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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:47

Ce soir, j'ai décidé de vous parler de Bride and Prejudice, l'adaptation "Bollywood" du roman préféré des Anglais, j'ai nommé Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés) de Jane Austen. Ce film a été réalisé par Gurinder Chadha (à qui l'on doit également Joue la comme Beckham) et est sorti en 2004. Sans hésiter, je le classe dans mes films "anti-déprime", "remonte-moral" ! C'est coloré, joyeux, dynamique, avec un happy end !


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Mais qu'est ce que c'est ?

"Bride and prejudice", c'est un jeu de mot sur "Pride and prejudice" (bride signifiant mariée et pride signifiant orgueil), titre du roman de l'anglaise Jane Austen, paru en 1813. Malheureusement, le titre français perd complètement cette référence (d'ailleurs, lorsque je suis allée voir ce film lors de sa sortie ciné, j'ai failli passer largement à côté, car le titre français ne m'attirait pas du tout, mais lorsque j'ai vu le sous-titre, à savoir le titre en VO, là je me suis dit qu'il fallait absolument que je le vois !!!) (oui, je suis fan de Jane Austen !)


Par ailleurs, après avoir vu quelques "vrais" films Bollywood, celui-ci s'inspire un peu du genre, mais est loin d'être un film qui pourrait se classer dans la catégorie Bollywood telle qu'on peut se la représenter avec des films tels que Devdas. Mais à vrai dire, je m'en moque et cela ne m'empêche pas d'apprécier ce film (après tout, c'est le titre français qui poserait problème, si on veut couper les cheveux en quatre !)


Mais revenons à notre propos...


Aujourd'hui, en Inde...


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... nous autres spectateurs faisons connaissance avec la famille Bakshi, que nous allons suivre tout au long de ce film.


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La famille Bakshi, ce sont ni plus ni moins que les Bennet de Jane Austen. Sauf qu'au lieu d'avoir cinq filles, ils n'en ont "que" quatre, les personnages de Lydia et Kitty Bennet étant regroupées en un seul personnage. Voici donc de gauche à droite (ou de la plus âgée à la plus jeune) la maman Mrs Bakshi, Jaya, Lalita, Maya et Lakhi.


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Qui est qui ?

Jaya est la plus âgée de la famille. Dans le film, le personnage est incarné par Namrata Shirodkar. Dans le roman, c'est Jane, la plus belle, la plus douce et la plus admirée (avec Lizzie) des soeurs (sur la photo ci dessous, Jaya à gauche et Lalita à droite). C'est sur elle que sont placés les espoirs de mariage !


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Mariage ? Pourquoi mariage ? Dans le roman et à l'époque de Jane Austen, pour simplifier, les femmes n'héritaient pas, et à la mort du père, la demeure allait au plus proche parent masculin, ce qui posait problème lorsqu'il n'y avait pas de fils. En effet, dans l'histoire, c'est leur cousin Mr Collins qui doit hériter. Et alors, les femmes et filles n'ont plus rien (à lire, Sense and sensibility de Jane Austen). Dans le contexte du film, j'ai eu l'impression que pour avoir une chance de "s'en sortir", ne plus être une "charge" pour ses parents (voir ce que dit le personnage de Charlotte Lucas / Chandra Lamba), le mariage avec un homme riche est une manière de sécuriser sa situation.


Aux côtés de l'aînée, c'est l'héroïne de l'histoire, Lalita (Lizzie Bennet). Non seulement elle est belle (c'est miss Monde 1994, Aishwarya Rai qui l'interprète), mais elle est surtout vive, intelligente, indépendante.


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Après Lalita vient Maya Bakshi (Mary Bennet dans le roman), interprétée par Meghnaa. Mary Bennet est une jeune fille qui passe son temps dans ses livres et devant son piano, elle essaie de dire des choses intelligentes et n'hésite pas à jouer et chanter dès qu'elle le peut, bien qu'elle n'ait pas conscience de son réel niveau... Dans le film, c'est aussi un personnage à la fois drôle et aussi parfois touchant (on sent qu'elle a envie de bien faire). Voici une capture d'écran de la danse du serpent, passage mémorable et hilarant où Maya fait une démonstration devant les yeux médusés des invités !


