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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 08:45

We need to talk about Kevin, réalisé par Lynne Ramsay, est un film adapté du roman éponyme de Lionel Shriver (que je ne connais pas), et qui a été sélectionné au Festival de Cannes cette année.

 

we-need-to-talk-about-kevin.jpg

 

Le film, construit en flash-back, suit Eva (interprétée par l'impressionnante Tilda Swinton) et raconte l'histoire de son point de vue.

 

J'ai trouvé le film assez terrifiant, une longue descente aux enfers pour le personnage comme pour le spectateur. Bien sûr, dès le début du film, on sait qu'il s'est passé quelque chose de grave, mais on n'en saisit l'ampleur que sur les dernières images du film.

 

Eva a épousé Franklin, et ensemble ils ont deux enfants : Kevin, l'aîné, et Celia, son adorable petite soeur blonde. Dès sa naissance, l'arrivée de Kevin perturbe Eva.

 

baby-kevin-and-eva.jpg

 

Ses cris incessants et son incapacité à le calmer (incroyable, cette scène où le bruit d'un marteau-piqueur semble la soulager et la reposer) l'épuisent et cette forme d'antipathie (le mot est fort mais correspond à l'impression que l'ensemble m'a laissé!) va marquer cette relation. Sans parler de son mari, rarement présent (du moins à l'image !)...

Tilda-Swinton--landau--we-need-to-talk-about-kevin.jpg

 

Et cela ne va pas s'arranger... L'enfant ne parle pas (ou pourrait penser Eva refuse de parler ?), n'est pas propre (ou le refuse, là encore) et porte des couches à un âge où les enfants de son âge les ont abandonnées depuis longtemps... Puis il devient violent et s'oppose systématiquement à sa mère dans une lutte quasi continuelle. Seul instant de répit, c'est la maladie de Kevin pendant laquelle Eva semble toucher du doigt le rôle de maman qu'elle fantasme : serrer son enfant dans ses bras et lui lire une histoire... mais même cette histoire là ne sera pas anodine pour la suite des événements... Kevin, manipulateur (c'est le sentiment que l'on a par les yeux de sa mère), semble un enfant modèle pour son père qui refuse d'écouter sa femme, ou même d'essayer de la comprendre ou de se mettre à sa place. Le personnage est d'ailleurs effacé et paraît mou.

 

Kevin-and-Eva.jpg

Il me faut souligner là un aspect qui me paraît important: en effet, comme je le disais plus haut, l'histoire est racontée du point de vue d'Eva, et les événements de la relation mère-fils sont également, semble-t-il, sont ceux qui l'ont marquée elle. Ceux-ci sont interprétés à l'aune de ce qui se passe par la suite. Ainsi, j'avais le sentiment (mais peut-être est-ce une perception totalement subjective et personnelle) qu'Eva regarde son fils non pas avec bienveillance mais inquiétude et interrogation, qu'elle le rend responsable dès sa petite enfance de ne pas lui rendre la vie normale, de chercher à contrarier coûte que coûte, à manipuler son entourage (le père de Kevin, les médecins, etc.). Si l'histoire avait été racontée du point de vue du mari, de Kevin ou de sa petite soeur, chacun de ces récits aurait raconté une histoire bien différente !

 

special-wall.jpg

 

Le montage est très découpé, il y a beaucoup d'effets visuels (flous, gros plans, plans assez courts...) et de dialogues dans les couleurs : le rouge domine violemment le film, c'est son fil conducteur, du rouge des tomates du début, au rouge du sang, de la confiture de fraise, des lumières, des lettres de l'agence de voyage dans laquelle Eva retrouve un job, et même de l'ours en peluche.


we-need-to-talk-about-kevin--maison-rouge.jpg

 

Ce film interpelle et nous rappelle les tragédies qui se sont produites notamment aux Etats-Unis (il faudrait vraiment que je vois Elephant de Gus Van Sant pour comparer l'approche). C'est un film très perturbant et nous fait nous poser de nombreuses questions : pourquoi ce gamin est-il dans l'opposition avec sa mère particulièrement, et pourquoi tout se passe bien avec sa soeur ? est-ce sa nature ? est-ce son éducation ? est-ce la faute de quelqu'un ?


