders 2

 

Pina Wim Wenders 7

 

Pina, Wim Wenders, humour

 

Pina, Wim Wenders, nature

 

Grâce à ce film, j'ai découvert une grande chorégraphe que je ne connaissais que de nom jusqu'à présent. J'ai beaucoup apprécié son travail de danse-théâtre.

Portrait Pina Bausch

Aucun pré-requis en danse contemporaine pour profiter du film, il suffit de se laisser porter et emporter ! Un film à voir !

 

Plus d'infos sur le site officiel du film : http://www.pina-film.de/en/

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:44

Quelle soirée ! Downton Abbey, ma dernière mini série britannique coup de coeur, était à l'affiche jeudi soir du festival Séries Mania au Forum des Images ! Je ne pouvais bien évidemment pas manquer l'événement ! Les deux premiers épisodes ont été diffusés, et ils avaient vraiment un goût de trop peu !

 

series mania, downton abbey

 

Quelques mots sur cette série : elle a été diffusée en 2010, sur ITV, et a été écrite et réalisée par Julian Fellows (brillant scénariste du film Gosford Park, 2001).

 

Downton Abbey visuel

 

A Downton Abbey, une terrible nouvelle tombe : lors du naufrage du Titanic, l'héritier de Downton Abbey et son fils meurent. Ces décès ne marquent pas tant par la tristesse d'avoir perdu des proches, que par la remise en cause de la succession de Lord Grantham, car les règles mises en place par le père de celui-ci ne permettent pas à ses filles d'hériter, et en l'absence d'un fils, rien ne peut revenir à son épouse, à ses filles, ni le titre, ni le domaine, ni l'argent de sa femme (lié au domaine lors de leur mariage).

 

Downton-Abbey--le-domaine.jpg

 

Downton Abbey, c'est l'histoire du domaine, autant de la famille qui y vit que de l'ensemble des domestiques. C'est une série chorale, où tous les personnages ont une réelle place, et où on s'attache aux uns et aux autres. Finalement, lorsque j'essaie de définir les personnages principaux, je me retrouve à dire qu'il n'y a pas de petits rôles !

 

Downstairs, Downton Abbey

 

C'est Charles Carson, le majordome, qui est à la tête des domestiques avec à ses côtés, Mrs Hughes, la gouvernante (ci-dessous à gauche).

 

carson-and-mrs-hughes--downton-abbey.jpg

 

Bien sûr, il y a des personnages auxquels on s'attache, d'autres que l'on déteste ! Mes préférés sont sans doute Anna et Bates, tous deux particulièrement sympathiques.

 

Anna--Bates.jpg

 

A l'opposé, ceux que j'appelle les comploteurs, Thomas (qui rêve de prendre la place de Bates et fait tout pour) et Mrs O'Brien (la femme de chambre de la comtesse, et une langue de vipère de premier ordre).

 

les comploteurs, Downton Abbey

 

Et de l'autre côté, leurs maîtres, Mr Crawley, Lord Grantham, et son épouse américaine. Pour lui, le domaine représente l'oeuvre de sa vie. L'importance n'est pas tant de sauver l'héritage de ses filles que de permettre à Downton Abbey de perdurer. C'est un personnage que j'apprécie, notamment vis-à-vis de son domestique, Bates, ancien camarade d'armes, à qui il fait confiance malgré les ragots et son handicap.

 

Mr-and-Mrs-Crawley.jpg

 

Pour sauver le domaine, il invite son nouvel héritier, Matthew Crawley, qui lui aurait bien aimé rester où il était. Sa nouvelle vie lui paraît poussiéreuse. Lui qui travaille, avoir un domestique à son service lui paraît ridicule et complètement inutile !

 

matthew-et-mary.jpg

 

On le voit ci-dessus avec Mary, fille aînée de Lord Crawley. Ce dernier a en effet trois filles : Mary (dont j'aime bien le personnage, bien qu'elle soit cassante et passablement désagréable), Edith (qui peine à trouver sa place dans la famille et est souvent en conflit avec Mary) et Sybil (personnage qui se révèle au fur et à mesure de la série), ici à gauche.

