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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 13:30
Depuis quelques jours, la neige a fait son apparition... Les toits sont blancs, et un fin manteau de neige recouvre les plantes.

Voici quelques photos que j'ai prises dernièrement, et que j'avais envie de partager avec vous.

Avant ...

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Après...

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Pendant !

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Et au petit matin ...

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 15:54
Après avoir quitté le musée Sherlock Holmes vers 18h, il faisait déjà nuit. Certes nous n'étions alors que mi novembre, mais les décorations de Noël étaient déjà là ! Voici des photos désormais de circonstance !!!

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Le thème était le film "A Christmas Carol" (sorti en France sous le titre "Le drôle de Noël de Scrooge").

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Regents Street était parée de lumières faisant un nuage de dentelle...

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C'était vraiment très chouette de pouvoir profiter de ces illuminations !

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Quant à Bond Street, les rues étaient très animées, comme à l'habitude...

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Après une nuit de sommeil et un bon petit déjeuner anglais nous attendait la plus grosse journée de ce court séjour ... Reprenons le plan !

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Petite explication : le soleil levé, nous partons de la gare de London Waterloo direction Alton. A Alton, nous avons pris un bus direction le village de Chawton, où est située la maison de Jane Austen.

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Suivons du regard la direction du panneau ...

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à droite, en effet, on aperçoit la maison de Jane Austen !!!
Là voici dans son ensemble

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C'est dans cette maison que Jane Austen a retravaillé Pride & Prejudice, Sense & Sensibility et Northanger Abbey, et qu'elle a entièrement écrit Mansfield Park, Emma et Persuasion.

Voici l'endroit par lequel on entre. A gauche, la porte par laquelle on pénètre dans la boutique/billetterie. Comme vous pouvez le voir, le temps était très nuageux, et il n'arrêtait pas de pleuvoir (la preuve par l'aspect brillant des pierres). Sans parler du vent que vous ne pouvez sentir sur ces photos, mais qui était bien là. On se serait cru au bord de la mer !

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Avant de visiter la maison en elle-même, on entre dans une pièce où sont affichés de trois grands posters évoquant les adaptations télévisuelles des romans de notre chère Jane.

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Là est diffusé un petit film documentaire sur la vie et la carrière de Jane Austen...

Puis enfin nous nous rendons dans la maison (en courant presque car il fait froid et il pleut !)
Voici la première pièce. La visite était très agréable : dans chaque pièce, des petits bouquets de fleurs fraîches donnaient encore plus de vie au lieu.

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Et voici ce que l'on voyait de la fenêtre (on voit les gouttes de pluie, d'ailleurs !!!)

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Le piano forte de la première pièce.

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Je vais vous épargner les photos plus ou moins floues de toutes les pièces !Mais j'aimerais quand même vous montrer cette belle robe (beaucoup de robes d'époque ou utilisées dans les adaptations étaient présentées, pour mon plus grand plaisir !)

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Le détail du bustier de la robe, aux élégants motifs dorés

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Et surtout, l'écritoire de Jane Austen

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Et voici sa chambre

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Après avoir fini la visite, et passé par la boutique, nous nous sommes rendues en face...

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... dans un chaleureux salon de thé ...

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... où je me suis régalée !

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Au mur, il y avait cette petite plaque qui m'a beaucoup plu.

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Après avoir fini notre thé anglais bien chaud, notre déjeuner nous ayant revigoré, nous avons repris le bus qui nous a ramenées à Alton. De là nous avons pris un train pour Winchester, et avons dû effectuer une correspondance à Woking (voir la carte ci-dessus).

Pourquoi Winchester ?
Mais parce que c'est là que Jane Austen a passé ses derniers jours, et qu'elle est enterrée, dans la cathédrale. Nous sommes arrivées à Winchester vers 17h bien passées, et il faisait déjà nuit ...

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Nous avons quasi couru jusqu'à la cathédrale qui fermait à 18h, et il était presque l'heure !

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Mais, heureusement pour nous, il y avait un événement dans la cathédrale (chorale ? en tout cas quand nous y étions des personnes enfilaient des costumes, d'autres entraient...). Discrètement nous avons parcouru le lieu...
Voici la nef centrale

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Et voici la voûte et les fenêtres hautes...