Tilda Swinton impressionne (quel caméléon, cette actrice !) dans le rôle de cette mère - elle aurait tout à fait pu recevoir le prix d'interprétation féminine de Cannes, d'ailleurs. A voir son visage ou son expression et sa tenue, on se repère dans la chronologie : on la rencontre dans les premières images le visage décomposé, on sent qu'elle ne prend pas soin d'elle, qu'un malheur lui est arrivé, un poids qui lui pèse et qui lui fait fuir les personnes autour d'elle, qui la fait accepter les gifles (au sens propre) sans discuter.

 

Tilda-Swinton--we-need-to-talk-about-kevin.jpg

 

Puis les flash-back nous ramènent à plusieurs époques : quand, très élégante, elle travaille, cheveux courts, maquillée. Ou lors de la naissance de son fils, où son visage est défait. Ou encore lorsque Kevin grandit, et que son visage se ferme, s'interroge sur ce fils, ce monstre qu'elle a créé. Enfin quand la douleur et la compréhension se peignent sur ses traits lors de la tragédie.


Les trois jeunes acteurs qui interprètent Kevin sont aussi particulièrement bien choisi (le plus âgé, Ezra Miller, excelle à être à la fois gueule d'ange et ado insupportable et malsain).

 

Celia-and-Kevin.jpg


Si j'ai été impressionnée par le film (je l'ai vu récemment, je pense que j'ai besoin de recul pour affiner mes impressions), je ne peux pas dire que je l'ai vraiment aimé : le montage est très marqué (beaucoup de flash-back), et cette relation mère/fils est très stylisée quasi à l'excès ... mais c'est aussi ce qui renforce le sentiment de malaise qui s'instille en nous, spectateurs, tout au long du film. Et rien que pour ça, c'est réussi.

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 14:59

Le weekend du 17-18 septembre s'offraient à nous les Journées du Patrimoine. Alors que je n'en avais pas profité les années précédentes, j'étais bien décidée à ne pas laisser passer l'occasion cette fois-ci ! Ainsi, je suis allée à Royaumont, où j'ai pu visiter à la fois le palais abbatial et la fameuse abbaye (créée par saint Louis et aujourd'hui une fondation pour les arts du spectacle). Et ce n'est pas peu dire que cela valait le coup !

Pour commencer la matinée, nous étions à 10h devant le palais abbatial de Royaumont, dont l'ouverture était exceptionnelle.

abbatiale-de-royaumont.JPG


En effet, tout le mobilier - des tables aux tableaux en passant par la vaisselle - de cette magnifique demeure appartenant à la famille Rotschild a été mis en vente chez Christie's la semaine passée. Ainsi, non seulement les futurs acheteurs pouvaient venir repérer leurs coups de coeur ou tenter de dénicher la perle rare, mais surtout les simples visiteurs curieux comme moi pouvaient profiter de ce lieu (jamais ouvert au public) comme d'un musée.

 

Et si la visite valait le coup, le domaine aussi, avec ses lacs et ses canards (?) sauvages...

vol.JPG

canards.JPG 

et ses paysages où l'on se verrait bien s'installer avec un bon livre...!

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Après avoir sagement attendu notre tour, nous avons donc pu entrer dans le palais abbatial... Les photos suivantes des intérieurs du palais abbatial sont extraites du catalogue de Christie's que l'on peut parcourir sur internet, car les photos étaient interdites. Mais je souhaitais vous montrer à quoi ressemblait cette visite !

