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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 07:43

Rendez-vous mensuel de ce que j'ai lu et vu ! J'ai continué à profiter de mes congés pour bouquiner (ce que j'ai du mal à faire depuis que j'ai repris le travail !). Et j'ai eu de gros coups de coeur cet été !!!

 

Monet---La-liseuse-copie-1.jpgMonet, La liseuse (1872)

 

Livres

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Millenium tome 2, Stieg Larsson

La reine dans le palais des courants d'air, Millenium tome 3, Stieg Larsson

Avril enchanté, Elizabeth von Arnim

Cette sacrée vertu, Winifred Watson

Cosmétique de l'ennemi, Amélie Nothomb

Jane Eyre, Charlotte Brontë (relecture de mon roman préféré et adoré !)

Miss Charity, Marie-Aude Murail (découverte et gros coup de coeur)

Sarn, Mary Webb (coup de coeur, d'une beauté incroyable)

L'Enfant des Ombres, Moka

Malo de Lange, fils de voleur, Marie-Aude Murail

 

Cinéma

Crime d'amour, Alain Corneau

Millenium 2, Daniel Alfredson

Millenium 3, Daniel Alfredson

 

TV

Sherlock, BBC 2010

Castle (saison 2 en cours sur Fr2)

True Blood (saison 3 en cours)

NCIS (saison 7 qui recommence !)

 

DVD

April enchanted, Mike Newell

Avatar, James Cameron

Gosford Park, Robert Altman

 

Bonne rentrée !!!

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 12:25

Minuit-Cinq est un roman pour enfants écrit par Malika Ferdjoukh. C'est un coup de coeur que j'ai eu en lisant ce joli conte de Noël aux personnages très attachants.

 

Minuit-Cinq.gif

 

Le roman commence sur ces mots qui nous plongent immédiatementdans l'atmosphère du livre:

 

Pas d'étoiles au-dessus du pont de pierre ce soir-là. Non pas une seule... Mais un vent fou furieux ! Et glacial ! Et qui avait tranché d'un coup de hache la moitié de la lune !

 

C'est dans cet environnement hivernal que l'on rencontre nos trois héros :

 

Il était Minuit-Cinq pour tout le monde, y compris pour lui-même car il avait oublié son vrai prénom qui était Antonin.
Minuit-Cinq avait dix ans, une idée toutes les sept minutes, une petite soeur, et il ne se lavait jamais sauf si un orage d'été le prenait de vitesse.

 

Minuit-Cinq, Bretelle, sa petite soeur, et Emil, leur ami, sont des enfants de la rue. Mais que font-ils dehors par ce temps si sévère ? Ils sont à la recherche du collier perdu (ou bien peut-être volé ?) de Daniela Danilova, princesse de son état, qui offre une magnifique récompense à qui retrouvera son bijou. 

 

C'est ainsi que se retrouvent à arpenter les rues Minuit-Cinq (surnom dû au tatouage en forme de cadran qu'il a depuis qu'il est bébé), Bretelle et sa collection de boutons qu'elle dissimule dans son ourlet...

 

Essayez d'expliquer à un garçon la beauté d'un bouton de nacre ! La musique d'un bouton en étain ! Quant au bonbon rose et vert... Encore moins possible d'en parler !

 

... et le troisième de la bande, Emil, dompteur de rats ... pardon ! de souris française.

 

Emil portait un haut-de-forme en accordéon où mille poux et quinze souris auraient pu habiter. Les poux y étaient mais, des souris, il n'y en avait que trois (les temps étaient durs). Des françaises, assurait Emil qui les avait baptisées en conséquence Froufrou, Nana et Zizi.

 

C'est alors que Bretelle aperçoit un homme avec un manteau aux superbes boutons...

 

 

J'ai vraiment adoré ce petit roman : les personnages sont très attachants, le style délicieux à lire, avec une touche d'humour. Je vous le conseille !

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 11:55

Après avoir visité l'aven d'Orgnac (voir billet précédent), nous avons repris la voiture pour suivre la Route Touristique des Gorges de l'Ardèche.

 

Ardèche 1

 

Première surprise, le nombre de voitures !!! On se serait cru à peu de choses près sur le périphérique parisien à l'heure de pointe !!! En effet, l'entrée des Gorges de l'Ardèche, à la belle saison, est très fréquentée : plage et descente des gorges en canoë ou kayak. J'avoue que tant de monde me fait plutôt fuir ... !