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L'atmosphère était particulière, les travées vides ou quasiment ... C'était un plaisir de déambuler dans ce superbe édifice.

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Puis nous avons enfin trouvé la plaque commémorative (il faut savoir où elle est pour la trouver !)

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Et la pierre tombale

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Alors nous sommes ressorties ... Encore une étape avant la fin de notre périple à la rencontre de Jane Austen : retrouver la maison où elle est décédée. Alors nous nous sommes remis en route dans la nuit ...

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Les rues étaient désertes, il faisait froid ...

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Mais nous l'avons trouvée, la maison que nous cherchions...

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La preuve que c'est la bonne maison

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J'en ai profité pour faire joujou avec l'appareil photo

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Et c'est ainsi que s'achève notre balade sur les traces de Jane Austen...

Après avoir dîné à Winchester, nous avons repris le train direction Londres pour notre dernière nuit à l'hôtel (nous étions bien fatiguées !).

Le lendemain matin sonnait le départ... Et avec notre départ, le soleil était de retour ...

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Voilà ! C'était la fin du récit de mon voyage en Angleterre !
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Published by Artemis - dans Expos & musées
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 15:35
L'hiver s'est installé... Les températures ont chuté, le gel commence à prendre son emprise sur la nature.

Aujourd'hui, je n'ai pas l'envie d'écrire sur un livre (mais il y en a deux qui attendent impatiemment que je parle d'eux !), d'une pièce de théâtre (pourtant j'ai beaucoup ri au théâtre dimanche dernier) ... D'ailleurs, je n'arrive pas à écrire. Mes neurones sont aussi congelés que mes extrémités lorsque je mets le nez dehors...

Alors aujourd'hui, j'ai décidé de partager avec vous mon humeur avec de vieilles photos (enfin pas si vieilles que ça, je les ai prises respectivement en janvier et novembre 2009) et un poème de Théophile Gautier.



neige

Que la pluie à déluge au long des toits ruisselle !
Que l’orme du chemin penche, craque et chancelle
Au gré du tourbillon dont il reçoit le choc !
Que du haut des glaciers l’avalanche s’écroule !
Que le torrent aboie au fond du gouffre, et roule
Avec ses flots fangeux de lourds quartiers de roc !

Qu’il gèle ! et qu’à grand bruit, sans relâche, la grêle
De grains rebondissants fouette la vitre frêle !
Que la bise d’hiver se fatigue à gémir !
Qu’importé ? n’ai-je pas un feu clair dans mon âtre,
Sur mes genoux un chat qui se joue et folâtre,
Un livre pour veiller, un fauteuil pour dormir ?

Théophile GAUTIER, Premières poésies, "Le coin du feu"


feu
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 11:57
Premier Henry James que je lisais, cette nouvelle de 1898 est perturbante, inquiétante. L'auteur nous manipule avec une incroyable aisance tout au long de ces pages, laissant le mystère s'épaissir et le lecteur s'interroger...

tour-d-ecrou.JPGCouverture : tableau de John Singer Sargent, Les Enfants Pailleron, 1881


C'est l'histoire d'une jeune femme qui accepte
une situation de gouvernante dans une maison de la campagne anglaise, avec deux enfants orphelins à charge. Plusieurs années après les aventures qu'elle va rencontrer dans cette campagne, elle va être chargée de l'éducation d'une autre jeune fille ; c'est le frère de cette dernière qui est le narrateur. En effet, peu avant de mourir, elle lui confia, au nom de l'amitié qui les avait liés, le récit qu'elle avait couché sur papier, de l'angoissante expérience qu'elle avait vécu des années auparavant, à Bly, dans le Hampshire.

Mais qui est-elle ?

"[...] La plus jeune des filles d'un pauvre pasteur de campagne, devant prendre pour la première fois, à l'âge de vingt ans, son service dans une salle de classe, était montée à Londres pleine d'émoi pour répondre à une annonce, à la suite de laquelle elle était déjà entrée en correspondance avec l'annonceur. Afin d'affronter son jugement, elle se présenta dans une maison de Harley Street qui l'impressionna par sa taille et son aspect imposant, et son patron en puissance se révéla être un gentleman, un célibataire dans la force de l'âge, un personnage tel que n'en avait jamais rencontré, sauf en rêve ou dans un roman démodé, une jeune fille troublée et inquiète sortie tout droit de son presbytère du Hampshire."