 

catalogue-hall.JPG


salon.jpg

 

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Puis la matinée s'est prolongée avec la visite de l'abbaye de Royaumont, voisine du palais abbatial.

abbaye-de-Royaumont.JPG

Ce qui est extraordinaire dans cette abbaye, c'est qu'on la sent vivante : lieu historique par excellence, elle accueille aujourd'hui des artistes en résidence, des concerts, des ballets, des pièces de théâtre, des plus classiques aux plus contemporaines. Mais cette visite "guidée", ce sera pour un peu plus tard ! 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:33

Le nouveau Malika Ferdjoukh est arrivé !!! Eh bien je peux vous dire que j'ai fait la danse du sioux (ce sont mes voisins du dessous qui devaient être contents !) quand j'ai ouvert l'enveloppe et que je l'ai découvert, et encore plus quand j'ai eu le plaisir de voir qu'il était dédicacé (merci merci madame Ferdjoukh) !

Trêve de plaisanterie, je suis de retour sur la blogosphère pour vous présenter mon dernier coup de coeur. Dans cette année où j'ai beaucoup de mal à lire (à me concentrer), j'ai dégusté ce roman jeunesse comme un bonbon (de la même couleur que sa très jolie couverture)... Mais ne vous y fiez point, il ne s'agit pas d'une simple petite histoire rose bonbon à l'eau de rose !

ferdjoukh--chaque-soir-a-onze-heures-copie-1.jpg

Pour commencer, laissez-moi vous lire la quatrième de couverture:

Willa Ayre s'est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée.

Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l'impasse, la jeuen fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix...

Dans ce livre, j'ai tout aimé : autant le ton, les personnages, que les situations et toutes les références, parsemées tout au long du livre, de Jane Eyre (mon roman préféré !!!) à Daddy Long Legs (un autre roman jeunesse que j'adore) en passant par Jane Austen et tant d'autres. Mais rassurez-vous, ces références sont parfaitement intégrées au récit (on ne se demande pas un instant ce qu'elles font là), et sont comme des clins d'oeil, elles m'ont fait sourire tout au long du roman, me rappelant des souvenirs par leur évocation, et rendant cette lecture encore plus agréable.C'est le même sentiment que lorsque l'on papote avec des amies de nos livres ou films préférés...

Mais revenons aux personnages et à l'intrigue ! Wilhelmina, donc, dite Willa, est l'héroïne de cette histoire. Ses parents sont séparés depuis des années. Le personnage du papa artiste-sculpteur est à la fois touchant et  m'a beaucoup fait sourire (on compte parmi ses oeuvres Obturation de l'espace-temps, Jalousie fongiforme, Hydrolaccolithe des sentiments... imaginez un peu !).

Willa vit avec sa maman et son saxo Flannagan. C'est lors d'une soirée dans l'incroyable hôtel particulier des parents de Fran (sa meilleure amie) et Iago, qu'elle va être repérée par le mystérieux Edern. En effet, Edern cherche une partenaire musicale pour sa petite soeur pianiste Marni. Ahhhh, que dire de Marni ? C'est un personnage extraordinaire, à la fois par sa personnalité et par sa manière de s'exprimer. Extrait:

Marni régla le tabouret et s'installa au clavier. Elle attaqua une gavotte de Rameau. Elle jouait plutôt bien pour ses dix ans. Avec feeling et légèreté. La gavotte soudain bifurqua et partit faire un swing avec Walking the dog de Gershwin. Je battis des mains.

 - Bon, dit-elle. A toi. Tu me séancetenantes un air au saxo, maintenant. Allez.

J'obtempérai et sortis Flannagan. J'étais prête. A la troisième mesure de Street Boogie, Marni m'emboîta le pas dans un contrepoint au piano au tempo impec. On a joué comme ça pas mal de standards en duo.

 - Ca te joyeuse, alors ? ai-je demandé au bout d'une heure.

Elle hocha la tête, les pommettes rosies. Elle tourna vers moi ses prunelles si intensément noires.