 

les trois soeurs, Downton Abbey

 

Enfin, mon personnage préféré, la contesse douairière incarnée par l'inénarable Maggie Smith ! Ses petites phrases font mouche systématiquement !

 

Maggie Smith, Downton Abbey

 

En fait, tout est génial dans cette série : les dialogues, les personnages, les comédiens, les décors, les costumes, la musique !

Et bonne nouvelle, une deuxième saison est en cours de préparation !

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:03
Petit retour dans le temps... Je vous emmène en Allemagne, en 1919. En effet, cette année là, Robert Wiene réalise Le Cabinet du Dr Caligari, film expressionniste, muet, en noir & blanc, tout à fait fascinant, qui a été pour moi une révélation.

affiche.JPG

 

Je ne remercierai jamais assez mon professeur de théâtre de m'avoir fait découvrir ce film ! Jamais je pense je n'aurais été vers ce cinéma, à la fois par préjugé, et ne sachant pas non plus par où commencer ...

 

Mais entrons dans le vif du sujet !

 

titre.jpg

 

Tout commence par Francis, le narrateur de ce récit. Nous le rencontrons tout d'abord dans un parc, où il commence son récit, et nous emmène, son interlocuteur et le spectateur, dans son passé...

francis-chez-lui.jpg

C'est le docteur Caligari qui semble avoir une place centrale dans l'histoire que nous conte Francis...

caligari-dans-rue.jpg

... le "docteur" Caligari, un homme mystérieux et plutôt suspect par son attitude !

caligari.jpg

Dans une fête foraine à laquelle se rendent Francis et son ami Alan, ce Dr Caligari exhibe Cesare, un somnambule...

caligari-et-cesare.jpg

Cesare est un somnambule qui dort depuis des années, et est contrôlé par Caligari. Dans cette foire, il prédit l'avenir...

visage-cesare.jpg

Alan, l'ami de Francis, tente sa chance et lui demande combien de temps il vivra. Sa réponse est à glacer le sang : il vivra jusqu'à l'aube, prédit Cesare. Et le lendemain matin, Alan est retrouvé assassiné !

assassinat-alan.jpg
Peu de temps après, Jane, la jeune fille dont Alan et Francis étaient amoureux disparait ...

jane-reading.jpg
Commence alors une enquête qui nous emmènera beaucoup plus loin qu'on ne le pensait ! 

visage-jane.jpg
Lorsque je l'ai découvert il y a deux ans, ce film a été comme un OVNI pour moi !  Et surtout pour cette esthétique incroyable

decors.jpg
Tout semble irréel, de travers, et nous conduit dans un univers entre rêve et réalité... Les décors sont extraordinaires de ce point de vue, et expriment eux mêmes l'ambiance des scènes. On voit des griffes dans les branches des arbres, les portes ont des formes qui sont tout sauf des rectangles bien droits. Certes, il y a ce sur-jeu du muet, ces maquillages et ces expressions extrêmement marquées, mais tout ceci contribue à rendre cette atmosphère fantastique, si particulière et inquiétante. On ne sait plus où se situe la vérité, qui est fou, qui dort, qui rêve !

Un classique à découvrir absolument !
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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:39

La Belle et la Bête de Jean Cocteau est un véritable chef d'œuvre de poésie et de magie. C'est tout simplement mon film préféré.

affiche belle bete cocteau

 

Ce film de 1946, avec Jean Marais et Josette Day dans les rôles titres, est tiré du conte du même nom de Mme Leprince de Beaumont (1711-1780). Si vous souhaitez découvrir le texte, il est disponible sur Wikisource.

 

C'est sur ces mots que commence le film:

L'enfance croit ce qu'on lui raconte et ne le met pas en doute. Elle croit qu'une rose qu'on cueille peut attirer des drames dans une famille. Elle croit que les mains d'une bête humaine qui tue se mettent à fumer et que cette bête en a honte lorsqu'une jeune fille habite sa maison. Elle croit mille et une autres choses bien naïves.

C'est un peu de cette naïveté que je vous demande et, pour nous porter chance à tous, laissez moi vous dire quatre mots magiques, véritable "Sésame ouvre-toi" de l'enfance : il était une fois.....