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Enfin, la petite dernière de la famille est Lakhi Bakshi (mélange de Kitty et Lydia Bennet), interprétée par Peeya Rai Choudhuri. Elle est frivole, ne réfléchit pas beaucoup et s'habille toujours de manière un petit peu trop sexy pour de l'avis de ses parents !


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Maintenant que vous connaissez un petit mieux les quatre soeurs, retournons à l'histoire. Tout commence par le mariage d'une amie des soeurs avec un Indien qui s'est établi et a réussi à l'étranger ; et bien que ce soit un mariage arrangé, tout le monde semble très heureux, au premier rang duquel la mariée, ci-dessous avec Lalita.


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Balraj, un ami du marié, installé en Angleterre, vient au mariage avec sa soeur Kiran et son meilleur ami Darcy, un Américain. De gauche à droite : Darcy (interprété par Martin Henderson), Kiran (interprétée par Indira Varma) et Balraj (interprété par Naveen Andrews).


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Si Balraj (le Mr Bingley de Jane Austen) est un jeune homme souriant et agréable, il n'en est pas vraiment de même pour sa soeur Kiran qui a tendance à tout critiquer, ou son ami Darcy qui a vraiment du mal à s'adapter...


Mais trêve de discussions ...


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.... car c'est l'heure de danser !!!


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Au cours de la soirée, Jaya et Balraj (Jane et Mr Bingley) vont faire connaissance, commencer à s'apprécier et danser admirablement ensemble... Mais ce n'est pas la même chose pour Lalita et Darcy (au second plan !)


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D'ailleurs, si Darcy a du mal à danser, il a aussi du mal à s'exprimer ! Première discussion avec Lalita, et premier accrochage !


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Sans parler de leur mère, Mrs Bakshi (interprétée par Anupam Kher) qui pousse elle aussi la chansonnette, au grand damn de son époux (interprété par Nadira Babbar), un peu gêné (eh oui, ça ne se fait pas, ces choses là !)


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Heuresement pour Lalita, la soirée ne se réduit pas à l'orgueilleux et désagréable (bien que riche et séduisant) monsieur Darcy, car sa meilleure amie, Chandra Lambra (interprétée par Sonali Kulkarni) est là.


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Le mariage, c'est aussi plusieurs jours de cérémonies, mais aussi de balade dans la ville pour les amies qui vont se séparer (et l'occasion d'un tour de chant très coloré).


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Mais où en étions-nous ? Ah oui, Balraj et Jaya tombent amoureux l'un de l'autre, et Balraj invite Jaya et Lalita à passer un peu de temps avec eux ("eux" incluant sa soeur et Darcy), car ils vont visiter un hôtel plus loin dans la région (j'ai omis de préciser que Darcy était dans le hotel business).


Tandis que Kiran essaie désespérement de provoquer une nouvelle vive discussion (pour ne pas dire dispute) entre Darcy et Lalita ...


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... Lalita essaie de bouquiner (oui, oui, regardez bien, c'est l'intégrale des oeuvres de Jane Austen !!!!!!!!!!)


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C'est alors que... badaboum... Lalita rencontre le séducteur Johnny Wickham (interprété par Daniel Gillies), pas très apprécié de Darcy visiblement. Raison de plus pour le fréquenter ?


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Ces quelques jours de vacances touchent à leur fin, et Lalita rentre chez elle. Peu de temps après, c'est l'arrivée du cousin qui est parti s'installer aux USA et qui revient (chercher une épouse). Ce cousin (interprété par Nitin Ganatra), c'est Kohli, ou Mr Collins chez Jane Austen. Et c'est un personnage totalement ridicule et très drôle (l'acteur fait un boulot fantastique, il ne se prend pas au sérieux, en fait des tonnes, et ça fonctionne à fond !!!)


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D'ailleurs, la présence de Kohli va lancer les quatre soeurs dans une soirée pyjama/chanson/danse (eh oui, n'oublions pas que c'est aussi un peu une comédie musicale, ce film !)