Mais qui sont les enfants dont elle doit s'occuper ?

"Ses parents [au monsieur de Harley Street] étaient morts aux Indes, le laissant tuteur d'un jeune neveu et d'une jeune nièce, les enfants d'un frère puîné, un militaire, qu'il avait perdu deux ans auparavant. Par le plus étrange des hasards, pour un homme dans sa situation, seul, sans aucune expérience dans ce domaine et sans une once de patience, ces enfants représentaient un très lourd fardeau. Il en était résulté pour lui beaucoup de soucis et, de sa part, de nombreuses maladresses, mais il avait pris ces gosses en immense pitié et avait fait pour eux tout ce qu'il pouvait."

Cependant, lorsque son futur patron lui présente l'offre d'emploi, il insiste pour ne pas être dérangé ... quoi qu'il arrive. En effet, voici comment est énoncée par le narrateur la condition principale de cet emploi

"Qu'elle ne devrait jamais le déranger - jamais, jamais ; ni faire appel à lui, ni se plaindre, ni lui écrire à propos de quoi que ce soit ; qu'elle devrait résoudre elle-même tous ses problèmes, recevoir directement l'argent de son notaire, prendre tout en charge et le laisser tranquille."


Arrivant à Bly, dans la maison de campagne du Hampshire, elle y rencontre Mrs Groove, l'intendante, ainsi que ses nouveaux élèves : la petite Flora, et Miles, l'aîné. Ce qui la frappe lorsqu'elle rencontre ces deux enfants, c'est l'effet qu'ils produisent sur elle : elle est littéralement séduite, émerveillée, enchantée (pour reprendre les qualificatifs d'Henry James). Mais sont-ils vraiment des anges ? Sans parler de la demeure en elle-même, qui accentue le cadre proprement fantastique dans lequel cette jeune gouvernante est plongée : c'est une vieille demeure du Hampshire, avec tours et mâchicoulis, escaliers tortueux et grandes pièces sombres et désertes.
Pour que le tableau soit complet, il me faut mentionner Miss Jessel, la gouvernante précédente, mystérieusement décédée en rentrant chez elle, ainsi que Peter Quint, le domestique personnel du "monsieur de Harley Street" lorsqu'il habitait encore au manoir.

Tout est maintenant en place pour que se déroule devant nos yeux cette histoire effrayante.


Mais d'où vient le titre ?
Ah... Voilà une judicieuse question ! Je me la suis posée maintes fois avant d'avoir le livre en main. Cette expression est employée une fois dans le texte, au tout début du prologue

"Pour ce qui est du fantôme - ou Dieu sait quoi - de Griffin, je reconnais que le fait d'apparaître à un petit garçon d'un âge si tendre ajoute à l'histoire un accent particulier. Mais à ma connaissance, ce n'est pas la première fois qu'un enfant tombe sous le charme d'un événement de ce genre. Et si un enfant donne un tour d'écrou supplémentaire à l'effet produit, que dire alors de deux enfants ?"

Ce tour d'écrou, c'est Henry James qui le donne, avec nous et notre imagination en guise de vis ! Car l'étau se resserre, et l'angoisse monte jusqu'à la dernière ligne !


EDIT
La nouvelle datant de 1898, elle correspond tout juste aux critières du challenge "English Classics"  auquel je participe !

challenge-English-classics.jpg
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:26
J'arriverai au bout de mon récit, même si j'en ai encore pour quelques billets !!! Je reprends aujourd'hui avec la visite magique du musée Sherlock Holmes à Londres.

Rappelez vous, je vous avais laissé à Cambridge, alors que notre petit groupe reprenait le train pour Londres ...


Arrivées à Londres vers 16h, le temps de déposer les bagages à l'hôtel, j'ai sauté dans un bus direction Baker Street ! Mon objectif, visiter la maison de mon détective anglais préféré, Sherlock Holmes !