 

Ardèche 2

 

Voici donc le premier arrêt à ce qui est considéré comme l'entrée des Gorges de l'Ardèche, à savoir le Pont d'Arc, formation bien évidemment naturelle : c'est une arche calcaire de 60 mètres de haut. Le voici vu de l'autre côté (je me suis battue avec la luminosité pendant tout ce voyage, ce qui fait que les couleurs ne sont pas ce que je voudrais...):

 

Ardèche 3

 

Cette route touristique (heureusement moins fréquentée une fois qu'on a passé les zones de baignade et de plage) a été aménagée avec nombre de belvédères permettant de s'arrêter et admirer les vues s'offrant au regard...

 

Ardèche 4

 

La route touristique des Gorges de l'Ardèche fait une trentaine de kilomètres entre Vallon-Pont-d'Arc et Saint-Martin-d'Ardèche.

 

Ardèche 5

 

Cette route circule en pleine garrigue, avec des paysages sauvages et arides.

 

Ardèche 6

 

Une des formations naturelles les plus marquantes de cette balade est le cirque de la Madeleine...

 

Ardèche 7

 

... dont voici une photo zoomée sur la forme du cirque en lui-même, en forme de fer à cheval :

 

Ardèche 8

 

Cette route nous conduit ainsi en pleine nature, où on a l'impression de se perdre, de ne savoir combien de temps encore nous allons serpenter au milieu de ces paysages

 

Ardèche 9

 

... jusqu'au moment où l'on voit la sortie des Gorges apparaître !

 

Ardèche 10

 

Dépaysement garanti pour la citadine que je suis !

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 15:07

J'ai décidé de partager avec vous les quelques balades que j'ai faites pendant mes vacances. Je risque de ne pas être très régulière, puisque dès demain je n'aurai plus internet (mais j'essaierai de préparer consciencieusement mes billets pendant ce temps là !!!). L'idée est surtout de partager avec vous les photos que j'ai prises.

 

Direction Orgnac l'Aven (indiqué par le point rouge sur la carte), en Ardèche, pour la première balade.

 

carte orgnacMerci Google Maps !

 

Tout d'abord, vous pourriez me demander : mais un aven, qu'est-ce que c'est ?

Là, je vais voir mon ami Wiki qui résume très bien la chose :

Un aven (de l'occitan avenc prononcé généralement avén/ovén) est un gouffre caractéristique des régions karstiques, le plus souvent formé par l'effondrement de la voûte d'une cavité karstique (ou grotte) dû à la dissolution des couches calcaires.

Un aven est une cavité dont l'accès s'ouvre dans le sol et qui présente sur tout ou partie de son développement la forme d'un puits vertical ou sub-vertical, ce qui la rend difficilement accessible sans matériel spécifique. Les dimensions de l'ouverture en surface de ces cavités béantes sont très variables : de quelques décimètres jusqu'à deux cents mètres, de même la profondeur peut être impressionnante.


Comme le guide nous l'a expliqué, la différence entre une grotte et un aven, c'est que la grotte a une ouverture directe au niveau du sol, alors que l'aven a une ouverture dans le sol (pour faire simple, un trou !!!).

 

Mais laissez moi vous montrer cela en images ...

 

aven 1917 v2

 

Nous voici donc à l'intérieur de cet aven, après avoir descendu un long escalier  (220 marches)... Ce que j'ai entouré sur la photo ci-dessus, c'est un mannequin à taille humaine qui descend par une échelle par l'entrée naturelle de cet aven. Vous comprenez peut être ainsi mieux ce que j'appelais "un trou" !

 

aven 1919


Pour faire un petit historique, cet aven a été inventé (c'est-à-dire découvert) par Robert de Joly en 1935. Peut-être avez-vous l'habitude de la spéléologie, mais pour moi qui n'y connais rien, je suis très impressionnée ! Imaginez vous cet homme qui descend par une petite échelle dans ce trou noir pour la première fois...

Quelques chiffres vous donneront la mesure de cet aven : la hauteur de cette salle (la visite grand public s'étend sur 3 salles, la première étant celle-ci avec l'ouverture naturelle) est de 30 mètres ! Ce dont vous aurez du mal à vous rendre compte sur les photos, c'est que cette salle est longue de 125 mètres et large de 90 mètres !