 - J'ai l'impression, dit-elle avec lenteur, que tu joyeuses cette maison chaque fois que tu viens.

 - Ce n'est que ma deuxième visite ! fis-je remarquer en riant.

 - Eh bien, à chaque fois, ça nous guillerette l'ambiance ! Je dirais même plus : tu nous l'as matrixée !

Mais cette maison près de Montmartre, remplie de chats aux noms irlandais, qui se révèle au milieu du brouillard, est aussi étrange que l'atmosphère qui y règne, et cache des secrets inquiétants ...

 

J' ai retrouvé le style que j'apprécie tant de Quatre soeurs (où on a l'impression que la maison est tout aussi vivante que ses personnages)...

 Un gros coup de coeur de cette rentrée que vous recommande vivement, pour l'histoire (qui m'a happée et emmenée bien plus loin que je ne le pensais en ouvrant le livre) et bien sûr le plaisir des mots...


Pour conclure, mille mercis aux Editions Flammarion et à Malika Ferdjoukh pour m'avoir permis de découvrir ce petit bijou en avant-première !


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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:00

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de Tomboy, film de Céline Sciamma, sorti le 20 avril dernier. Ce film est tout simplement un petit bijou de délicatesse.

 

Tomboy, affiche

 

Pendant les grandes vacances, la famille de Laure, 10 ans, déménage. Laure va jouer avec les camarades de son immeuble. "Comment tu t'appelles ?" lui demande Lisa, 10 ans elle aussi. "Michael" répond Laure, garçon manqué, qui préfère jouer au foot avec les garçons.

 

Tomboy 4

 

Difficile de résumer ce film par écrit, car c'est l'ensemble qui donne son caractère si particulier au film : le scénario et les dialogues, ces scènes de la vie quotidienne mais qui pourtant ne sont pas inoffensives, le naturel et la justesse des acteurs et particulièrement des enfants tout simplement incroyables (à aucun moment on a l'impression qu'ils récitent un texte appris, on a l'impression à leur jeu qu'ils improvisent chaque dialogue), l'image et la mise en scène.

 

Tomboy 1

 

Tout sonne juste dans ce film, des relations entre Laure (interprétée par Zoé Héran, une révélation !) et ses parents (Sophie Cattani et Mathieu Demy), ou encore entre Laure et sa soeur Jeanne (Malonn Lévana).

 

Tomboy 6

 

Et bien sûr, le sujet du film, cette ambigüité entre Laure/Michael et Lisa (Jeanne Disson). Lisa qui tombe amoureuse de Michael. Laure qui n'avoue pas que Michael n'existe pas.

 

Tomboy 7

 

 

Le film est aussi drôle et touchant, dans les instants du quotidien, du père qui prend sa fille dans ses bras, au  jeu Action-Vérité des enfants.


La question de l'identité, du trouble, de l'ambigüité sont traitées avec finesse et délicatesse, et c’est là la réussite du film. Car ce film n’est pas une simple chronique de vacances. C’est un film qui ose traiter d’un sujet tabou, mais sans porter de jugement. D'ailleurs, j'aime beaucoup que pendant une bonne première partie du film, le spectateur doute et ne sait si l'enfant est Laure ou Michael...


A voir ! Le meilleur film français de l’année et un de mes gros coups de cœur.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 10:44

Je viens de finir le tome 2 des enquêtes du commissaire Brunetti, Death in a strange country, de Donna Leon et c'est une série de romans policiers qui me plaît bien !