Jean Cocteau


il était une fois

 

Belle vit avec son père, ses deux sœurs Adélaïde et Félicie (et leur chien Cabriole) et son frère Ludovic, ce dernier étant souvent avec Avenant (Jean Marais). Les deux sœurs sont assez ignobles : égoïstes, traitant leur sœur Belle comme leur servante, et s'habillant comme si elles étaient des princesses, alors que le père n'a plus le sou (ses bateaux de marchandises ne sont jamais arrivés au port, apprend-on au tout début du film)...

 

soeurs belle et cabriole

 

... tandis qu'Avenant demande à nouveau à Belle de l'épouser (qui refuse car elle veut rester avec son père)

 

belle et avenant, début

 

C'est alors que le père de Belle apprend qu'un de ses vaisseaux de marchandises est enfin arrivé au port. Alors qu'il s'apprête à partir, il demande à ses filles ce qu'elles souhaitent qu'il leur rapporte. Les deux sœurs terribles lui demandent bijoux, parures et autres objets luxueux, tandis que Belle lui dit simplement :

Mon père, rapportez-moi une rose, car il n'en vient pas ici.

 

Arrivé sur place, il découvre que les créanciers sont passés avant lui, et n'ayant plus d'argent, il est contraint de repartir chez lui, et de passer de nuit dans la forêt. Là, c'est la tempête, et alors qu'il croit s'être définitivement perdu, des branchages s'entrouvrent pour lui laisser le passage. Des mains invisibles le guident, comme par magie...

 

mains chandeliers

 

Il soupe, et s'endort là, tandis qu'autour de lui, tout semble à la fois vide et vivant ...

 

visage cheminée

 

Au petit matin, il est sur le départ lorsqu'il aperçoit des bosquets de roses. La demande de Belle lui revient en mémoire et oh moment fatal, il cueille cette rose. Surgit alors la Bête, pleine de colère:

Vous volez mes roses, qui sont ce que j'aime le mieux au monde.

 

la bete

 

Pour ce non respect de l'hospitalité dont la Bête a fait preuve, c'est la mort, à moins qu'une des filles n'accepte de prendre sa place... De retour chez lui, Belle, dont le cœur est bon, se propose de prendre sa place, et bien que son père refuse, au petit matin, elle s'éclipse discrètement et monte le Magnifique, le cheval qui la conduira au château de la Bête...

 

arrivée belle chateau

 

Elle entre alors dans un univers fantastique...

 

belle 2

 

Univers fantastique où des courants d'air passent partout, où les chandeliers s'allument seuls, où les portes et les miroirs parlent. C'est alors qu'avec effroi, elle voit la Bête pour la première fois.

 belle evanouie

 

 Mais peu à peu, elle va vaincre sa peur et apprendre à connaître cette Bête, et à "l'aimer bien"... Ses robes et parures deviennent princières là-bas.

 

belle robe

 

Mais comme dans le comte, Belle se languit de sa famille et s'inquiète particulièrement pour son père. C'est avec déchirement que la Bête accepte qu'elle revienne une semaine chez elle...

 

 

Ce film m'émerveille à chaque fois que je le vois : la poésie des dialogues, la beauté des lumières mises en valeur par ce sublime noir et blanc...

 

lumières

 

... des costumes et des décors incroyables...

 

belle robe voile

 

Mais surtout, ce qui est marquant, est cette magie à l'époque où les effets spéciaux numériques n'existaient pas sont fantastiques, et le personnage de cette Bête est remarquable ! 

 

bete fume

 

 

En conclusion, un film sublime à découvrir ou revoir !

 

fin

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:47

Ce soir, j'ai décidé de vous parler de Bride and Prejudice, l'adaptation "Bollywood" du roman préféré des Anglais, j'ai nommé Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés) de Jane Austen. Ce film a été réalisé par Gurinder Chadha (à qui l'on doit également Joue la comme Beckham) et est sorti en 2004. Sans hésiter, je le classe dans mes films "anti-déprime", "remonte-moral" ! C'est coloré, joyeux, dynamique, avec un happy end !


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Mais qu'est ce que c'est ?

