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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 18:30
 

Pour la première fois, je réalise mon bilan ciné de l'année (car j'ai sagement tout (ou presque !) noté : quelle révolution pour moi !). J'ai donc vu avec ma carte illimitée (qu'est-ce que c'est pratique ! cela me permet particulièrement d'aller découvrir des films que je n'aurais jamais osé aller voir si j'avais eu à payer ma place plein tarif) 41 films, ce qui fait une moyenne de 3,4 films par mois. Malgré tout, je regrette de ne pas être allée voir certains films qui ont marqué l'année, notamment les films primés de Cannes.

 

Dans ce bilan, j'ai classé les films en 4 catégories, de ceux pour lesquels j'ai eu un véritable coup de coeur, à ceux que j'ai le moins aimé. Il ne s'agit pas d'un classement reposant sur la qualité artistique plus ou moins grande que je vois en ces films (car le classement serait tout autre), mais un bilan reflétant le plaisir que j'ai eu à voir ces films, ou l'émotion qu'ils m'ont procurés.

Les voici donc (par ordre alphabétique car il m'est vraiment impossible d'établir un ordre plus précis de préférences, chaque film m'ayant marqué pour une raison différente)

 
Mes coups de cœur

 

agora black swan  bright star des hommes et des dieux

HP 7 part 1 inception  invictus 

les émotifs anonymes  precious princesse de montpensier  Tamara Drewe

 

 

Des films que j'ai beaucoup aimés

 

alice au pays des merveilles an education crime d'amour dans-ses-yeux.jpg

fair-game.jpg imogene-mc-carthery.jpg in-the-air.jpg 

la-comtesse.jpg the-ghost-writer.jpg the-social-network.jpg vousl-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu.jpg

 

Des films que j'ai bien aimés
 

iron-man-2.jpg le-nom-des-gens.jpg megamind.jpg Millenium-2.jpg

millenium-3.jpg Narnia-et-l-odyssee-du-passeur-d-aurore.jpg new-york-i-love-you.pjg.jpg

oceans.jpg pas-si-simple.jpg petits meurtres à l'anglaise raiponce.jpg

 

Des films que j'ai un peu moins aimés


adele-blanc-sec.jpg de-vrais-mensonges.jpg eclipse.jpg prince-of-persia.jpg
sherlock-holmes.jpg  the-american.jpg  the-tourist.jpg

 


Et pour finir, mon pire film de l'année !

le-plan-B.jpg

 

 

Et vous ? Quels sont vos coups de coeur de l'année ? Vos déceptions ?


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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:28

Avant que l'année ne soit trop avancée, voici mon bilan culturel de cette fin d'année 2010. A nouveau, quelques problèmes de concentration et de fatigue pour lire, d'où une forte expansion des catégories cinéma et DVD !!!

 

belle-et-la-bete.jpg

 

Livres

Cocaïne et tralala, Kerry Greenwood
Trafic de haut vol, Kerry Greenwood
Un train pour Ballarat, Kerry Greenwood
Phryne Fisher et les anarchistes, Kerry Greenwood
Médée, Euripide
Wide Sargasso Sea, Jean Rhys
Absolument débordée, Zoé Shepard
Fantasio, Musset
Il ne faut jurer de rien, Musset
Trouville Palace, Malika Ferdjoukh
Anne of Green Gables, LM Montgomery

Les profs, tome 1 (BD)

 

Cinéma

La Princesse de Montpensier

Fair Game (j'ai beaucoup apprécié ce film)

The American (une déception)

The social network

Narnia et l'Odyssée du Passeur d'Aurore

Black Swan (en avant-première)

Raiponce (très amusant : je suis totalement fan de Maximus !!!)

De vrais mensonges

The tourist (j'ai préféré la version d'origine, Anthony Zimmer...)

Megamind (2D)

Les émotifs anonymes : un joli film, très attachant (je prépare un billet !)