 

 

Donna Leon, Death in a strange country

 

Voici la présentation de l'éditeur  :

La police repêche, au petit matin, un cadavre flottant dans les eaux sales d’un canal de Venise. Tous les indices concluent à une agression crapuleuse, mais pour le commissaire Brunetti le mobile apparent est un peu trop simple. Et l’identité du mort est embarrassante : c’est un militaire américain de la base de Vicence.
Peu de temps après, un palazzo appartenant à un riche homme d’affaires milanais est cambriolé. Les deux affaires semblent apparemment sans rapport, et pourtant Brunetti s’obstine à en voir un, d’autant plus que dans son entourage on essaie fermement de le détourner de cette hypothèse.Et comme ci tout s’entrelace, à l’image du labyrinthe des canaux, Brunetti devra naviguer dans des eaux que ne trouble pas seulement la pollution, entre les colères de son supérieur irascible et sa trépidante vie de famille. En toile de fond, la cité des Doges avec son atmosphère délétère et sa magie envoûtante.

 

L'enquête est bien menée, et comme dans le tome précédent, le roman nous présente également le commissaire dans sa vie personnelle, avec son épouse, son quotidien, et ses deux enfants. Notamment cet extrait où Brunetti appelle sa femme, Paola, car complètement absorbé dans son enquête, il en oublie de la prévenir qu'il ne rentrera pas déjeuner :

 

In his office, he finally remembered to call Paola. He had forgotten to tell her that he wouldn't be home for lunch, but it was years since she was surprised or bothered by that. Instead of conversation, she read a book during the meal, unless the children were there. In fact, he had begun to suspect that she enjoyed her quiet lunches alone she taught at the  university for she never objected if he was delayed or kept from coming.

[...]

'I'm sorry about lunch, but I was making phone calls.'

'That's all right. I spent it with William Faulkner. Very interesting man.' Over the course of the years, they'd come to treat her lunchtime visitors as real guests, had evolved jokes about the table manners of Doctor Johnson (shocking), the conversation of Melville (scurrilous) , and the amount Jane Austen drank (stunning).

 

Ou encore ce passage quand il trouve sa fille Chiara est plongée dans Jane Eyre (et complètement passionnée et absorbée par ce qu'elle lit !) 

 

'What are you reading, Angel?'

'It's a book Mamma gave me. It's fabulous. It's about this governess who goes to work for a man, and they fall in love, but he's got this crazy wife locked up in the attic, so he can't marry her, even though they're really in love. I just got up to the part where there's a fire. I hope she burns up.'

'Who, Chiara?' he asked. 'The governess or the wife?'

'The wife, silly.'

'Why?'

'So Jane Eyre', she said, making a hash of the name, 'can marry Mister Rochester', to whose name she did equal violence.

He was about to ask another question, but she had gone back to the fire, so he went into the kitchen, where Paola was bent over the open door of the washing machine.

[...]

'I just had a literary discussion with our daughter', he said. 'She was explaining the plot of a great classic of English literature to me. I think it might be better for her if we forced her to watch the Brazilian soap operas on television. She's in there, rooting for the fire to kill Mrs Rochester.'

 

Ce roman m'a semblé plus sombre que le premier, avec une corruption de plus en plus présente et étouffante qui s'immisce partout. A qui faire confiance ? Et comment avancer alors que le chef de Brunetti, bureaucrate dont le seul objectif est de se faire bien voir par sa hiérarchie, lui donne des ordres contraires aux premiers résultats de l'enquête ?

 

Ce tome me donne encore plus envie de continuer (d'ailleurs, il vaut mieux les lire dans l'ordre, afin de mieux profiter de l'évolution des personnages, particulièrement Brunetti et sa famille).

Une excellente série policière !

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 18:21

Mon dernier coup de coeur au cinéma ! Pourtant ce n'était pas gagné, car le film était proposé uniquement en 3D, et j'ai vraiment du mal avec la 3D. J'ai tendance à être consciente de ces lourdes lunettes sur mon nez, et avoir ainsi beaucoup plus de mal à entrer dans le film (ou beaucoup plus de facilité à décrocher). Enfin en un mot, vous l'aurez compris, je n'aime pas la 3D. Mais le sujet m'attirait. Un film sur Pina Bausch, je ne pouvais pas le manquer. Pourtant, je connais très mal cette chorégraphe, mais dès qu'il y a un film sur la danse sur grand écran, je saisis chaque occasion pour en découvrir un peu plus. Et j'ai bien fait de passer outre mon aversion de la 3D (et d'ailleurs pour une fois, je comprends le choix du réalisateur), car le film valait franchement le détour. Je suis sortie du cinéma fascinée.