"Bride and prejudice", c'est un jeu de mot sur "Pride and prejudice" (bride signifiant mariée et pride signifiant orgueil), titre du roman de l'anglaise Jane Austen, paru en 1813. Malheureusement, le titre français perd complètement cette référence (d'ailleurs, lorsque je suis allée voir ce film lors de sa sortie ciné, j'ai failli passer largement à côté, car le titre français ne m'attirait pas du tout, mais lorsque j'ai vu le sous-titre, à savoir le titre en VO, là je me suis dit qu'il fallait absolument que je le vois !!!) (oui, je suis fan de Jane Austen !)


Par ailleurs, après avoir vu quelques "vrais" films Bollywood, celui-ci s'inspire un peu du genre, mais est loin d'être un film qui pourrait se classer dans la catégorie Bollywood telle qu'on peut se la représenter avec des films tels que Devdas. Mais à vrai dire, je m'en moque et cela ne m'empêche pas d'apprécier ce film (après tout, c'est le titre français qui poserait problème, si on veut couper les cheveux en quatre !)


Mais revenons à notre propos...


Aujourd'hui, en Inde...


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... nous autres spectateurs faisons connaissance avec la famille Bakshi, que nous allons suivre tout au long de ce film.


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La famille Bakshi, ce sont ni plus ni moins que les Bennet de Jane Austen. Sauf qu'au lieu d'avoir cinq filles, ils n'en ont "que" quatre, les personnages de Lydia et Kitty Bennet étant regroupées en un seul personnage. Voici donc de gauche à droite (ou de la plus âgée à la plus jeune) la maman Mrs Bakshi, Jaya, Lalita, Maya et Lakhi.


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Qui est qui ?

Jaya est la plus âgée de la famille. Dans le film, le personnage est incarné par Namrata Shirodkar. Dans le roman, c'est Jane, la plus belle, la plus douce et la plus admirée (avec Lizzie) des soeurs (sur la photo ci dessous, Jaya à gauche et Lalita à droite). C'est sur elle que sont placés les espoirs de mariage !


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Mariage ? Pourquoi mariage ? Dans le roman et à l'époque de Jane Austen, pour simplifier, les femmes n'héritaient pas, et à la mort du père, la demeure allait au plus proche parent masculin, ce qui posait problème lorsqu'il n'y avait pas de fils. En effet, dans l'histoire, c'est leur cousin Mr Collins qui doit hériter. Et alors, les femmes et filles n'ont plus rien (à lire, Sense and sensibility de Jane Austen). Dans le contexte du film, j'ai eu l'impression que pour avoir une chance de "s'en sortir", ne plus être une "charge" pour ses parents (voir ce que dit le personnage de Charlotte Lucas / Chandra Lamba), le mariage avec un homme riche est une manière de sécuriser sa situation.


Aux côtés de l'aînée, c'est l'héroïne de l'histoire, Lalita (Lizzie Bennet). Non seulement elle est belle (c'est miss Monde 1994, Aishwarya Rai qui l'interprète), mais elle est surtout vive, intelligente, indépendante.


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Après Lalita vient Maya Bakshi (Mary Bennet dans le roman), interprétée par Meghnaa. Mary Bennet est une jeune fille qui passe son temps dans ses livres et devant son piano, elle essaie de dire des choses intelligentes et n'hésite pas à jouer et chanter dès qu'elle le peut, bien qu'elle n'ait pas conscience de son réel niveau... Dans le film, c'est aussi un personnage à la fois drôle et aussi parfois touchant (on sent qu'elle a envie de bien faire). Voici une capture d'écran de la danse du serpent, passage mémorable et hilarant où Maya fait une démonstration devant les yeux médusés des invités !


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Enfin, la petite dernière de la famille est Lakhi Bakshi (mélange de Kitty et Lydia Bennet), interprétée par Peeya Rai Choudhuri. Elle est frivole, ne réfléchit pas beaucoup et s'habille toujours de manière un petit peu trop sexy pour de l'avis de ses parents !


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Maintenant que vous connaissez un petit mieux les quatre soeurs, retournons à l'histoire. Tout commence par le mariage d'une amie des soeurs avec un Indien qui s'est établi et a réussi à l'étranger ; et bien que ce soit un mariage arrangé, tout le monde semble très heureux, au premier rang duquel la mariée, ci-dessous avec Lalita.