 

aven 1936

 

Il fait très sombre dans l'aven (d'où la faible qualité des photos !) et la température y est d'environ 12°C (pour vous donner une petite idée, dehors il faisait une bonne trentaine de degrés ! alors manteau obligatoire ! mais j'ai trouvé que c'était plutôt agréable comme fraîcheur ...).

 

aven 1954

 

C'est l'heure de la première minute scientifique de ce billet. Je cite ici le site web de l'aven d'Orgnac :

 

Il y a environ 6 millions d'années, la partie profonde de la grotte était occupée par une rivière souterraine qui a creusé une galerie dans la roche calcaire. Le dernier arrêt de la visite permettra d'admirer cette galerie originelle. Si l'eau peut creuser de tels volumes souterrains c'est parce que le calcaire est légèrement soluble dans l'eau. Les eaux de pluie, enrichies en gaz carbonique par leur passage dans les sols, deviennent corrosives et élargissent les nombreuses fissures, pour la plupart invisibles, qui affectent la roche.
La forme des stalagmites est parfois à l'origine de leur nom : les " piles d'assiettes ". On ne les trouve que sous les plafonds les plus hauts car leur forme est liée à l'écrasement des gouttes sur le sommet de la stalagmite. Si les gouttes tombent de moins haut, leur vitesse est moindre et les stalagmites ont des formes différentes : ce sont les " cierges " d'une grande finesse.

 

aven 1965

 

J'ai vraiment apprécié cette excursion, que j'ai trouvé très dépaysante. La nature fait vraiment des choses incroyables... Certes, il fait très sombre, mais les lumières installées nous permettait de prendre mesure de l'immensité de la cavité et de la diversité des formes qui s'y trouvaient, par exemple (ci-dessous) ce qui est nommé le "buffet d'orgues", un ensemble stupéfiant de stalagmites. Au centre vous apercevez (difficilement, je vous l'accorde) une urne : il s'agit de l'urne funéraire de l'inventeur de l'aven d'Orgnac, Robert de Joly.

 

aven 1969

 

La visite continue donc sur deux autres salles (vous pouvez voir ci-dessous les escaliers qui s'enfoncent plus profondément...). En effet, si la première salle est à 55 mètres sous terre, on descend dans la troisième jusqu'à 120 mètres !

 

aven 1991

 

Permettez moi une seconde minute scientifique (toujours tirée du site web officiel)

Si les gouttes d'eau restent suffisamment longtemps au plafond avant de tomber, elles y déposent du calcaire et forment des stalactites. Si elles ruissellent sur une paroi inclinée, elles déposent des filets de calcaires qui s'empilent pour former des draperies. Certaines sont translucides car elles sont très fines. La calcite qui forme les draperies est naturellement blanche et transparente. Les teintes, de l'ocre au brun, sont dues à des argiles, des oxydes de fer et de la matière organique que l'eau a rencontré et déplacé lors de son infiltration à travers la masse calcaire.

 

Voici un exemple de draperies... Impressionnant, n'est-ce pas ?

 

aven 2054

 

Les matières et les formes sont aussi remarquables et très différentes :

 

aven 1926

 

aven 1976


aven 2014

 

Puis après cette visite d'une heure, nous sommes remontés (avec un ascenceur ^^) à la surface ... et à la chaleur !

 


 


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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:39

La Belle et la Bête de Jean Cocteau est un véritable chef d'œuvre de poésie et de magie. C'est tout simplement mon film préféré.

affiche belle bete cocteau

 

Ce film de 1946, avec Jean Marais et Josette Day dans les rôles titres, est tiré du conte du même nom de Mme Leprince de Beaumont (1711-1780). Si vous souhaitez découvrir le texte, il est disponible sur Wikisource.

 

C'est sur ces mots que commence le film:

L'enfance croit ce qu'on lui raconte et ne le met pas en doute. Elle croit qu'une rose qu'on cueille peut attirer des drames dans une famille. Elle croit que les mains d'une bête humaine qui tue se mettent à fumer et que cette bête en a honte lorsqu'une jeune fille habite sa maison. Elle croit mille et une autres choses bien naïves.

C'est un peu de cette naïveté que je vous demande et, pour nous porter chance à tous, laissez moi vous dire quatre mots magiques, véritable "Sésame ouvre-toi" de l'enfance : il était une fois.....