 

Affiche Pina, Wim Wenders

 

Et pourtant, ce film a failli ne pas voir le jour suite au décès brutal de la chorégraphe en 2009, le projet étant né et ayant été développé tout le temps entre Wim Wenders et Pina Bausch. Finalement, il reprend le projet et lui dédie le film.

 

Ce film est un entrelacs de différents éléments chorégraphiques, extraits de ballets au Tanztheater Wuppertal, soli et portraits de la compagnie. Les quatre ballets extraits du répertoire ont été choisi avec Pina Bausch : Café Müller (1978), Le sacre du printemps (1975), Vollmond (2006) et Kontakhof (1978, 2000 et 2008).

 

Café Müller

cafe muller

Cette pièce est très impressionnante, entre la danseuse qui se déplace les yeux fermés dans un labyrinthe de chaises ou un enchaînement de mouvements répétitifs jusqu'à l'épuisement.

 

  Le sacre du printemps

Le sacre du printemps, Pina

Cette pièce est filmée de manière très originale, la caméra étant placée au coeur du ballet, comme dansant avec la compagnie. C'est sans doute la partie de film où il y a le plus grand engagement de mise en scène au niveau de la réalisation.

 

  Kontakhof

kontakthof, Pina

C'est d'ailleurs cette oeuvre qui est reprise par des jeunes de 14 ans n'ayant jamais dansé et dont le projet a donné lieu au film Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch (que je viens de voir, que j'ai beaucoup aimé et dont j'essaierai de reparler !)

 

  Vollmond

Vollmond, Pina 2

 

Ces quatre pièces sont entrecoupées de portraits des danseurs de la troupe. Originaux, ils sont filmés en plan fixe, tandis qu'on entend leur commentaires et on voit leur visage évoluer (on ne les voit pas parler, on lit juste les expressions sur le visage tandis que leurs commentaires sont en voix off)... De beaux instants.

 

Enfin, les derniers pièces de cet ensemble chorégraphique sont des pièces courtes particulièrement originales d'un ou deux danseurs, filmés à Wuppertal dans des lieux inhabituels à la danse : train, rue, forêt, etc. Celles-ci sont tour à tour étranges, drôles, dérangeantes, touchantes mais impossible d'y être indifférent car les danseurs et danseuses y sont totalement engagés. Quelques extraits en photos :

 

pina

 

pina 4

 

Pina, Wim Wenders 2

 

Pina Wim Wenders 7

 

Pina, Wim Wenders, humour

 

Pina, Wim Wenders, nature

 

Grâce à ce film, j'ai découvert une grande chorégraphe que je ne connaissais que de nom jusqu'à présent. J'ai beaucoup apprécié son travail de danse-théâtre.

Portrait Pina Bausch

Aucun pré-requis en danse contemporaine pour profiter du film, il suffit de se laisser porter et emporter ! Un film à voir !

 

Plus d'infos sur le site officiel du film : http://www.pina-film.de/en/

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:53

Je viens de dévorer Le livre des choses perdues, de John Connolly et j'ai beaucoup aimé, même si l'atmosphère est sombre et souvent oppressante, d'autres passages sont décalés et amusants.


Le-livre-des-choses-perdues--Connolly.jpg

 

Et pourtant, j'ai eu du mal à le démarrer, ce livre ! J'ai même dû m'y reprendre à deux fois. Car le début n'est pas évident, je l'ai trouvé particulièrement triste. Voici les premières lignes :


Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un petit garçon qui avait perdu sa mère. 