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Balraj, un ami du marié, installé en Angleterre, vient au mariage avec sa soeur Kiran et son meilleur ami Darcy, un Américain. De gauche à droite : Darcy (interprété par Martin Henderson), Kiran (interprétée par Indira Varma) et Balraj (interprété par Naveen Andrews).


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Si Balraj (le Mr Bingley de Jane Austen) est un jeune homme souriant et agréable, il n'en est pas vraiment de même pour sa soeur Kiran qui a tendance à tout critiquer, ou son ami Darcy qui a vraiment du mal à s'adapter...


Mais trêve de discussions ...


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.... car c'est l'heure de danser !!!


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Au cours de la soirée, Jaya et Balraj (Jane et Mr Bingley) vont faire connaissance, commencer à s'apprécier et danser admirablement ensemble... Mais ce n'est pas la même chose pour Lalita et Darcy (au second plan !)


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D'ailleurs, si Darcy a du mal à danser, il a aussi du mal à s'exprimer ! Première discussion avec Lalita, et premier accrochage !


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Sans parler de leur mère, Mrs Bakshi (interprétée par Anupam Kher) qui pousse elle aussi la chansonnette, au grand damn de son époux (interprété par Nadira Babbar), un peu gêné (eh oui, ça ne se fait pas, ces choses là !)


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Heuresement pour Lalita, la soirée ne se réduit pas à l'orgueilleux et désagréable (bien que riche et séduisant) monsieur Darcy, car sa meilleure amie, Chandra Lambra (interprétée par Sonali Kulkarni) est là.


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Le mariage, c'est aussi plusieurs jours de cérémonies, mais aussi de balade dans la ville pour les amies qui vont se séparer (et l'occasion d'un tour de chant très coloré).


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Mais où en étions-nous ? Ah oui, Balraj et Jaya tombent amoureux l'un de l'autre, et Balraj invite Jaya et Lalita à passer un peu de temps avec eux ("eux" incluant sa soeur et Darcy), car ils vont visiter un hôtel plus loin dans la région (j'ai omis de préciser que Darcy était dans le hotel business).


Tandis que Kiran essaie désespérement de provoquer une nouvelle vive discussion (pour ne pas dire dispute) entre Darcy et Lalita ...


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... Lalita essaie de bouquiner (oui, oui, regardez bien, c'est l'intégrale des oeuvres de Jane Austen !!!!!!!!!!)


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C'est alors que... badaboum... Lalita rencontre le séducteur Johnny Wickham (interprété par Daniel Gillies), pas très apprécié de Darcy visiblement. Raison de plus pour le fréquenter ?


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Ces quelques jours de vacances touchent à leur fin, et Lalita rentre chez elle. Peu de temps après, c'est l'arrivée du cousin qui est parti s'installer aux USA et qui revient (chercher une épouse). Ce cousin (interprété par Nitin Ganatra), c'est Kohli, ou Mr Collins chez Jane Austen. Et c'est un personnage totalement ridicule et très drôle (l'acteur fait un boulot fantastique, il ne se prend pas au sérieux, en fait des tonnes, et ça fonctionne à fond !!!)


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D'ailleurs, la présence de Kohli va lancer les quatre soeurs dans une soirée pyjama/chanson/danse (eh oui, n'oublions pas que c'est aussi un peu une comédie musicale, ce film !)


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Il faut que je m'arrête là avant de vous spoiler. Car si vous ne connaissez pas l'histoire, c'est à partir de là que tout se joue !!!


Encore quelques personnages à vous montrer avant de vous laisser... Enfin personnages, je vais commencer par un lieu : la demeure de Pemberley se transforme dans cette version en un hôtel américain de grand luxe...


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... où l'on rencontre Georgiana, la petite soeur adorée de Darcy (interprétée par Alexis Bledel)...


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... ainsi que Mrs Darcy (personnage inspiré de Lady Catherine) (interprétée par Marsha Mason), bien peu sympathique !


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Vous l'aurez compris, j'adore ce film ! Non, ce n'est pas un grand film, mais c'est un film joyeux, positif (à mes yeux), avec des morceaux de musique et de danse entraînants...


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Un ensemble coloré (trèèèèès coloré !!!!)...