 

DVD

The Rocky Horror Picture Show

84 Charing Cross Road

Pas de printemps pour Marnie

To kill a mocking bird

Jane Eyre (1944)

This property is condemned

La belle et la bête (Disney) : que je n'avais pas vu depuis mon enfance !

Jane Eyre (version avec Charlotte Gainsbourg)

La môme

Pride & Prejudice (1940)

The game, de David Fincher (vu à la TV)

The queen (avec Helen Mirren)

The band wagon (Tous en scène)

The Fountain

Les chaussons rouges (vu à la TV)

 

Séries TV / Drama

Downton Abbey : une excellente mini-série ITV de grande qualité

Whitechapel, saison 2

Merlin, fin de la saison 3

Doctor Who special Christmas

 

Exposition

Monuments : stars du 7e art (La Conciergerie, Paris)

 

Théâtre et autres sorties

Robin des Bois (pièce pour enfants au Théâtre des Variétés) : une pièce amusante, menée par une troupe dynamique, une belle surprise

My Fair Lady (au Théâtre du Châtelet) : un énorme coup de coeur !

Un fil à la patte (Comédie Française) : et un second coup de coeur ! (je suis en train de préparer un billet là dessus justement !)

 

Je vais bientôt passer à l'heure du bilan : bilan ciné et bilan lecture (eh oui, j'ai réussi, pour la première fois, à tout noter ! ... enfin presque !)

A bientôt !

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:29

 

Grâce à ma chère Lady Clare sans qui je serai totalement passé à côté, j’ai eu la grande chance de voir le 10 décembre 2010 le dernier film de Daren Aronovsky en avant-première (il sort en février) en présence de celui-ci. J’ai nommé Black Swan. Ce film, porté par Natalie Portman qui mérite largement un Oscar pour ce rôle, m’a laissé dans un état de choc. Certes, les films parlent différemment à chacun. Moi, il m’a marqué, perturbé, angoissé, impressionné.

 

affiche 5

 

Ce film se déroule dans l’univers du ballet professionnel.

 

BS, barre, ballet

 

Pour sa nouvelle saison, le directeur artistique du ballet, l’ambigu Thomas Leroy (impeccable Vincent Cassel) décide de monter une version renouvelée du ballet le plus connu du répertoire, le Lac des Cygnes, et pour cela faire appel à une nouvelle distribution, mettant ainsi à la retraite sa danseuse étoile, Beth (Winona Ryder), que ce retour de la lumière à l’ombre et la privation de la scène va détruire…

 

BS Wiona Ryder

C’est donc dans cette ambiance que la belle et innocente Nina (Natalie Portman, qui nous prouve qu’elle est une des meilleures actrices de sa génération) fait tout pour obtenir ce rôle du Lac auquel rêvent toutes les danseuses. Nina a toutes les qualités pour interpréter Odette, le cygne blanc : elle a une très belle technique, et dégage la fragilité, la pureté et l’innocence exigées par le rôle.

 

BS, white swan

Mais n’oublions pas que c’est un double rôle qui est demandé aux danseuses. Et Odile, le cygne noir, la jumelle maléfique, rusée et séductrice, échappe à l’interprétation de Nina.

 

BS, Odile 2

 

Dans le même temps, une nouvelle talentueuse danseuse rejoint la compagnie, la sensuelle Lily (spontanée Mila Kunis).

 

BS, Lily répet

 

Elle est le contraire de Nina  son point fort est l’interprétation, la liberté qu’elle incarne en dansant, contrairement à Nina qui se bloque dans la recherche de la perfection technique… Finalement, Nina obtient le rôle, à l’immense joie de sa mère (inquiétante et oppressante Barbara Hershey) avec qui elle continue à vivre et qui s’est imposée dans un rôle de coach. Mais un coach omniprésent, étouffant.

 

BS, nina et sa mère

On sent qu’elle projette sur sa fille ses frustrations, ses déceptions et les rêves qu’elle n’a pas pu réaliser. Comme elle lui répète, elle a abandonné sa carrière de danseuse à cause de sa grossesse… Et elle vit complètement par sa fille, cette dernière ne vivant que par et pour la danse. Rien d’autre n’existe pour elle.