Je n'ai pu prendre de photo de l'extérieur du musée, car il faisait déjà bien sombre, à 17h, lorsque je suis arrivée à l'adresse souhaitée.

Après avoir acheté mon billet d'entrée, je pénétrai dans le saint des saints.


La maison était sombre, éclairée à la lumière de quelques lampes, des feux qui crépitaient dans les cheminées, ou des bougies... Dès cette entrée je plongeai dans la fin du XIXe siècle londonien, m'attendant à croiser Mr Holmes, le Dr Watson ou même Mrs Hudson. D'ailleurs, n'y avait-il pas deux chapeaux accrochés au porte-manteau de l'entrée ?

L'ombre du grand détective était dans la maison, la preuve !



Je montai alors le premier escalier et débouchai sur plusieurs pièces. A gauche, la chambre de Sherlock Holmes.

Ouverte, je pénétrai dans la sombre pièce.


Près du lit, un livre ouvert sur la pratique du violon.
Sur le bord de la cheminée, une bougie brûlait.


Sa chambre donnait sur le salon, la pièce principale sans aucun doute.


La table du dîner mise, n'attendant que les gentlemen pour s'animer.



Près de la cheminée, le violon de Holmes était posé simplement sur un fauteuil, des partitions éparpillées juste à côté...



Sur la droite, une étagère plein de flacons, probablement nécessaires aux expériences menées par Mr Holmes.


Puis je continuai à monter dans la volée de marches suivantes


Une fois
à l'étage, j'entrai dans la chambre, déserte, du Docteur Watson


Dans cette pièce confortable où brûlait aussi un joyeux feu de cheminée, un buste de Holmes, ainsi que quelques peintures.


Sous la fenêtre, à droite du feu, un petit bureau était installé. Sans nul doute le bureau sur lequel le docteur Watson a l'habitude de rédiger les récits de ses aventures avec son compère Sherlock Holmes !


En s'approchant, il y a même un texte, là !


Après avoir exploré la chambre de ce docteur grâce à qui le génie de Sherlock Holmes est parvenu jusqu'à nous, j'entrai dans la pièce attenante, dans laquelle étaient exposés nombre d'objets ayant servis au détective, ou l'évoquant. C'est la pièce la plus claire de la maison, aux couleurs pastel.


Pourtant, la nuit est déjà tombée, comme on peut le voir à travers la fenêtre.


C'est dans cette pièce qu'est donnée à voir la légion d'honneur de Sherlock !


Et dans cette pièce qu'est immortalisé le détective dans un superbe buste


Puis direction le dernier étage...


Dans les deux pièces là-haut, des mannequins rejouent les scènes les plus frappantes des aventures de Sherlock Holmes.

On rencontre ainsi le terrifiant Professeur Moriaty, que l'on aperçoit dans le miroir

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Comme on voit le cadre de A Scandal in Bohemia, je ne vais vous laisser languir ! Permettez moi de vous présenter "the woman" pour Holmes, Irene Adler

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On croise aussi monsieur Wilson recopiant sagement l'encyclopédie...

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Ce monsieur Wilson venant tout droit de La Ligue des Rouquins. Admirez l'application que monsieur Wilson met à la tâche

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Ou encore cette scène terrifiante, issue du dénouement du Ruban Moucheté, l'homme étant mort...

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Et voici la jeune gouvernante Violet Hunter des Hêtres Rouges, à qui on offre une coquette somme d'argent pour un poste de gouvernante, à condition qu'elle coupe ses beaux cheveux...

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Sans parler des hommes cachés au grenier !

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En parlant de grenier, les malles y sont sagement rangées, attendant d'être utilisées ...

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Puis je suis redescendue ... La visite était finie.



J'ai passé quelques dizaines de minutes hors du temps, dans la magie de l'univers d'Arthur Conan Doyle. Ce musée est la reconstitution très vivante d'une maison dans laquelle auraient pu vivre les personnages sortis tout droit de l'imagination du romancier. Il faisait nuit dehors et il n'y avait que très peu de visiteurs, ce qui rendait l'atmosphère magique. J'avais l'impression qu'à tout moment, je pouvais croiser Holmes, Watson ou Mrs Hudson dont l'aspirateur d'époque était posé dans l'escalier.
Certes, quelqu'un qui n'aurait jamais lu de Sherlock Holmes et qui n'aurait pas d'intérêt particulier pour ce personnage trouverait certainement la visite incroyablement courte et sans intérêt majeur. Mais tous ceux et celles qui aiment s'évader dans les romans de Conan Doyle, ce Musée Sherlock Holmes permet de prolonger le rêve.