Jean Cocteau


il était une fois

 

Belle vit avec son père, ses deux sœurs Adélaïde et Félicie (et leur chien Cabriole) et son frère Ludovic, ce dernier étant souvent avec Avenant (Jean Marais). Les deux sœurs sont assez ignobles : égoïstes, traitant leur sœur Belle comme leur servante, et s'habillant comme si elles étaient des princesses, alors que le père n'a plus le sou (ses bateaux de marchandises ne sont jamais arrivés au port, apprend-on au tout début du film)...

 

soeurs belle et cabriole

 

... tandis qu'Avenant demande à nouveau à Belle de l'épouser (qui refuse car elle veut rester avec son père)

 

belle et avenant, début

 

C'est alors que le père de Belle apprend qu'un de ses vaisseaux de marchandises est enfin arrivé au port. Alors qu'il s'apprête à partir, il demande à ses filles ce qu'elles souhaitent qu'il leur rapporte. Les deux sœurs terribles lui demandent bijoux, parures et autres objets luxueux, tandis que Belle lui dit simplement :

Mon père, rapportez-moi une rose, car il n'en vient pas ici.

 

Arrivé sur place, il découvre que les créanciers sont passés avant lui, et n'ayant plus d'argent, il est contraint de repartir chez lui, et de passer de nuit dans la forêt. Là, c'est la tempête, et alors qu'il croit s'être définitivement perdu, des branchages s'entrouvrent pour lui laisser le passage. Des mains invisibles le guident, comme par magie...

 

mains chandeliers

 

Il soupe, et s'endort là, tandis qu'autour de lui, tout semble à la fois vide et vivant ...

 

visage cheminée

 

Au petit matin, il est sur le départ lorsqu'il aperçoit des bosquets de roses. La demande de Belle lui revient en mémoire et oh moment fatal, il cueille cette rose. Surgit alors la Bête, pleine de colère:

Vous volez mes roses, qui sont ce que j'aime le mieux au monde.

 

la bete

 

Pour ce non respect de l'hospitalité dont la Bête a fait preuve, c'est la mort, à moins qu'une des filles n'accepte de prendre sa place... De retour chez lui, Belle, dont le cœur est bon, se propose de prendre sa place, et bien que son père refuse, au petit matin, elle s'éclipse discrètement et monte le Magnifique, le cheval qui la conduira au château de la Bête...

 

arrivée belle chateau

 

Elle entre alors dans un univers fantastique...

 

belle 2

 

Univers fantastique où des courants d'air passent partout, où les chandeliers s'allument seuls, où les portes et les miroirs parlent. C'est alors qu'avec effroi, elle voit la Bête pour la première fois.

 belle evanouie

 

 Mais peu à peu, elle va vaincre sa peur et apprendre à connaître cette Bête, et à "l'aimer bien"... Ses robes et parures deviennent princières là-bas.

 

belle robe

 

Mais comme dans le comte, Belle se languit de sa famille et s'inquiète particulièrement pour son père. C'est avec déchirement que la Bête accepte qu'elle revienne une semaine chez elle...

 

 

Ce film m'émerveille à chaque fois que je le vois : la poésie des dialogues, la beauté des lumières mises en valeur par ce sublime noir et blanc...

 

lumières

 

... des costumes et des décors incroyables...

 

belle robe voile

 

Mais surtout, ce qui est marquant, est cette magie à l'époque où les effets spéciaux numériques n'existaient pas sont fantastiques, et le personnage de cette Bête est remarquable ! 

 

bete fume

 

 

En conclusion, un film sublime à découvrir ou revoir !

 

fin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 12:49

Rien de nouveau sous le soleil ce mois-ci (en dehors que je suis actuellement en vacances !) J'essaie de lire régulièrement (toujours quelques problèmes de concentration), mais je n'arrive toujours pas à reprendre mon rythme de bloggeuse comme au début (mais bon, c'est normal, je ne travaillais pas encore...) et ça me manque (je vais tenter de bonnes résolutions pour la rentrée de septembre, mais les tiendrai-je ??? ^^).

Voici donc mon bilan de ce mois-ci, à cheval entre boulot et vacances ...

 

Lady-in-White-Reading--Emilie-Caroline-Mundt.jpg

Lady in White Reading, Emilie Caroline Mundt

Livres

Pauline, d'Alexandre Dumas

Beautiful Creatures (16 Lunes), de Kami Garcia et Margaret Stohl

Saint Germain ou la négociation, de Francis Walder

Les vestiges du jour, de Kazuo Ishiguro

L'Epouvantail, de Michael Connelly

Tamara Drewe, de Posy Simmonds

La première fois que j'ai eu 16 ans, de Susie Morgenstern

Le fait du prince, d'Amélie Nothomb

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Millenium 1, de Stieg Larsson

 

Ciné

Dans ses yeux, de Juan José Campanella (Oscar du meilleur film étranger)

Twilight Chapitre 3, de David Slade

Petits meurtres à l'anglaise, de Jonathan Lynn (assez jouissif !)