 

BS, couloir

Lorsqu’elle se met à travailler le rôle de Swan Queen (Odette/Odile), Thomas Leroy a pour défi de la faire se dépasser, sortir de sa coquille.

 

BS, répét

Il faut qu’elle arrête de se consacrer à la recherche de la perfection pour apprendre à se lâcher, arrêter d’être trop propre dans sa manière dont elle danse, à exprimer la noirceur du personnage d’Odile, sa sensualité. Pour Nina, Lily représente ce qu’elle n’a pas : la danseuse la fascine, elle jalouse la sensualité de Lily, sa liberté, sa spontanéité, désire son amitié, mais la craint plus que tout en tant que rivale directe pour le rôle. Le dossier de presse cite Darren Aronofsky : "Mila joue Lily comme une personne qui a tout ce dont rêve Nina. Elle est plus libre, plus vivante que Nina, elle assume sa sexualité. Lily est libre de s’exprimer, et cela ne fait qu’attiser l’attraction et la répulsion que Nina ressent envers elle."

 

BS lily et nina

 

Entre la chute de son idole, Beth, dont elle prend le rôle et la recherche de noirceur que lui impose Thomas, Nina se plonge dans une quête d’identité et de liberté qui va l’emmener bien plus loin qu’elle ne l’avait prévu…

 

BS--transformation.jpg

Et voici comment Natalie Portman voit Nina (extraits du dossier de presse): "Quand Nina commence à se rebeller contre tout ce qui régit sa vie, elle sombre peu à peu dans une dangereuse paranoïa qui la fait douter de ce que les autres attendent d’elle et de sa propre santé mentale." "Quand j’ai lu le scénario, j’ai beaucoup aimé l’authenticité des détails sur le monde de la danse, et surtout le parallèle entre l’histoire de Nina et celle du « Lac des cygnes ». Je la vois vraiment comme une femme qui essaye de se libérer d’un sortilège, de l’emprise des autres sur sa vie, et qui s’efforce de découvrir qui elle est vraiment en tant qu’être humain et qu’artiste."

 

Tout le film est d'ailleurs une quête d'identité, un basculement entre rêve et réalité, oppression et liberté, jeu de doubles - faisant écho par plusieurs aspects à l'histoire même du Lac des Cygnes -, jeu de miroirs (dans tous les sens du terme, d'ailleurs  ) .

 

BS, nina miroir

 

Le film suit le personnage de Nina, et incarne son point de vue. La caméra à l'épaule renforce ce sentiment de déséquilibre, de manque de stabilité. Il filme vraiment à fleur de peau. On est oppressé par les angoisses de Nina que l'on ressent car on les voit.


La musique, signée Clint Mansell, est aussi à noter. Elle joue admirablement entre la partition de Tchaikovsky (que j'adore ) et une déstructuration de celle-ci exprimant les peurs de Nina, ses doutes, son subconscient...

 

Comme dans The Wrestler, film précédent du réalisateur (que je n'ai pas vu), le travail du corps occupe une place importante (tout autant par l'entraînement intensif des acteurs pour leur rôle que par la manière dont Darren Aronovsky nous le montre). D'ailleurs, il est important de préciser que ce n'est pas un film sur la danse, mais un film dont la danse occupe une place centrale (c'est ainsi que je le perçois). Ce film risque de gêner certains puristes, car dans un certain nombre de scènes, Natalie Portman dansant est souvent coupée à la taille (je crois que c'est Sarah Lane de l'American Ballet Theatre qui double le travail des pieds). En même temps, le but n'est pas de faire un documentaire sur la danse ou sur le Lac. Ce qui est montré, c'est ce que Nina ressent, par exemple les expressions qui passent sur son visage quand elle danse et non un ballet (pour cela, d'excellents documentaires existent d'ailleurs !).


white-swans-corps-de-ballet.jpg

A noter que c'est Benjamin Millepied, danseur étoile du New York City Ballet, qui est le chorégraphe du film, et qui interprète le danseur du Prince dans le film.