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Il faut que je m'arrête là avant de vous spoiler. Car si vous ne connaissez pas l'histoire, c'est à partir de là que tout se joue !!!


Encore quelques personnages à vous montrer avant de vous laisser... Enfin personnages, je vais commencer par un lieu : la demeure de Pemberley se transforme dans cette version en un hôtel américain de grand luxe...


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... où l'on rencontre Georgiana, la petite soeur adorée de Darcy (interprétée par Alexis Bledel)...


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... ainsi que Mrs Darcy (personnage inspiré de Lady Catherine) (interprétée par Marsha Mason), bien peu sympathique !


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Vous l'aurez compris, j'adore ce film ! Non, ce n'est pas un grand film, mais c'est un film joyeux, positif (à mes yeux), avec des morceaux de musique et de danse entraînants...


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Un ensemble coloré (trèèèèès coloré !!!!)...


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... qui ne manque pas de mettre de bonne humeur !!!


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Mais si, mais, de bonne humeur ! Regardez, même Darcy et Kiran qui ne sont pas des modèles d'enthousiasme (ou tout du moins dans une certaine partie du film) sont d'accord avec moi !


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Sur ce, il se fait tard... Bonne nuit !

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 14:33

Je suis allée voir lundi 24 mai l’exposition « Turner et ses peintres » (c’était d’ailleurs le dernier jour de l’exposition aux Galeries du Grand Palais à Paris - exposition ayant commencé à la Tate Britain et se dirigeant pour une dernière étape au Prado). Et j’ai beaucoup aimé ! Cette exposition était intelligemment organisée et passionnante.

 

Expo Turner affiche


Joseph Mallord William Turner (1775-1851) est un des peintres les plus connus de Grande-Bretagne. Il est souvent présenté comme un précurseur de l’impressionnisme. Peut-être avez-vous eu la chance de voir un certain nombre de ses toiles à la Tate Gallery de Londres ?

 

Cette exposition nous permet de découvrir l’ensemble de l’œuvre de ce peintre, de ses premiers pas à la construction de son identité d’artiste et de son style, jusqu’à l’explosion de couleurs qui sont aujourd’hui les tableaux les plus connus, et qui annoncent l’impressionnisme et même l’abstraction. Elle établit également un véritable dialogue entre les oeuvres de Turner, et celles à partir desquelles il a travaillé. Car contrairement à ce que j'ai pu entendre de certains visiteurs, non, Turner n'était pas "qu'un copieur" !!! En effet, comme le disait notamment Reynolds en 1781 concernant la peinture hollandaise en particulier : "Les peintres doivent aller à la peinture hollandaise pour apprendre l'art de peindre comme ils vont au lycée apprendre une langue étrangère". A l'époque, les peintres en devenir apprennent leur art en étudiant les grands maîtres.

Ainsi, l'exposition mettait côte à côte le tableau de Turner et son modèle, le tableau de l'hollandais Willem van de Velde Le Jeune


Une tempête qui se lève, Willem van de Velde, 1672

Van de Velde


Bateaux hollandais dans la tempête, Turner, 1801

bateaux hollandais dans la tempête


C'est vraiment fascinant de voir comment Turner s'approprie le thème et développe ses propres couleurs, son propre rendu de la lumière.


En parlant de lumière, un des tableaux du début de l'exposition qui m'a particulièrement marqué est celui-ci


Clair de lune, étude à Millbank, Turner, 1797

Clair de lune, étude à Millbank



Pour reprendre le fil de l'exposition, on y découvre l'importance de Claude Gellée (1600-1682), dit Le Lorrain, pour Turner. C'est son principal modèle, un artiste qu'il admire énormément.



Le débarquement de Cléopâtre à Tarse, Claude Lorrain, 1642

Lorrain, port de mer au soleil couchant


Le déclin de l'empire carthaginois, Turner, 1817

turner, le déclin de l'empire carthaginois



Turner aime particulièrement les paysages. Il effectuera plusieurs voyages au cours desquels il ne se départira pas d'un carnet de croquis, dans lequel il dessinera non seulement des esquisses des paysages qui l'inspirent, mais également des aquarelles.