Tamara Drewe, de Stephen Frears (super !)

Inception, de Christopher Nolan (impressionnant)

 

DVD

La Belle et la Bête, de Jean Cocteau (mon film préféré, un chef d'oeuvre absolu !!!)

Lost in Austen, ITV 2008 (que j'aime un peu plus à chaque visionnage !)

Le Lac des Cygnes, version de la Scala de Milan, avec Svetlana Zakharova (merci Alex !)

Desperate Romantics, BBC 2008 (merci Claire !)

Vanity Fair, de Mira Nair (merci Genny !)

 

TV

Don Giovanni, sur ARTE en direct du Festival d'Aix-en-Provence (direction géniale, mise en scène beaucoup moins géniale...)

Série Castle, diffusée sur Fr2

 

Spectacles & Expositions

Ballet à l'Opéra Garnier : La Petite Danseuse de Degas (avec mon étoile préférée, Dorothée Gilbert)

Exposition temporaire au musée Jacquemart-André : De Greco à Dali, les grands maîtres espagnols

 

 

A bientôt !!!

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 11:44

Le fait du prince, d'Amélie Nothomb, est un court roman assez déconcertant publié en 2008.

le-fait-du-prince.jpg

Le texte commence ainsi :

- Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemain. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.

Ce conseil, adressé à un certain Baptiste Bordave, est le début d'une conversation en plein cocktail mondain. Assez étrange, n'est-ce pas ? Et le lendemain ...

Vers neuf heures du matin, comme je prenais une deuxième tasse de café, on sonna. A l'interphone, j'entendis la voix d'un inconnu :

- Ma voiture est en panne. Pourrais-je utiliser votre téléphone ?

Alors que cet inconnu entre chez Baptiste Bordave et compose un numéro, il s'effondre soudain. Mort. Alors qu'il est sur le point d'appeler les urgences, un doute s'insinue dans son esprit, et il se souvient alors de la conversation de la veille. Il appuie alors sur bis pour vérifier que l'homme appelait bien un garage, mais point de réponse. Il fouille dans les poches de l'inconnu et découvre que celui-ci est suédois, du nom de Olaf Sildur, habitant Versailles. Il part à la recherche de la voiture en panne et surprise, c'est une Jaguar en parfait état de marche. Mais voilà, après avoir fouillé et mis ses empreintes partout, il est trop tard pour appeler les secours, car alors comment expliquer qu'il n'a pas réagi immédiatement. Ca aurait l'air trop suspect... Et Baptiste Bordave décide de devenir Olaf Sildur. Car l'homme a les mêmes caractéristiques physiques. Alors il pourrait, lui, Baptiste B. se faire passer pour mort.

Arrivé à Versailles, il découvre que Olaf est propriétaire d'une immense villa. Il est accueilli par la femme de ce dernier, comme s'il était attendu comme un collègue d'Olaf. Baptiste B. (qui se fait maintenant appeler Olaf) ne la contredit pas.

A partir de là, Olaf s'installe dans cette villa, et passe son temps à boire du champagne en compagnie de la jeune épouse d'Olaf, à lire et à paresser.

 

Pourquoi cette attitude, pourrait-on se demander ? Pourquoi Baptiste B. ne ressent-il pas plus de doutes ou de scrupules à agir comme il le fait ? Voici ce que pense le personnage:

Je voulais vivre à grandes emjambées, m'exalter d'exister. Rien de tel que d'adopter l'identité d'un inconnu pour connaître l'ivresse du large.

Du personnage, on a quelques flashs de son enfance, comme ce passage que j'ai beaucoup apprécié (je le trouve très bien vu):

En vérité, dans les musées, mon unique centre d'intérêt était le comportement de mes parents. Et leur commentaire invariable, au retour, en voiture : "Ca fatigue, ces expositions, mais on est contents que les enfants l'aient vue. Baptiste l'a trouvée magnifique." La culture repose sur un malentendu.