 

 

 Avant de terminer, je vous renvoie également vers le dossier de presse que j'ai trouvé sur internet, et qui est très intéressant (cliquez ici !). Et voici les autres affiches du film qui expriment bien, lorsqu'on les voit ensemble, toutes les facettes de ce film.

 

affiche 1 affiche 2 affiche 3

affiche 4 affiche 6 affiche 7

 

 

Ce film est un thriller psychologique déstabilisant, mais original et réussi !

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 08:19

Après quasi deux honteux mois d'absence (et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui m'ont manqué, mais plutôt le temps pour vous les présenter comme je le souhaitais), je reviens par ici pour vous souhaiter une merveilleuse année 2011, et vous souhaiter de nombreuses et belles découvertes artistiques bien sûr !

 

bonne-annee-2011.jpg

 

A très bientôt pour quelques billets (presque finis tout prêts !!!)

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 15:49

Oui, je vais réussir à m'y tenir, à ce bilan culturel !!!!!!!!! Alors voici ce que j'ai fait ces deux derniers mois, culturellement parlant !

 

monet-claude-41--effet-d-automne-a-argenteuil.JPG

Effets d'automne à Argenteuil, Claude Monet, 1873

 

Livres

Le passage, Louis Sachar

Minuit-Cinq, Malika Ferdjoukh

La Princesse de Montpensier, madame de La Fayette

L'affaire Jane Eyre, Jasper Pforde

Jane Eyre, l'itinéraire d'une femme : du roman à l'écran, Claire Bazin et Dominique Sipière

Frankenstein, Mary Shelley

Mary Shelley, la mère de Frankenstein, Muriel Spark

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme sensible, Constance de Salm

Harry Potter et les Reliques de la Mort, J.K. Rowling

Arsène Lupin et la Comtesse de Cagliostro, Maurice Leblanc

 

Cinéma

Des hommes et des dieux (film qui touche au sublime)

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Woody Allen)

Le nom des gens (avant-première)

 

DVD

Eve, Mankiewicz

Le cabinet du docteur Caligari, Wiene

The young Victoria (un de mes films "remonte moral" !)

Persuasion (version 1995)

 

TV

Downton Abbey, ITV (un drama d'une qualité exceptionnelle !!!)

 

Opéra

Le Triptyque, Puccini (Opéra Bastille)

 

Sorties, balades et visites

Bath

Balade en Normandie : Etretat, Fécamp, Jumièges

 

 

A bientôt ! Et d'ici là, bonnes lectures et bonnes sorties !

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:03
Petit retour dans le temps... Je vous emmène en Allemagne, en 1919. En effet, cette année là, Robert Wiene réalise Le Cabinet du Dr Caligari, film expressionniste, muet, en noir & blanc, tout à fait fascinant, qui a été pour moi une révélation.

affiche.JPG

 

Je ne remercierai jamais assez mon professeur de théâtre de m'avoir fait découvrir ce film ! Jamais je pense je n'aurais été vers ce cinéma, à la fois par préjugé, et ne sachant pas non plus par où commencer ...

 

Mais entrons dans le vif du sujet !

 

titre.jpg

 

Tout commence par Francis, le narrateur de ce récit. Nous le rencontrons tout d'abord dans un parc, où il commence son récit, et nous emmène, son interlocuteur et le spectateur, dans son passé...

francis-chez-lui.jpg

C'est le docteur Caligari qui semble avoir une place centrale dans l'histoire que nous conte Francis...

caligari-dans-rue.jpg

... le "docteur" Caligari, un homme mystérieux et plutôt suspect par son attitude !

caligari.jpg

Dans une fête foraine à laquelle se rendent Francis et son ami Alan, ce Dr Caligari exhibe Cesare, un somnambule...

caligari-et-cesare.jpg

Cesare est un somnambule qui dort depuis des années, et est contrôlé par Caligari. Dans cette foire, il prédit l'avenir...