Parmi les peintres qu'admire Turner, Venise est, en Angleterre à cette époque, étroitement associée à Canaletto. Là encore, Turner réinvente une incroyable palette de couleurs et de lumières.



Le bassin de san Marco, Canaletto, années 1730

canaletto, venise


Le Pont des soupirs, le Palais des Doges et la Douane, Venise: Canaletto peignant, Turner, 1833

pont des soupirs

 

 

Turner pousse de plus en plus loin ses recherches sur la lumière et la couleur, et va jusqu'à en déconcerter plus d'un, face à cette rupture avec la tradition. Ce sont ses tableaux les plus connus... Superbes...

 

La plage de Calais, à marée basse, Turner, 1830

la plage de calais

Tempête de neige, Turner, 1842

tempête de neige

 

 

En conclusion, une expo vraiment belle, et très intéressante !



Pour aller plus loin

  •   Les pages de l’exposition sur le site de la RMN : ici
  •   Carte d’identité de Turner sur le site de la RMN : ici

Je vous reconseille également Turner, l'incendie de la lumière, d'Olivier Meslay (Découvertes Gallimard) que j'ai dévoré après avoir fini cette visite !

 

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Published by Artemis - dans Expos & musées
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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 13:37

Une journée ensoleillée et 3 jours de vacances qui se profilent, rien de mieux pour me donner envie de sortir mon appareil photo, et de faire du tri sur mes dossiers photos récents de mon ordinateur !


Voici le résultat ! Quelques photos de printemps ...

 

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3 tulipes

 

tulipe rouge

 

tulipe rose

 

plantes et gouttes d'eau

 

goutte d'eau 2

 

Et voici, à quelques semaines d'écart (environ 3 semaines), l'évolution d'un bourgeon de pommier !

bourgeon pommier

(fin mars 2010)

 

branche pommier

(aujourd'hui)

 

fleur de pommier

 

 

crocus

(crocus, fin mars)

 


feuille rosier

bébé fleur

 

 

Bonne journée !

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 19:16

Marquant, dérangeant, touchant, Precious, de Lee Daniels, est un film adapté du roman "Push" de Sapphire (je ne connais pas du tout).


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Voici également l'affiche américaine du film. Il est très intéressant, je trouve, de comparer l'affiche française (ci-dessus) et l'affiche américaine, car elles mettent en avant des aspects très différents du film.

affiche US
C'est l'histoire de Precious, une jeune fille de 16 ans, Black, obèse, analphabète.

precious marche

 

Déjà mère d'une petite fille, elle est à nouveau enceinte ... de son père, apprend-on très vite. Car Precious est victime d'inceste. Violée par son père, maltraitée par sa mère qui la garde auprès d'elle uniquement pour percevoir les allocations, Precious subit chaque jour la violence physique mais aussi psychologique de la part de sa mère : toujours rabaissée, avec des objets volant très régulièrement autour de sa tête.


mère de precious-copie-1
Seul moyen pour Precious de se révolter dans cet univers familial lourd où sa fille trisomique est élevée par sa grand-mère en dehors du domicile familial, et où sa mère lui reproche de lui avoir volé son boyfriend : l'école.

precious et mango

 

Après avoir été renvoyée de l'école de son quartier, sa directrice lui reconseille une école "alternative".


precious, arrivée nouvelle école

 

C'est le début et la promesse d'une vie meilleure. Là, elle va rencontrer d'autres filles comme elle, blessées par la vie, ne sachant pas lire, et surtout une extraordinaire enseignante, qui va lui permettre de s'en sortir.

 

precious,prof au musée

 

Si vous m'avez lu jusque là, vous pourriez vous dire : oh là là, mais je n'ai aucune envie d'aller voir un film qui semble si noir, glauque, déprimant... Détrompez-vous ! Car à aucun moment ce film ne tombe dans le pathos. C'est un film plein d'espoir, sur la volonté et le courage d'une jeune fille, sur son parcours, sa lente remontée vers l'espoir...