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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 14:04
Faisant les choses dans le désordre, je viens de lire le déconcertant mais passionnant Dinky Rouge Sang de Marie-Aude Murail, premier opus de la série des Nils Hazard dont j'ai parlé récemment (j'avais commencé par le tome 2, L'Assassin est au collège, que j'avais adoré).



Si comme moi vous n'avez pas commencé par le début de la série, laissez moi vous rassurer immédiatement, ce n'est pas grave ! Au contraire, je crois avoir encore plus apprécié Dinky Rouge Sang car,
étant devenu fan du personnage de Nils Hazard, j'ai adoré en découvrir plus sur sa personnalité, et surtout sur son passé.

D'où vient le titre ?
D'une petite voiture rouge de la marque "Dinky Toys", une Alfa Romeo Giulietta. Elle devait ressembler un peu à ça (sur la photo une Alfa Romeo Giulia / source).



C'est une petite voiture que le jeune Nils a trouvé lors d'une expédition secrète dans le grenier de ses grands-parents, et qu'il conserve encore aujourd'hui.

L'histoire commence par une longue lettre de Nils qui nous replonge
dans son enfance. Voici le début :

"Chère Catherine, si vous lisez ces lignes, c'est que je suis mort et que le notaire vous aura remis cette enveloppe brune. Rien ne semble indiquer que je doive disparaître prématurément. A trente-quatre ans, ma santé est excellente et le poste que j'occupe de professeur d'histoire à la Sorbonne ne fait pas partie des métiers à risque. Mais celui qui sait est toujours en danger. Je suis la seule personne à connaître le nom d'un homme qui tua deux fois et dont le double crime ne fut pas puni.

Les souvenirs les plus précieux que nous ayons, Catherine, ceux de nos premières années qui pourraient nous dire qui nous sommes et ce que nous serons, s'effacent de la mémoire comme un enregistrement sur bande magnétique. Ainsi un criminel de trois ans ne se souviendrait de rien à l'âge adulte et pourrait être considéré comme innocent, même par lui. Ce ne fut pas mon cas. La bande magnétique était mal effacée. De ma petite enfance, un rêve m'était resté, un rêve qui, jusqu'à ma treizième année, me dit obstinément : "Coupable, tu l'es." "

Puis on retrouve le Nils adulte, professeur d'art et de civilisation égyptienne (bien qu'il préfère sans hésitation la civilisation étrusque !) et "chasseur d'énigme", comme l'a surnommé Catherine Roque. Car Nils cherche à tout comprendre. Notamment pourquoi le visage d'un de ses élèves est déformé de tics nerveux. Et la résolution de cette énigme va emmener Nils bien plus loin qu'il ne le pensait... Aidé par la soeur de son étudiant, Catherine (elle aussi étudiante), ils vont mener l'enquête et croiser au cours de celle-ci un homme qui a précipitament disparu de chez lui en emmenant le Roi et la Reine de son jeu d'échec, ou encore une jeune femme sur laquelle le Banania a un effet dépressif...

Une enquête déconcertante (par sa première partie) mais passionnante, au cours de laquelle Nils nous rappelle cependant

"Il y a des pourquoi qui sont veufs de parce que."

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Published by Artemis - dans Livres jeunesse
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 21:54
Je suis dans ma période découverte de l'univers de Marie-Aude Murail (dont j'adore vraiment le style : pour le moment, à chaque livre que j'ai pris, je n'ai pas pu m'arrêter avant de l'avoir fini !!!), et j'ai pris ce livre à la bibliothèque, le titre m'attirait.



Ce n'est qu'après que j'ai compris que ce livre faisait partie de la série des Nils Hazard (donc j'ai commencé par le n°2 au lieu du premier ... mais tant pis ! je lirai le reste dans l'ordre désormais).