visage-cesare.jpg

Alan, l'ami de Francis, tente sa chance et lui demande combien de temps il vivra. Sa réponse est à glacer le sang : il vivra jusqu'à l'aube, prédit Cesare. Et le lendemain matin, Alan est retrouvé assassiné !

assassinat-alan.jpg
Peu de temps après, Jane, la jeune fille dont Alan et Francis étaient amoureux disparait ...

jane-reading.jpg
Commence alors une enquête qui nous emmènera beaucoup plus loin qu'on ne le pensait ! 

visage-jane.jpg
Lorsque je l'ai découvert il y a deux ans, ce film a été comme un OVNI pour moi !  Et surtout pour cette esthétique incroyable

decors.jpg
Tout semble irréel, de travers, et nous conduit dans un univers entre rêve et réalité... Les décors sont extraordinaires de ce point de vue, et expriment eux mêmes l'ambiance des scènes. On voit des griffes dans les branches des arbres, les portes ont des formes qui sont tout sauf des rectangles bien droits. Certes, il y a ce sur-jeu du muet, ces maquillages et ces expressions extrêmement marquées, mais tout ceci contribue à rendre cette atmosphère fantastique, si particulière et inquiétante. On ne sait plus où se situe la vérité, qui est fou, qui dort, qui rêve !

Un classique à découvrir absolument !
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 08:18

Je continue à rattraper mon retard blogesque en partageant avec vous les photos que j'ai prises lors de ma visite à la Bambouseraie de Anduze, aux portes des Cévennes.

 

bambou 1

 

La bambouseraie est née en 1856 (oui, il y a plus de 150 ans !) grâce à Eugène Mazel (source: site web du parc : www.bambouseraie.com). Ce parc superbe et dépaysant est consacré aux bambous, mais on y trouve aussi de nombreuses autres espèces d'arbres et de plantes (gingko, cyprès, chêne, etc.)

 

Le parc est aménagé en espaces à thème, comme par exemple le village du Laos, par lequel ma visite a débuté. Là, on se rend compte que le bambou est une plante extrêment solide, qui sert à la construction d'habitat, mais aussi d'échaffaudages (pour les familles de bambous les plus résistantes).

 

Village laotion

 

La promenade nous conduit au Vallon du Dragon, espace magnifiquement aménagé par Erik Borja qui nous offre un jardin traditionnel japonais au coeur des Cévennes.

 

bambou2

 

bambous A

 

L'atmosphère est très "zen" et les couleurs vraiment sublimes !

 

Bambous B


Bambous E


Bambous C

 

Bambous D

 

Mais revenons aux bambous. Nous apprenons lors de la visite que, par exemple, les feuilles du bambou apparaissent une fois que celui-ci a fini sa croissance (très rapide). A partir de ce moment là, si le feuillage peut se renouveller, la taille ne bougera plus. Sa durée de vie est d'une vingtaine d'années, mais bien évidemment elle varie entre les espèces.

Il existe plusieurs variétés de bambous : des verts, des jaunes, des noirs.

 

Bambous F

 

D'autres ont une tige bicolore, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Les rayures peuvent être vertes sur une tige jaune, ou inversement.

 

bicolore

 

Chez une autre variété, le "Kikko" dont le bas a des noeuds très particuliers !

 

Bambous K


Bambous L

 

Il y a aussi des bassins avec de beaux nénuphares en fleur, ainsi que des roseaux...


Bambous G

 

Bambous J

 

On rencontre également d'immenses fleurs, dont je ne connais pas le nom...

 

Bambous H

 

Et quand je dis immense, ce n'est pas juste une façon de parler !!!

 

Bambous I

 

Difficile de jongler avec la luminosité très forte en ce jour d'août, mais le parc possède aussi un massif magnifique d'hortensia bleus.

 

 

Bambous M

 

La serre abrite quant à elle nombre de fleurs exotiques.

 

Bambous N

 

Et voici une fleur de coton.

 

Coton

 

Lors de notre visite, nous avons eu de la chance, car une fleur de camélia venait de sortir. Chance, car la vie de cette fleur est éphémère, et ne dure qu'une journée.