 

amies de Precious

 

Le moment qui m'a le plus touché, par exemple, est celui où Précious (re)découvre la lecture, et, comme une enfant de CP, annone le titre d'un livre "A day at the beach" (qu'elle lit d'ailleurs "A day at the shore").


precious et sa prof


Les personnages sont magnifiquement incarnés par les acteurs, au premier rang desquels Gabourey Sidibe dans le rôle de Precious

 

precious et bébé

 

A citer aussi Mo'Nique impressionnante dans le rôle de la terrifiante mère de Precious, Paula Patton dans le rôle de la prof toute en douceur et en force de caractère, mais aussi Lenny Kravitz en sage-femme...


precious et infirmier

... ou Mariah Carey en assistante sociale.

 

assistante sociale et precious

 

Le film a reçu trois prix au Festival de Sundance: Grand Jury Prize: U.S. Dramatic, the Audience Award presented by Honda: U.S. Dramatic, et A Special Jury Prize for Acting.  

 

En conclusion, un film certes dur, mais une magnifique leçon de vie et de volonté que je vous reconseille vivement.

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Published by Artemis - dans Au ciné...
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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 10:26

Toujours pas de théâtre ce mois-ci... Un petit mois, mais avec tout de même le Salon du Livre de Paris, où j'ai découvert 2 BD superbes (je vous en reparlerai, promis promis car j'ai de magnifiques dédicaces à partager avec vous !!!)

 

Livres
Le coeur et la raison, Jane Austen

Comment se débarrasser d'un vampire amoureux, Beth Fantaskey

The thirteenth tale, Diane Setterfield

La sixième, Susie Morgenstern

Baby sitter blues, Marie-Aude Murail

Au cinéma
An education, de Lone Scherfig

The Ghost writer, de Roman Polanski

DVD
Azur et Asmar, de Michel Ocelot

 

Expo

Les enfants modèles, au Musée de l'Orangerie (Paris)

Le Louvre (pas d'expo particulière, je me suis baladée au niveau des sculptures)

La lanterne magique, Musée de la Cinémathèque (Paris)

 

 

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Published by Artemis - dans Bla bla bla
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:26
Azur et Asmar est un petit bijou. Film d'animation de Michel Ocelot (à qui on doit également le génial Kirikou), ce long métrage sorti au cinéma en 2006 a été un coup de coeur : poésie des images, de l'histoire, du texte, à moitié en français et à moitié en arabe (car l'histoire, comme je vais vous la présenter dans un instant, se déroule entre les deux pays).

affiche azur et asmar
Dans ce qu'on imagine être un France de conte médiéval, Azur, un bébé de seigneur, est élevé par une nourrice orientale, qui a également un fils, Asmar.

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Les deux enfants sont élevés de la même manière, ils jouent et vivent ensemble comme des frères...

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Mais cela ne convient pas au tyrannique père d'Asmar qui chasse Jenane, la nourrice d'Azur et son fils Asmar, tandis qu'il envoie Azur étudier en ville.

Les années passent et Azur devient un jeune homme. Son objectif : aller délivrer la fée des djinns ; c'était ce que sa nourrice lui racontait lorsqu'il était enfant... Il embarque sur un bateau. Mais pris dans une tempête, il est emporté par la mer et échoue sur un rivage inconnu. Sans le savoir, il est arrivé à destination ! Mais les habitants du pays de sa nourrice voient dans ses beaux yeux bleus le mauvais sort...

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Il décide de devenir aveugle. Il rencontre Crapoux, personnage amusant malgré ses nombreux préjugés, qui va devenir son compagnon de voyage...

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Ils se dirigent alors vers la ville...

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Ce pays est caractérisé par un festival de couleurs et de parfums absolument fantastique...

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Et complètement par hasard, il retrouve celle qui était sa mère de lait, sa nourrice Jenane.

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Dans son pays natal, elle est respectée et honorée comme la veuve d'un riche marchand.

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Immédiatement, elle invite ce fils adoptif aux yeux bleus chez elle
.

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Azur retrouve là bas son frère de lait, Asmar, qui lui aussi est à la recherche de la fée des Djinns.

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Et c'est le début des aventures pour les deux frères !


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Dessins stylisés, couleurs incroyables, le film est d'une grande qualité technique. Mais surtout il est une magnifique fable sur la tolérance, la différence, l'amitié, le courage.