J'aime beaucoup le personnage de Nils Hazard, ce professeur d'histoire à la Sorbonne, spécialiste des étrusques et un peu moins des égyptiens, et qui n'aime pas la géographie, et la relation qu’il entretient avec Catherine (sa secrétaire). Nils a une trentaine d'années, plutôt séduisant, avec des étoiles qui brillent dans ses yeux bleus marine. Catherine est son ancienne étudiante (on la rencontre pour la première fois dans le premier tome, Dinky Rouge Sang, dont je ferais très probablement un billet sous peu !).

J’adore l’ouverture de ce roman. Tout de suite, on est saisi par le ton très vif et assez décalé.  Et tout de suite, j’ai voulu en savoir plus sur ces personnages loufoques, et comprendre ce qu’il se passait :

- … puisque sur le cercueil, dictais-je, est représenté le voyage du mort vers les Enfers virgule, heu, non, point …
- Point ou virgule ? me demanda Catherine, avec un air de grande lassitude.
- Point virgule, dis-je.
La religion étrusque … Tiens, on sonne.
- La religion étrusque tiens on sonne, répéta Catherine en continuant de taper sur le clavier.
- Mais allez ouvrir !
- Je suis votre secrétaire ou votre bonne ?
- Je vous paie cher pour la quantité de fautes que vous réussissez à caser dans une seule phrase.
- Achetez-moi un ordinateur avec correction orthographique, répliqua ma secrétaire.
Dring, dring.
- … et dépêchez-vous d’aller ouvrir, monsieur Hazard. Votre visiteur s’impatiente. Vous allez rater la vente de « Tout l’Univers » en cent quinze volumes.
- Je finirai par vous poignarder sauvagement, dis-je pensif.
- J’ai remis votre coupe-papier dans son étui et l’étui dans le tiroir … Les jurés verront qu’il y a eu préméditation.
Driiing. Le visiteur jetait son va-tout avant d’abandonner la partie. Je me précipitai dans l’entrée.
- Oh, inspecteur Berthier !


Cette entrée en matière me plaît beaucoup !

Le mystère est donc présenté par cet inspecteur Berthier : dans un collège privé, où les élèves arrivent là parce que plus aucune école ne veut d’eux, des copies sont retrouvées notées avec du sang humain comme encre. Sans parler des copies étranges d’une certaine Claire Delmas. Ou des lettres de menaces anonymes glissées sous la porte du directeur de l’établissement, monsieur Agnelle, qu’on soupçonne vite d’être fou, le pauvre homme.
On découvre les professeurs et les élèves de ce collège, aux personnalités originales.
C’est en tant que professeur d’histoire(s) que Nils va mener son enquête. Et ses débuts ne sont pas faciles !

De ma chambre, je téléphonai à Catherine sagement restée à Paris.
- Alors ?
- Alors, il y aura bientôt un crime à Saint-Prix et ce sera moi l’assassin.
Je pus enfin ressasser tous mes déboires de la journée, parler de l’ogresse Zagulon, de Simplet le concierge, de Méphisto le directeur, de l’odieux rouquin, de l’impénétrable Claire.
- Il ne manque plus que vous pour achever de me mettre hors de moi, dis-je en conclusion.


Malgré ce premier jour difficile pour lui, Nils Hazard va apprivoiser petit à petit ses élèves, et mener l'enquête à sa manière. Et heur
eu
sement qu'il est là, car le mystère s'épaissit et les dangers rôdent de plus en plus près ...

Une enquête réussie au ton enlevé et aux personnages attachants ! A lire !  (et en plus, ça se lit très vite !  )
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:54
Voilà un livre que j'ai dévoré et adoré ! Quatrième roman de Conan Doyle mettant en scène le célèbre Sherlock Holmes et son complice le Dr Watson, cette vallée de la peur nous emmène du 221b Baker Street (Londres) au manoir de Birlstone, puis en Amérique (pour la seconde partie du récit). Mystères, rebondissements, on ne s'ennuie pas une seconde ! Et surtout, l'ombre du professeur Moriaty, l'ennemi juré de Holmes, commence à s'étendre.