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... qui ne manque pas de mettre de bonne humeur !!!


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Mais si, mais, de bonne humeur ! Regardez, même Darcy et Kiran qui ne sont pas des modèles d'enthousiasme (ou tout du moins dans une certaine partie du film) sont d'accord avec moi !


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Sur ce, il se fait tard... Bonne nuit !

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:26
Azur et Asmar est un petit bijou. Film d'animation de Michel Ocelot (à qui on doit également le génial Kirikou), ce long métrage sorti au cinéma en 2006 a été un coup de coeur : poésie des images, de l'histoire, du texte, à moitié en français et à moitié en arabe (car l'histoire, comme je vais vous la présenter dans un instant, se déroule entre les deux pays).

affiche azur et asmar
Dans ce qu'on imagine être un France de conte médiéval, Azur, un bébé de seigneur, est élevé par une nourrice orientale, qui a également un fils, Asmar.

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Les deux enfants sont élevés de la même manière, ils jouent et vivent ensemble comme des frères...

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Mais cela ne convient pas au tyrannique père d'Asmar qui chasse Jenane, la nourrice d'Azur et son fils Asmar, tandis qu'il envoie Azur étudier en ville.

Les années passent et Azur devient un jeune homme. Son objectif : aller délivrer la fée des djinns ; c'était ce que sa nourrice lui racontait lorsqu'il était enfant... Il embarque sur un bateau. Mais pris dans une tempête, il est emporté par la mer et échoue sur un rivage inconnu. Sans le savoir, il est arrivé à destination ! Mais les habitants du pays de sa nourrice voient dans ses beaux yeux bleus le mauvais sort...

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Il décide de devenir aveugle. Il rencontre Crapoux, personnage amusant malgré ses nombreux préjugés, qui va devenir son compagnon de voyage...

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Ils se dirigent alors vers la ville...

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Ce pays est caractérisé par un festival de couleurs et de parfums absolument fantastique...

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Et complètement par hasard, il retrouve celle qui était sa mère de lait, sa nourrice Jenane.

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Dans son pays natal, elle est respectée et honorée comme la veuve d'un riche marchand.

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Immédiatement, elle invite ce fils adoptif aux yeux bleus chez elle
.

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Azur retrouve là bas son frère de lait, Asmar, qui lui aussi est à la recherche de la fée des Djinns.

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Et c'est le début des aventures pour les deux frères !


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Dessins stylisés, couleurs incroyables, le film est d'une grande qualité technique. Mais surtout il est une magnifique fable sur la tolérance, la différence, l'amitié, le courage.

A voir absolument !
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 18:30
Je viens de regarder le DVD de Ballet Shoes. Ce charmant téléfilm de Noël de la BBC est l'adaptation d'un roman jeunesse de 1936 écrit pas Noel Streatfeild. C'est l'attachante histoire de trois soeurs aux passions très différentes. Un très joli film de Noël !

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Laissez moi vous présenter les personnages
et vous raconter cette histoire (mais je ne vous dirai pas la fin !!!)

Tout commence en hiver ...

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La jeune Sylvia Brown arrive avec Nana (Victoria Wood), sa domestique, chez son oncle Professeur Brown, surnommé "Gum" (Richard Griffiths). En effet, la jeune fille est orpheline, et cet oncle excentrique est la seule famille qu'il lui reste.

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Cet oncle est un explorateur, un passionné de fossiles qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée de ces femmes chez lui, sorte de musée ! Car pour libérer de la place pour sa nièce, il faut se séparer de quelques fossiles... Mais il y consent finalement !

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Puis le professeur repart en expédition. Sa nièce a de ses nouvelles par quelques lettres, qui proviennent du bout du monde.

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Le temps passe ... et Sylvia est devenu une jeune femme (Emilia Fox).

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Et enfin, après des années, le professeur revient !!! Avec un cadeau tout à fait particulier ! Car voici ce que découvre Sylvia dans le sac où se trouve le "cadeau"

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Un bébé !!! Une petite orpheline que Gum a ramené de ses voyages. Elle s'appelle Pauline, et n'ayant pas de nom de famille, est baptisée "Fossil".