A voir absolument !
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 21:45
Comme un roman n'est pas un roman, mais un livre absolument passionnant sur la lecture, la découverte de la lecture, l'envie de lire, mais aussi le droit de ne pas avoir envie de lire, le droit de ne pas aimer...

comme un roman

Je ne sais pas comment vous parler de ce livre, car je pense qu'il résonne différemment pour chacun. Alors voici des extraits pour, j'espère, vous mettre l'eau à la bouche 

Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il aime partager avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »…
(I, 1)


Ce livre parle de l'apprentissage de la lecture, de la révélation que c'est pour un enfant !
Il nous raconte aussi comment la lecture fait partie de nous dès notre petite enfance, avec nos parents qui, chaque soir, nous racontaient une histoire. Moment magique !

Quels pédagogues nous étions, quand nous n’avions pas le souci de la pédagogie !
(I, 5)


D'ailleurs, voici un beau passage sur la lecture du soir

A y repenser en ce début d’insomnie, ce rituel de la lecture, chaque soir, au pied de son lit, quand il était petit – heure fixe et gestes immuables – tenait un peu de la prière.
[…]
Oui, l’histoire lue chaque soir remplissait la plus belle fonction de la prière, la plus désintéressée, la moins spéculative, et qui ne concerne que les hommes : le pardon des offenses. On n’y confessait aucune faute, on n’y cherchait pas à s’octroyer une portion d’éternité, c’était un moment de communion, entre nous, l’absolution du texte, un retour vers le seul paradis qui vaille : l’intimité. Sans le savoir, nous découvrions une des fonctions essentielles du conte, et, plus vastement de l’art en général, qui est d’imposer une trêve au combat des hommes.
L’amour y gagnait une peau neuve.
C’était gratuit.
(I, 11)

Un livre, c’est un objet contondant et c’est un bloc d’éternité. C’est la matérialisation de l’ennui. C’est le livre. « Le livre ».
(I, 6)


Mais le livre peut être aussi objet d'étude, à l'école, et assimilé à un pavé imbuvable par des enfants qui ont perdu l'envie de lire, qui n'ont pas (re)découvert le plaisir de la lecture ...

Les enfants n'aiment plus lire, dit la société. Alors bien sûr, il faut trouver des coupables !

La faute à la télé ?
Le vingtième siècle trop « visuel » ? Le dix-neuvième trop descriptif ? Et pourquoi pas le dix-huitième trop rationnel, le dix-septième trop classique, le seizième trop renaissance, Pouchkine trop russe et Sophocle trop mort ?
(I, 13)


Et pourtant, il suffit parfois d'un professeur passionné pour redonner envie de lire... Le passage racontant les cours de Georges Perros est incroyable. Ses cours devaient être incroyables. En finissant ce chapitre, je n'avais qu'une envie, découvrir les livres dont il parlait !

Voici aussi un passage qui nous concerne, nous autres qui aimont offrir et recevoir des livres :

Aimer c’est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons. Et ces partages peuplent l’invisible citadelle de notre liberté. Nous sommes habités de livres et d’amis.
Quand un être cher nous donne un livre à lire, c’est lui que nous cherchons d’abord dans les lignes, ses goûts, les raisons qui l’ont poussé à nous flanquer ce bouquin entre les mains, les signes d’une fraternité. Puis, le texte nous emporte et nous oublions celui qui nous y a plongé […].
(II, 35)


Un autre passage qui parlera probablement à certains d'entre vous !(en tout cas, moi qui ai dû passer par là au cours de mes études, j'ai beaucoup aimé cet extrait !!!)

Parmi ceux « qui ne lisent pas », les mieux avisés sauront apprendre, comme nous, à parler autour : ils excelleront dans l’art inflationniste du commentaire (je lis dix lignes, je ponds dix pages), la pratique jivaro de la fiche (je parcours 400 pages, je les réduis à cinq), la pêche à la citation judicieuse (dans ces précis de culture congelée disponibles chez tous les marchands de réussite), ils sauront manier le scalpel de l’analyse linéaire et deviendront experts dans le savant cabotage entre les « morceaux choisis », qui mène sûrement au baccalauréat, à la licence, voire à la l’agrégation… mais pas nécessairement à l’amour du livre.
(40)


Finalement la lecture, n'est-ce pas comme l'amour ?