Bref, si les musées m'avaient simplement ennuyé, je ne les aurais pas détestés. Je n'ai rien contre l'ennui, mais s'ennuyer en se sentant obligé de manifester de l'intérêt, quelle plaie !

 

Dans l'ensemble, j'ai une impression mitigée, que j'ai du mal à exprimer... En fait, c'est un roman que j'ai lu d'une traite, il est très court, l'écriture est fluide. Mais en même temps, je suis sortie de ma lecture un peu décontenancée, avec un goût d'inachevé. En effet, j'ai trouvé que malgré sa brièveté, le roman avait quelques longueurs (notamment ces moments où les personnages se mettent à déguster leur champagne) - alors peut être que ces "longueurs" sont voulues pour montrer le côté vain de leur existence ... D'ailleurs, à la lecture, j'avais plus l'impression d'une nouvelle que d'un roman (je suis sûre que d'un point de vue littéraire, ce que je dis n'a aucun sens  mais j'espère que vous comprenez ce que je veux dire  ). Finalement, j'ai trouvé que nous restions en surface de tout : on ne connaît rien sur Siegrid (l'épouse d'Olaf, dont le nom est donné par Baptiste), pas grand chose sur le personnage principal, encore moins sur l'homme à qui il prend son identité, etc. Je suppose que si l'auteur n'insiste pas là dessus (finalement on ne sait pas si l'homme meurt ou est assassiné, s'il connaissait Baptiste, quel était vraiment son métier, etc.) c'est qu'elle veut nous dire que ce n'est pas là dessus qu'il faut fixer son attention. Mais tout de même, j'ai l'impression que rien n'est vraiment fouillé.

Finalement, ce que j'ai apprécié dans le roman ce sont les fils de réflexion : qu'est ce qui constitue l'identité ? qu'est ce qu'un nom ? En effet, Baptiste Bordave commence par prendre l'identité (et une partie de la vie) de Olaf Sidur. Puis il "baptise" la femme de ce dernier (mais est-elle vraiment sa femme ?) du nom de Sigrid (on ne connaîtra d'ailleurs jamais son vrai prénom), comme si c'était une sorte de renaissance pour elle (qui semble ne rien n'avoir dans la vie en dehors de cet appartement et de son mari). Ce roman est finalement le fantasme du personnage de recommencer sa vie à zéro.

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:51

J'accumule un retard vraiment incommensurable ces temps-ci. Alors parce que je ne veux pas jeter aux orties ce que j'ai commencé, voici un bilan de ces quelques mois, qui ont eu des hauts et des bas culturels (en mai, j'ai vraiment eu un gros coup de fatigue où je n'arrivais plus à lire, et encore moins à écrire ...)

 

Livres

Kamo, l'idée du siècle, de Daniel Pennac

Ne vous fâchez pas, Imogène ! de Charles Exbrayat

Entre chiens et loups, de Malorie Blackman

Le hollandais sans peine, de Marie-Aude Murail

J'ai fait HEC et je m'en excuse, de Florence Noiville

Les petites poules, tome 1 de Christian Jolibois et Christian Heinrich (génial album pour enfants de 5-7 ans)

Shakespeare, de Bill Brysson (sorte de biographie courte et passionnante de Shakespeare)

Terre Noire, tome 3, de Michel Honaker

Daisy Miller, Henry James

La dame en blanc, de Wilkie Collins (que j'ai dévoré en un weekend, et adoré !)

 

ban-lecture-grp-v3.jpg

 

Cinéma

Imogène Mc Carthery , avec Catherine Frot et Lambert Wilson, adapté du roman de Charles Exbrayat, un film policier drôle où l'on sent le plaisir de jouer des acteurs (un petit film mais un excellent moment passé en leur compagnie)

Le plan B, avec Jennifer Lopez et Alex O'Loughin (une "comédie romantique" totalement vide avec une absence de scénario assez incroyable et des personnages qui sonnent complètement creux... une grosse déception alors que je n'avais pas de grandes attentes)

Prince of Persia, de Mike Newell avec Jake Gyllenhaal, Gemma Atterton et Ben Kingsley (un film d'aventure qui ne renouvelle pas le genre)

New York, I love you, film choral (j'ai préféré Paris, I love you, mais ai passé un bon moment quand même, avec certains courts qui m'ont plus accrochée que d'autres)

La comtesse, de et avec Julie Delpy (un film marquant, sur la comtesse Elizabeth Bathory (sorte de Dracula au féminin) mais vue de son point de vue, sous un angle historique (pas de vampire avec des dents longues), et magnifiquement interprété)

Les aventures d'Adèle Blanc-Sec (les momies sont mes préférées ! mais dans l'ensemble, j'ai été déçue même si on sent que les moyens ont été mis...)