Le professeur repart et Sylvia prend en charge l'éducation de l'enfant... Quelques années passent, et Gum est à nouveau de retour avec une boîte ...

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Oui ! vous avez bien vu ! C'est un autre bébé que Sylvia sort de la boîte !!! Celle ci s'appelle Petrova.

Quelques années encore d'exploration, et cette fois c'est un troisième bébé qui vient agrandir la fratrie Fossil. Celle-ci s'appelle Posy. La seule chose que sa mère lui a laissé est une paire de pointes (d'où le titre du livre/film "Ballet shoes").

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Et c'est ainsi que Sylvia, aidée par Nana, élève Pauline, Petrova et Posy Fossil.

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Posy (Lucy Boynton, à gauche) aimerait bien aller à l'école, comme ses soeurs, Petrova (Yasmin Paige) et Pauline (Emma Watson, à l'extrême droite de la photo ci-dessus). Mais malheureusement, le professeur n'ayant toujours pas donné signe de vie, malgré tous les efforts de Sylvia, l'argent vient à manquer, pour élever trois filles et tenir une aussi grande maison que celle du professeur. Une seule solution s'impose : louer certaines pièces de la maison.

Voici l'arrivée des locataires.

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Tout d'abord, Mr Simpson (Marc Warren), un homme sympathique et mélancolique.

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Puis les dynamiques Dr Smith (Harriet Walter), la mathématicienne et Dr Jakes (Gemma Jones), la spécialiste de Shakespeare (respectivement à droite et à gauche).

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Enfin, la dernière locataire, la joyeuse professeur de danse Theo Dane (Lucy Cohu), qui fait forte impression sur la famille Fossil !


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Si l'argent apporté par ces locataires ne résout pas tous les problèmes financiers de la famille, au moins leur aide est la bienvenue. Et surtout, grâce à ces nouveaux occupants, la vie des trois soeurs va être bouleversée ! En effet, Theo, la prof de danse, leur conseille d'inscrire les enfants dans l'école de danse où elle enseigne, car leur formation pourrait leur permettre de décrocher des rôles au théâtre, ce qui leur permettrait d'être autonomes financièrement. Quant aux Dr Smith et Dr Jakes, elles se proposent de donner des cours aux filles (qui ne peuvent plus aller à l'école, les finances ne le permettant pas). Cette bouffée d'énergie est la bienvenue !

Et c'est ainsi que Pauline, Petrova et Posy se retrouvent sur le chemin de l'académie de danse et de théâtre...

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... dirigée par la sévère russe Madame Fidolia (
Eileen Atkins)

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Les jeunes filles commencent alors leur formation. Avec beaucoup d'enthousiasme pour Pauline et encore plus pour Posy, qui rêve de pouvoir un jour chausser les pointes de sa maman biologique...


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... mais beaucoup moins de motivation pour Petrova, dont le rêve est de devenir aviatrice.

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D'ailleurs, elle préfère largement s'occuper de la voiture du locataire Mr Simpson, avec qui elle peut discuter ingénerie et technique !

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Ce ne sont pas les feux de la rampe qui lui mettent des étoiles dans les yeux... Oh non, ses yeux se mettent à briller lorsqu'elle pense à l'aviation.

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Mais bon ... il faut bien aller au cours de danse !


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Grâce à l'école, Pauline peut aller à sa première audition, pour Alice au Pays des Merveilles...

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C'est notamment là qu'elle découvre sa passion pour le théâtre...

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... et le plaisir de la scène

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Quant à Posy, l'école lui permet de se rapprocher de son rêve, devenir danseuse étoile, et chausser les pointes de sa mère...

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Le temps est rythmé, pour les trois soeurs, par un serment qu'elles ont fait entre elles, de faire rentrer leur nom de famille dans les livres d'histoire.

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Tout au long de ce film, on suit les passions, doutes, déceptions, échecs, envies de ces trois soeurs aux personnalités bien marquées, ainsi que l'attachante Sylvia, qui est une sorte de mère pour elles, Sylvia qui a consacré sa vie à ces trois enfants.

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C'est vraiment un beau film de Noël !

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Alors, les soeurs Fossil atteindront-elles leur rêve ? C'est à vous de le découvrir en regardant "Ballet Shoes" !
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