Magnolia

 

En conclusion, une très agréable journée, dans un parc dont je recommande la visite !

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:53

Comment ? une balade estivale alors que c'est l'automne et qu'il fait froid - me direz vous à juste titre...

Et oui, il fait froid, alors pourquoi ne pas en profiter pour rêver un peu à ces lointaines vacances d'été... Enfin, il ne faut pas que je sois trop enthousiaste sur le côté estival, car mes quelques journées de repos dans le Val d'Arly fin août ont été particulièrement fraîches !!!

Ayant aussi été entraînée dans le tourbillon de la vie professionnelle, je n'ai honteusement pas pris le temps de poster comme je vous l'avais (et me l'étais) promis la suite de ces balades.

C'est chose faite aujourd'hui avec ces quelques photos de ma balade vers le lac du Plan Dessert.

  savoie 2616

 

C'est une balade - je n'emploie pas le terme de randonnée qui me semble trop sportif pour le style de marche que je fais là ! - que je connais bien, car elle est une sorte de rituel chaque fois que je vais dans ce coin des Alpes.

 

savoie 2618

 

Où sommes plus, plus précisément ? à Notre-Dame-de-Bellecombe, petit village entre la Savoie et la Haute-Savoie, à mi-chemin entre Les Saisies et Megève.

 

fleur et insecte

 

J'en profite donc pour prendre mon appareil photo et traîner derrière, à tenter de saisir les insectes butinant les fleurs ou les couleurs des fleurs des champs (ce qui n'est pas très aisé !!!).

 

savoie 2620

 

savoie 2623

 

savoie 2626

 

savoie 2627

 

savoie 2634

 

Et quand je vous disais qu'il ne fallait pas trop compter sur le côté "estival", la preuve ! Le ciel était assez bas, et pendant ces quelques jours de vacances, il a fallu jongler avec les gouttes (pour ne pas dire rester à l'abri bien au chaud alors que les averses et des températures très fraîches nous attendaient dehors !)


savoie 2632

 

Nous avons cependant réussi à profiter d'un coin de ciel bleu !

 

savoie 2636

 

savoie 2644

 

Mais l'humidité n'était jamais très loin...

 

savoie 2648

 

Il était tout de même bien agréable de se promener en pleine nature, et respirer l'air pur (qui change bien de l'air que l'on respire dans les grandes villes...)

 

savoie 2651

 

Et prendre le temps de se pencher pour photographier les petites fleurs... !!!

 

savoie 2652

 

savoie 2657

 

Au loin, le mont Charvin, dont le sommet se dérobe à notre regard et préfère se cacher dans les nuages.

 

savoie-2659.JPG

 

savoie-2682.JPG

 

savoie-2684.JPG

 

savoie-2714.JPG

 

savoie-2776.JPG

 

savoie-2721.JPG

 

savoie-2726.JPG

 

Enfin, nous arrivons au Plan Dessert...

 

savoie-2747.JPG

 

... et à son lac.

 

savoie-2755.JPG

 

 

savoie-2758c.JPG

 

C'est le moment de s'asseoir quelques instants, avant de repartir.

 

savoie-2765.JPG

 

savoie-2761.JPG

 

A bientôt !

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:13

Cosmétique de l'ennemi, d'Amélie Nothomb, publié en 2001, est un roman brillamment construit qui réussit à manipuler le lecteur de manière très étonnante. C'est une expérience de lecture que je recommande !

 

cosmetique-de-l-ennemi-copie-1.jpg

 

Le roman s'ouvre sur cette accroche :

Cosmétique, l'homme se lissa les cheveux avec le plat de la main. Il fallait qu'il fut présentable afin de rencontrer sa victime dans les règles de l'art.

Pourquoi cosmétique ? Ca, vous le saurez si vous lisez ce roman !

 

La victime, c'est Jérôme Angust, coincé dans un aéroport à cause d'un retard d'une durée indéterminée de son avion. C'est donc là qu'il se fait aborder par celui qui va devenir son bourreau. Assis et tentant de lire, Jérôme Angust se fait aborder par un inconnu, sans raison... Il essaie de s'en débarrasser, comme quiconque le ferait !