Le temps de lire est toujours du temps volé. (Tout comme le temps d’écrire, d’ailleurs, ou le temps d’aimer.)
Volé à quoi ?
Disons, au devoir de vivre.
[…]
La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est, comme l’amour, une manière d’être.
(49)



Alors, que doit-on retenir ?

Les droits imprescriptibles du lecteur

1. le droit de ne pas lire

2. le droit de sauter des pages

3. le droit de ne pas finir un livre

4. le droit de relire

5. le droit de lire n’importe quoi

6. le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

7. le droit de lire n’importe où

8. le droit de grapiller

9. le droit de lire à haute voix

10. le droit de nous taire



Un livre amusant, sérieux, touchant, donnant surtout une énorme envie de lire, et de lire "à sa manière" ! Incontournable !

Bravo monsieur Pennac !
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Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 14:50
Quelle honte ! Voici un mois que je n'ai pas fait vivre mon blog...

Pour ne pas le laisser à l'abandon, voici mon bilan culturel de février. Si je n'ai pas du tout écrit, au moins j'ai essayé de lire un peu...

Livres
Le Fantôme de Manhattan, Frederick Forsyth (dont la postface m'a exaspérée)
Sherlock Holmes et le fantôme de l'opéra, Nicholas Meyer
Le temps de l'innocence, Edith Wharton
L'attrape-coeur, Salinger
Comme un roman, Daniel Pennac (probablement l'un des prochains billets de ce blog, un livre génial qui donne envie de lire !!!)
Carmilla, Sheridan Le Fanu
Le château des Carpathes, Jules Verne
Un soupçon légitime, Zweig

Au cinéma
Sherlock Holmes, de Guy Ritchie
In the air, de Jason Reitman
Océans, de Jacques Perrin

DVD
Truman Capote, avec l'incroyable Philip Seymour Hoffman
Robin Hood, BBC, saison 1
The age of innocence, de Martin Scorsese


Finalement, je n'ai pas encore trouvé l'équilibre juste entre vie professionnelle et vie culturelle... Mais je vais travailler dessus !!! Car il est hors de question de j'abandonne mon blog ainsi plus longtemps ! J'ai envie de passer du temps à partager et discuter avec vous de mes derniers coups de coeur ou déceptions !!!

A bientôt j'espère...

gauche-400-JE.JPGMontage d'extraits de Jane Eyre, BBC 2006
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 21:57
Ne trouvant pas le temps dont j'ai besoin pour écrire comme je le souhaiterais, j'ai pris un retard incroyable dans les billets de livres, films et expos que je voulais partager avec vous...

Alors pour faire une petite synthèse, voici mon bilan culturel de janvier !


vlcsnap-2009-12-09-23h07m14s141b.png
Livres
A scandal in Bohemia (Sherlock Holmes), Arthur Conan Doyle
Les orangers de Versailles, Anne Pietri
A la poursuite des slans, van Vogt
De Sang Froid, Truman Capote
Aggie change de vie, Malika Ferdjoukh
Le joueur d'échecs, Zweig
Knock, Jules Romain
Le prince d'ébène, Michel Honaker
Orgueil et préjugés, Jane Austen (relecture !!!)


Sorties au théâtre
Comédie musicale : Dirty Dancing, Londres
Théâtre : The Priory, de Michael Wyne, Londres

Expositions
Titien, Tintoret, Véronèse : rivalités à Venise, Musée du Louvre
Renoir au XXe siècle, Galeries Nationales
Tiffany, couleurs et lumière, Musée du Luxembourg

Au cinéma
Bright Star, de Jane Campion
Agora, d'
Alejandro Amenábar
Pas si simple, de Nancy Meyers
Invictus, de Clint Eastwood