Iron Man II , avec Robert Downey Jr (j'ai passé un excellent moment avec ce film de super-héros et le très charismatique Robert Downey Jr, le tout saupoudré de la musique d'AC/DC. Ca déménage !!!)

Precious (dont j'ai fait un article : un film incroyable et touchant)

Alice au pays des merveilles (3D), le dernier Tim Burton (je n'ai pas compris l'intérêt de la 3D qui m'a gênée plus qu'autre chose - j'ai regretté de ne pas être allée le voir en 2D. J'ai passé un bon moment, mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait de folie, malgré quelques passages assez fous)

 

cine-avr-juin.jpg


DVD
My fair lady, avec Audrey Hepburn (j'adooooore !!!!!)

Bride & Prejudice (un de mes films remonte-moral, dont j'ai parlé ici)

In my father's den, avec Matthew Mc Fayden (un film assez déconcertant, au montage brillant)

Pride & Prejudice 2005 (pour le plaisir !!!)

An affair to remember (Elle & Lui) avec Cary Grant et Deborah Kerr (un autre de mes films cultes !)

 

bpride.jpg 


Séries

Glee  (un immense coup de coeur !!!!!!!)

Dr Who, saison 5 (avec un Eleventh qui réussit à reprendre le rôle du Docteur avec sa touche personnelle)

Moonlight (un re-visionnage, pour le plaisir de retrouver Mick St John, détective privé vampire)


10-et-11.jpg

Expositions

Turner, au Grand Palais (une expo passionnante dont j'ai parlé il y a quelques temps)

Musée Marmottan : exposition Femmes peintres et salons au temps de Proust (belle découverte)

 

madelaine-Lemaire--panier-de-roses.jpg

Madelaine Lemaire, Panier de roses

Théâtre

Colombe, de Jean Anouilh, à la Comédie des Champs-Elysées, avec Any Duperey et Sara Giraudeau (pièce drôle et touchante). Un grand merci à ma meilleure amie qui m'a offert cette place pour mon anniversaire !

 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 21:46

Le Louvre pour les Nuls de Daniel Soulié est un ouvrage indispensable pour tout néophyte qui comme moi apprécie se balader dans les musées - et dans ce cas précis au Louvre - mais qui aimerait bien en savoir un peu plus de temps en temps !!! J'en profite pour remercier vivement la Masse Critique de Babelio et First Editions de m'avoir mis ce livre dans les mains, car il en vaut vraiment le coup !


Livres-1843.JPG


Mais pourquoi un livre sur le Louvre, me demanderez-vous ? Parce que le Louvre, ce n'est pas seulement le fameux sourire énigmatique de Mona Lisa, ou ah oui, le plus grand musée du monde [dit d'un air blasé !], mais c'est aussi Belphégor, le Louvre-Lens, Jacques-Louis David, la pyramide inversée, l'école du Louvre, un lieu médiéval, 8,5 millions de visiteurs, la victoire de Samothrace, 470 000 oeuvres, un département des Arts de l'Islam qui rouvrira en 2012, un incroyable mélange de styles architecturaux, etc, etc, etc.


Si vous voulez en savoir plus sur tous ces points et bien plus encore, c'est dans ce livre ! Et c'est ça que j'ai particulièrement apprécié. Ce n'est pas un guide de plus, mais un ouvrage très bien structuré, écrit par un spécialiste du Louvre (l'auteur, Daniel Soulié, archéologue et historien d'art, travaille non seulement au Louvre depuis 1988, mais il a déjà publié plusieurs ouvrages sur le Louvre : c'est dire qu'il connaît bien son sujet, et qu'il l'aime !), où chacun y trouve son compte comme vous allez pouvoir le constater dans un instant !