- Je lis.

- Non, monsieur.

- Pardon ?

- Vous ne lisez pas. Peut-être croyez-vous être en train de lire. La lecture, ce n'est pas ça.

- Bon, écoutez, je n'ai aucune envie d'entendre de profondes considérations sur la lecture. Vous m'énervez. Même si je ne lisais pas, je ne voudrais pas vous parler.

- On voit tout de suite quand quelqu'un lit. Celui qui lit - qui lit vraiment - n'est pas là. Vous étiez là, monsieur.

 

Là, j'ai commencé à ressentir de la compassion pour ce pauvre monsieur Angust. Car il semble complètement enlisé et prisonnier du dialogue dans lequel l'inconnu l'attire. Inconnu, il ne le reste pas longtemps, car il se présente et se re-présente, et re-re-présente... oui, il est très lassant cet homme. Il sait maîtriser le langage et par les mots torture sa victime.

- Mon nom est Texel. Textor Texel.

- [...]

- Je suis hollandais.

 

Très vite, le lecteur tout comme Jérôme Angust a envie de trouver un moyen de le faire taire, mais aussi de comprendre pourquoi il s'en prend ainsi à un inconnu dans un aéroport...

- [...] Moi, ce que j'aime dans la vie, ce sont les nuisances autorisées. Elles sont d'autant plus amusantes que les victimes n'ont pas le droit de se défendre.

 

C'est ainsi que tout au long de ce roman, Textor Texel et Jérôme Angust vont s'affronter verbalement, le premier en obligeant le second à écouter le récit de sa vie, l'autre en tentant de s'en sortir.

Mais assez vite se pose la question : coïncidence ou coup monté ?

Et ce Textor Texel qui continue à être infernal et désagréable, monstrueusement immoral aussi, tout en disant des choses assez justes. J'aime particulièrement ce passage :

Je crois en l'ennemi. Les preuves de l'existence de Dieu sont faibles et byzantines, les preuves de son pouvoir sont plus maigres encore. Les preuves de l'existence de l'ennemi intérieur sont énormes et celles de son pouvoir sont écrasantes. Je crois en l'ennemi parce que, tous les jours et toutes les nuits, je le rencontre sur mon chemin. L'ennemi est celui qui, de l'intérieur, détruit ce qui en vaut la peine. Il est celui qui vous montre la décrépitude contenur en chaque réalité. Il est celui qui met en lumière votre bassesse et celle de vos amis. Il est celui qui, en un jour parfait, vous trouvera une excellente raison d'être torturé. Il est celui qui vous dégoûtera de vous-même.

 

Ce dialogue incroyable, cette joute verbale nous tient en haleine tout au long de ce court roman, intriguant ... et à lire d'une traite !!! 

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 22:38

Sarn, écrit par Mary Webb et publié en 1924, est un roman anglais inoubliable.

Sarn--Mary-Webb-jpg

 

Difficile de présenter ce roman, qui nous emmène dans la campagne anglaise, près de l'étang noir de Sarn, dans la famille Sarn. C'est Prue Sarn qui nous raconte l'histoire de sa famille : elle qui est est défigurée par un bec de lièvre et dont les croyances locales la considèrent de ce fait comme maudite. Elle nous raconte son frère Gédéon qu'elle admire, respecte et à qui elle jure obéissance à la mort de son père. Ce frère si courageux qui veut sortir sa famille de la pauvreté et pendant des années travaille et entraîne sa soeur dans travaux fatiguants qu'il pleuve ou qu'il neige, mais ce frère si implacable et si froid à la fois.

C'était un homme fort, ce qui parfois veut dire peu porté à la bonté; car pour être bon il faut souvent se détourner de son chemin. Aussi, quand on me parle de tel grand homme ou de tel autre, je me dis : "S'il a trouvé le temps de monter si haut, qui a été privé de joie pour sa gloire ? Sur combien de vieillards et d'enfants les roues de son coche ont-elles passé ? A quelles noces sa chanson a-t-elle manqué, et ses larmes, à quels affligés ?"