Tout commence avec Sherlock Holmes qui reçoit un message de Porlock, un homme mystérieux qui a décidé d'informer le fameux détective sur les faits et gestes du professeur Moriaty, illustre scientifique mais à la tête de la plus grande organisation criminelle, bien que son intelligence le mette au dessus de tout soupçon (et surtout de toute preuve le mettant en cause). Le dernier message de Porlock annonce une tragédie au manoir de Birlstone. Quelques instants plus tard, l'inspecteur MacDonald vient annoncer à Sherlock l'assassinat du propriétaire du manoir en question et lui demander son aide. Dans cette première partie intitulée "La tragédie de Birlstone", Holmes mène l'enquête, en essayant de démêler les fils de cette complexe histoire. Puis dans une seconde partie "Les éclaireurs", l'intrigue nous emmène en Amérique, où nous lisons le récit de ce qui s'est passé des années plus tôt, et qui a conduit à la tragédie de Birlstone.


Ce roman regroupe tout ce que j'aime dans les aventures de Sherlock Holmes : on voit le détective à l'oeuvre, on continue à faire sa connaissance, on voit ses forces et ses faiblesses. Et puis il y a le talent de Conan Doyle à créer des personnages, des situations, des atmosphères.

Ainsi, cette ouverture qui n'est pas très flatteuse pour le caractère de Holmes :

"J'incline à penser..., commençai-je.
- Et moi donc ! " coupa brutalement Sherlock Holmes.
J'ai beau me compter parmi les mortels les plus indulgents de la terre, le sens ironique de cette interruption me fut désagréable.
"Réellement, Holmes, déclarai-je sévèrement, vous êtes parfois un peu agaçant ! "
Il était bien trop absorbé par ses propres réflexions pour honorer mon reproche d'une réplique.


Et puis on commence à entendre parler de Moriaty. Certes, il n'est pas beaucoup présent, mais on sent son ombre, le danger qui rôde. Voici comment il est présenté pour la première fois :

"Et ce géant, Watson, n'est pas seulement formidable, mais sinistre. Sinistre au plus haut point. Voilà pourquoi je m'occupe de lui. Vous m'avez entendu parler du professeur Moriaty ?
- Le célèbre criminel scientifique, qui est aussi connu des chevaliers d'industrie...
- Vous allez me faire rougir, Watson ! murmura Holmes d'un ton désapprobateur.
- J'allais dire : "qu'il est inconnu du grand public".
- Touché ! Nettement touché ! s'écria Holmes. Vous développez en ce moment une certaine veine d'humeur finaude, Watson, contre laquelle il faut que j'apprenne à me garder. Mais en traitant Moriaty de criminel, vous le diffamez aux yeux de la loi : et voilà le miraculeux ! Le plus grand intriguant de tous les temps, l'organisateur de tout le mal qui se trame et s'accomplit, l'esprit qui contrôle les bas-fonds de la société (un esprit qui aurait pu façonner à son gré la destinée des nations), tel est l'homme. "


Encore une petite citation, alors que l'inspecteur MacDonald vient d'annoncer à Holmes qu'un monsieur Douglas, de Birlstone Manor House, vient d'être "affreusement assassiné".

"C'était pour ce genre d'instants dramatiques que mon ami existait. Il serait excessif de dire qu'une information aussi extraordinaire le bouleversa ou même l'émut. Absolument dépourvu de cruauté, il s'était néanmoins endurci à force de vivre dans le sensationnel. Sur son visage je ne lus rien de l'horreur qui me secouait : j'y découvris plutôt l'expression calme et intéressée du chimiste qui voit d'une solution saturée à l'excès, les cristaux tomber en place." (début du chapitre II)

Eh oui, Sherlock Holmes vient de voir arriver la suite logique ! On l'a prévenu d'un meurtre, le meurtre a été accompli, et il peut continuer son travail. Les éléments se mettent en place, sa logique peut travailler sur les faits.

Et voici une autre facette de la personnalité de Holmes : il ne dévoile pas ses résultats au fur et à mesure, il a besoin de vérifier les faits, être sûr de la ligne logique des événements. Et il a un certain goût pour le sensationnel !