Après une introduction où l'on nous dit qu'il ne faut pas paniquer devant la grosseur du bouquin ... Non, je plaisante, cette introduction est très utilepour se familiariser avec le découpage et permet au lecteur de se rendre directement au thème qui l'intéresse


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Après cette introduction, la première partie (dont voici la première page ci jointe - je ne peux pas résister au plaisir de vous faire découvrir ces superbes premières pages de parties que l'on doit à Marc Chalvin, que je trouve vraiment excellentes !) rappelle les principaux enjeux qu'un lieu comme le Louvre véhicule : le rôle historique qu'il a tenu, son positionnement par rapport aux Tuileries (merci, j'ai enfin retenu le lien entre les Tuileries et le Louvre !), la richesse du bâtiment d'un point de vue architectural (et notamment ses évolutions au cours des siècles, que l'on a après le plaisir de repérer quand on est sur le lieu) et dans quelle mesure on peut parler de "plus grand musée du monde" (un indice, considérer la fréquentation).


Puis les parties suivantes nous amènent dans un niveau de détail supérieur.


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La partie deux est, comme on peut le deviner par l'illustration (et le titre ^^) à l'histoire du lieu, de l'origine de son nom (eh oui, vous ne vous êtes jamais demandé d'où venait le mot "louvre" ?) à aujourd'hui.


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La troisième partie nous balade dans les collections du musée ce qui permet de voir les oeuvres et les ensembles de collections avec un autre regard (et à la fin de chaque chapitre, vous trouverez une liste des oeuvres à ne pas manquer). Sans oublier un chapitre sur le musée Eugène-Delacroix, qui est situé hors du Louvre, mais qui dépend du musée parisien (bien vu, les Nuls !)

 

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La partie suivante m'a bien intéressé (pour la petite histoire, mon mémoire de Master portait sur les musées nationaux français !) car il nous raconte ce qu'est le Louvre, concrètement, aujourd'hui, sa réalité globale non réduite à ce que l'on peut apercevoir en tant que simple visiteur : chiffres en tout genre (visiteurs, espaces, collections, salariés et j'en passe), mais aussi les métiers du Louvre, son rôle scientifique, sa mission pédagogique, ses projets en cours (Lens ou Abou Dabi entre autres) et à venir...

 

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Cette avant dernière partie intitulé "la partie des Dix" (tradition des guides pour les Nuls, semble-t-il) nous offre une vision du Louvre via des thèmes : personnages, événements, oeuvres ou lieux importants ou insolites.

 

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Enfin, quelques annexes bien utiles pour refixer les dates, bibliographie et index bien fournis (c'est aussi un bon moyen de retrouver une info) clôturent ce livre.

 

 

En conclusion, une mine de renseignements vraiment agréable à parcourir, avec en prime des titres parfois amusants, des premières pages de parties vraiment drôles et bien croquées par Chalvin, et des illustrations - couleur - de qualité.

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 12:21

Le hollandais sans peine de Marie-Aude Murail et illustré par Michel Gay. C'est un roman pour petits enfants commençant à lire eux-même, paru dans la collection Mouche de l'Ecole des Loisirs.


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Voici le début de ce roman :


"C'est dans ma neuvième année que j'ai appris le hollandais. A cette époque-là, j'avais un papa, un chic type dans mon genre, qui voulait que ses enfants réussissent dans la vie. Lui n'avait pas beaucoup travaillé à l'école ; ce qui ne l'empêchait pas, tous les étés, de nous acheter à ma sœur Christine et à moi des "cahiers de vacances". Le lundi soir, elle avait déjà fait son cahier jusqu'au jeudi. Moi, je n'ai jamais pu terminer le mien."


Le narrateur, c'est Jean-Charles. Ce sont les vacances, et Papa décide de partir en vacances en camping à l'étranger, pour faire "un bain de langue", parce que "c'est très important pour réussir dans la vie" de connaître une langue étrangère. Direction l'Allemagne donc. Mais les galères commencent dès la frontière, car Papa ne parle pas (du tout !) l'allemand. Arrivé au camping, Maman envoie Jean-Charles jouer au ballon avec le petit garçon d'à côté, qui n'est pas Français. Traînant les pieds, il se dirige vers lui... C'est alors que les enfants, malgré les différences de langues, vont créer un langage pour communiquer entre eux, les parents croyant qu'ils parlent hollandais, et le petit garçon pensant qu'il apprend le français !!!

Non, je n'en raconterai pas plus, parce que sinon je vous gâcherais le plaisir de la découverte de ce tout petit roman !  Je vous le conseille, il est vif, drôle, bien écrit.  Et pour nous autres grands enfants, on ne peut s'empêcher de sourire face à ce papa qui veut absolument faire apprendre une langue étrangère à son fils pendant les vacances, et la forme que va prendre finalement ce "bain de langue" !


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