Millet-les-planteurs-de-pommes-de-terre.jpg

Elle nous raconte aussi l'amour que Jancis Beguildy éprouve pour son frère, frère qui refuse de l'épouser avant de s'être enrichi. Comment le père de Jancis, considéré comme un sorcier par tous, lui apprend à écrire et comment elle trouve son refuge au grenier où elle note ses pensées dans un carnet.

Elle nous raconte le quotidien du travail aux champs, le rythme des récoltes, le marché où il faut vendre les produits.

Jean-Francois_Millet--glaneuses.jpg

C'est l'histoire de la nature et des saisons qui passent. C'est la poésie des choses simples qui sont.

En vérité, il n'est pas un arbre ni un buisson, une fleurette ni un brin de mousse, une herbe douce ou amère, un oiseau sillonnant le ciel, un ver labourant le sol, il n'est pas un animal poursuivant sa pénible tâche qui ne soit pour nous une énigme insoluble. Nous ne savons ce qu'ils font, et ce grand univers qui nous paraît si paisible a l'immobilité de la toupie qui semble calme à cause de sa rapidité même. Mais pour quelle raison tourne-t-il, et que faisons-nous tous dans cette stabilité vertigineuse ? Nous l'ignorons.

C'est aussi une magnifique histoire d'amour. Voici ce qu'elle dit de la voix de l'homme qu'elle aime secrètement, Kester :

Sa voix avait toujours quelque chose de prodigieux. Le son de ses paroles semblait créer un monde tout neuf, détaché de notre monde. C'était comme une grande aubépine en fleur par une très chaude journée de juin ; elle vous offrait son ombre et vous étiez reposé. Et c'était aussi comme le feu tranquille d'un soir d'hiver, quand le sauvage Edric est lâché dans les bois, que les rideaux sont clos, les chandelles mouchées, et que le maître de la maison est revenu. "Qui est-ce ? " avait-il dit, et bien que ce ne fût là qu'une pensée fugitive et trois mots, je me sentais comme une fleur dans le soleil.

Et Prue est héroïne qui est d'un courage et d'une force rares. Car ce roman n'est pas juste une ode à la nature. Elle doit se battre face à son frère qui est implacable et ne voit que par l'objectif qu'il s'est fixé, même si cela implique des sacrifices pour sa soeur ou sa mère malade. Elle doit se battre contre tous ceux qui l'insultent. Se battre pour exister, pour avoir le droit d'aimer même si ce n'est pas en retour.

Elle nous raconte aussi la vie des ces villages, les cérémonies et fêtes qui s'y déroulent, des plus joyeuses aux plus révoltantes (pour Prue, en tout cas), comme ce combat d'un jeune taureau contre une meute de chiens.

Je voyais le petit taureau blanc, attaché à un anneau fixé au mur de l'arène qui formait un demi-cercle de pierre grise. Tout était enveloppé d'un beau soleil doré comme sont les abeilles dans leur gâteau de miel, et l'air bleu, l'eau brune, la prairie verte faisaient un ensemble si joli que je ne voulais pas croire que le sang pu couler par une si belle journée. Je me demande parfois si le temps était beau et clair sur le Golgotha quand Marie leva les yeux sur la croix, si un petit oiseau chantait et si les abeilles étaient affairées dans le trèfle. Oui, je crois que le temps était aussi limpide et aussi brillant que du verre, car aucune amertume ne manqua à cette coupe, et est-il rien de plsu amer que d'assister à la cruauté des hommes par un beau matin plein de grâce ?


Comment vous dire à quel point cette écriture m'a touchée... C'est un roman magnifique, hors du temps, d'une beauté incroyable.

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Voici les références des illustrations :

1. Millet, Des planteur de pommes de terre, 1862

2. Millet, Des glaneuses, 1857.

3. Constable, The white horse, 1819

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Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
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