"Watson, dit-il, revient toujours sur un thème qui lui est cher : il déclare que dans la vie réelle je suis un dramaturge. Il y a en moi une certaine veine artistique qui me réclame avec insistance sur la scène. Notre profession, monsieur Mac, serait bien terne, bien sordide, si nous ne procédions pas de temps en temps à une savante mise en scène pour glorifier nos résultats. L'inculpation brutale, la main au collet, que peut-on faire d'un pareil dénouement ? Mais la subtile déduction, le piège malin, l'habile prévision des événements à venir, le triomphe vengeur des théories les plus hardies, tout cela n'est-il pas la fierté et la justification du travail de notre vie ? "


Voici donc un personnage qui me fascine de plus en plus, et des livres que je dévore avec plaisir !
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Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 15:22
Dernier billet sur Cambridge, la première étape de mon voyage en Angleterre !

Le jeudi soir, nous sommes donc allées nous régaler de Pride and Prejudice au théâtre. Le lendemain matin, sous la pluie, nous avons décidé de continuer notre exploration de Cambridge, avant de repartir pour Londres...



Comme vous pouvez le voir, les décorations de Noël étaient déjà installées, et les parapluies de sortie !



Nous sommes aussi retournées du côté du King's College et du Clare College, en traversant le pont pour se retrouver de l'autre côté de l'eau...



... entre deux averses !




Malgré le temps incertain, cette balade était bien agréable et nous a mené dans de charmantes petites rues...










Nous avons aussi vu un charmant jardin anglais (je pense qu'il dépendait d'un college). On n'a pas pu le visiter, mais nous avons pris quelques photos de l'extérieur






Pour combattre l'humidité qui nous cernait, nous avons fait une petite pause dans un Costa Café, avant de repartir...



En début d'après-midi, direction la gare de Cambridge, d'où, après avoir essuyé une grosse averse alors que nous allions récupérer nos valises, nous avons pris le train direction Londres.
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:18
Après le goût amer que m'a laissé la suite de Dracula, je suis heureuse de vous retrouver et rêver avec vous de l'Angleterre, des vieilles pierres, des couleurs de l'automne...

Nous sommes ressorties du Christ's College, et avons avancé dans la zone piétonnière. Nous sommes passés près d'un marché (où ils vendaient un peu de tout), et avons repéré la situation du théâtre pour nous y rendre plus facilement le soir.

A Cambridge, s'il y a évidemment des voitures, des bus, etc, il y a surtout un nombre impressionnant de vélos. Et pourtant, pour avoir vécu à Berlin, j'en ai vu, des tonnes de vélos. Mais là, c'était particulièrement flagrant ! Je n'ai malheureusement pas pu prendre en photo la mer de vélos près de la gare lorsque nous sommes rentrées le soir car il pleuvait des cordes, mais je n'avais jamais vu une telle concentration de vélos de ma vie !!!


Puis nous avons aperçu cela


Pas de doute, un autre college anglais venait de nous apparaître !

Nous nous sommes donc approché de ce qui s'est révélé être le King's College, lui aussi accessible gratuitement (tout du moins les extérieurs).

Voici le plan (source : http://www.kings.cam.ac.uk/visit/admission.html). Ca sera un peu plus simple pour vous expliquer !!!

En rouge, le tracé de notre balade.

Voici donc la "front court", la cour qui est à l'avant du bâtiment. C'est ce que l'on voit lorsque l'on vient d'entrer.


Toujours prise de la "front court", voici le bâtiment qui fait face à celui ci dessus. A droite, on aperçoit la chapelle.


Sur le plan, le carré que vous voyiez au centre de la première cour est en fait une grande statue.



La perspective donne sur un paysage qui nous donne l'impression d'être à la campagne...


...oui, oui, ce sont bien des vaches que vous voyez !



Puis passées au "back lawn", voici à droite le bâtiment qui fait face à l'eau.


Et voici le même bâtiment (celui de droite) vu de face, c'est à dire dos à l'eau.


Franchement, j'étais en admiration devant leurs pelouses. En plein novembre, et un tel vert ! Splendide !



Et nous avons marché jusqu'à la "river cam", qui passe tout au long de cambridge et baigne les pieds de ces colleges.

Là, je n'arrive pas à déterminer quelle photo vous plaira le plus, alors je vous laisse le choix !






A demain pour la suite de ma balade dans les rues de Cambridge !

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