DVD
Dirty Dancing (le film)
Lost in Austen
The Vicar of Dibley
(les 2 derniers épisodes de la série)
State of Play (BBC)
Spooks, saison 5
The Adventures of Sherlock Holmes (série de la Granada, avec l'inégalable Jeremy Brett)


Finalement, j'ai eu un mois de janvier assez rempli !!!

vlcsnap-2009-12-09-22h32m27s254.pngLes images sont tirées de "Sense & Sensibility" (BBC, 2008)
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 22:41
Un film dont je suis sortie le sourire aux lèvres, et avec une sensation d'optimisme et de légèreté... Un Clint Eastwood efficace.

invictus affiche

Année 1994, Afrique du Sud. Nelson Mandela (impressionnant Morgan Freeman) devient le premier président noir d'Afrique du Sud. Après des dizaines d'années d'apartheid, de ségrégation raciale, de violences, la tâche est immense pour réunir ce pays divisé, tendu.

invictus-6.jpg
Alors que Mandela s'installe au palais présidentiel, le personnel blanc se prépare à partir. En effet, pour eux, la situation est simple : après les blancs, les noirs prennent la tête du pays. Mandela lui-même a passé 27 ans en prison (libéré en 1990), et ils n'attendent rien de plus de sa part qu'un comportement similaire (c'est ce que j'ai ressenti dans la réaction des personnages dans le film). Mais Mandela a un autre destin en tête pour son pays : le réunir. En refaire une seule nation. Ainsi son service de sécurité sera à l'image de la nation qu'il désire : son service de sécurité personnel (des noirs) et l'ancien service de la présidence (des blancs) seront collègues. Et ce n'est pas si évident, au début ! Car la méfiance est de clé. Comment accepter ces hommes qui, il y a quelques mois, étaient encore à les arrêter et les jeter en prison ? Et de l'autre côté, comment faire confiance à ces hommes, n'ont-ils pas soif de vengeance ?
Mais la volonté de changement du président est la plus forte.

invictus-5.jpg
Et il sent bien que pour réunir le peuple, il faut un symbole fort. Son choix va se porter sur le sport. En effet, en 1995, l'Afrique du Sud accueille la coupe du monde de rugby. Son ambition : la gagner ! Mais ce n'est pas si simple ! D'un côté, la division entre populations noire et blanche trouve son illustration directe dans le sport : pour faire simple, les noirs font du foot, les blancs du rugby.
Et d'un autre côté, l'équipe nationale se fait surtout connaître par ses échecs successifs ! Alors il faut se mettre au travail ...

invictus 4
Car si les statistiques les donnent perdants, ce n'est pas encore fait ! Avec travail, volonté, esprit d'équipe, Mandela est convaincu que les choses peuvent bouger. Pour l'aider dans sa tâche, la motivation et la volonté du capitaine de l'équipe (Matt Damon) sera un pilier.

invictus-3.jpg

Je me suis prise complètement au jeu de ce film. Je ne connais rien au rugby, je ne regarde jamais les matchs à la télévision, et pourtant, j'ai été prise par la ferveur, l'enthousiasme qui se dégagent de ce film et des scènes de sport.

invictus3
Sans parler du "personnage" de Nelson Mandela, auquel Morgan Freeman donne vie de manière absolument incroyable !

invictus 1

Invictus est un beau film sur la tolérance et l'égalité entre les hommes. C'est un film positif (et qu'est-ce que ça fait du bien en ce moment !!!) qui choisit de montrer que, malgré les difficultés, ces élans de fraternité et de solidarité qu'offre le sport sont possibles. Alors évidemment, on se doute bien que tout n'est pas rose, et certains critiqueront peut être le fait que le réalisateur ne s'attarde pas sur la situation politique et sociale de l'époque. Mais je trouve que ce sont de mauvais arguments. Et en plus de la qualité de la réalisation et des acteurs formidables, j'ai trouvé que la musique portait le film du début à la fin.

invictus-7.jpg

Finalement, une question que vous pouvez légitimement vous poser : Invictus ? pourquoi ?

"Invictus" est le titre d'un poème de William Ernest Henley, écrit en 1875. Le poème préféré de Nelson Mandela. Le voici


Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,

I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.

Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.


Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,

And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.


It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,

I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
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