A vrai dire, il avait commencé à la perdre voilà bien longtemps. La maladie qui la rongeait était une chose terrifiante et sournoise, un mal qui la dévorait de l'intérieur, consumant à petit feu sa lumière de sorte qu'au fil des jours ses yeux perdaient un peu de leur éclat et sa peau devenait un peu plus pâle. 

A mesure que sa mère lui était enlevée, morceau par morceau, le garçon devenait de plus en plus inquiet à l'idée de la perdre complètement. Il voulait qu'elle reste. Il n'avait ni frère ni soeur et, s'il aimait son père, il ne serait pas exagéré de dire qu'il aimait sa mère davantage encore. La perspective d'une vie sans elle était insoutenable.

David, le personage principal, a 12 ans et perd sa maman. Son père se remarie, et un petit frère nait bientôt. David voit d'un mauvais oeil ces deux personnes qui entrent dans sa vie, alors que le deuil de sa mère est si difficile pour lui. Ce début est juste et très touchant.

David fait également des malaises, desquels il sort désorienté. Son père l'emmène voir un psychiatre, mais cela ne l'empêche pas de voir dans ses rêves un Homme Biscornu, ou entendre sa mère l'appeler... Et c'est alors qu'à la poursuite de cette dernière, il va basculer dans une autre dimension. Là il y rencontre tout d'abord le Garde Forestier qui tiendra le rôle de son premier mentor (enfin c'est ainsi que je le vois !). Mais bien sûr, les méchants ne sont pas loin : des loups et des sires-loups tout à fait effrayants et bien sûr le Mal de cette histoire : l'Homme Biscornu. Ce méchant est probablement un des pires que j'ai croisé, même face à Voldemort ou Sauron. Il rassemble toutes les peurs de l'homme, et joue avec une manipulation incroyable sur ses faiblesses.

 

Ce roman nous offre également des réécritures de quelques contes réussies, du Petit Chaperon Rouge à Hansel & Gretel, en passant par mon préféré : Blanche-Neige et les Sept nains que j'ai trouvé hilarant ! En voici un extrait (chapitre 13) :

 

A vrai dire, il n'était pas sûr de savoir à quoi ressemblaient des chaînes métaphoriques. En réalité, il n'était pas sûr de comprendre le moindre mot de ce que racontaient les nains. Une seule chose était certaine : ils étaient sept. Ce qui semblait tout à fait logique.

 - Vous avez des noms ?

 - Des noms ? répéta le premier nain. Des noms ? Bien sûr, que nous avons des noms ! Je suis ...

Il s'autorisa une petite toux pour souligner son importance.

 - ... le Camarade n°1. Voici les Camarades n°2, 3, 4, 5, 6 et 8.

 - Où est passé le Camarade n°7 ?

Il y eut un silence gêné.

 - Nous ne parlons plus de l'ancien Camarade n°7, finit par répondre le Camarade n°1. Il a été officiellement purgé des archives du Parti.

 

Un autre personnage qui m'a plu est Roland, un chevalier qui est en quête d'un ami disparu, traité avec beaucoup de délicatesse.

 

Le livre des choses perdues est une sorte de roman d'apprentissage pour ce jeune garçon et m'a évoqué également Narnia, pour la quête contre le mal, et pour les créatures étranges - amies ou ennemies - que rencontre le héros.

 

Ce livre "jeunesse" m'a beaucoup plu, mais je déconseille cependant aux plus jeunes, car certains passages sont vraiment très sanglants et d'autres assez perturbants.

A tous les autres, je vous le recommande ! Et les réécritures des contes valent vraiment le détour !

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:44

Quelle soirée ! Downton Abbey, ma dernière mini série britannique coup de coeur, était à l'affiche jeudi soir du festival Séries Mania au Forum des Images ! Je ne pouvais bien évidemment pas manquer l'événement ! Les deux premiers épisodes ont été diffusés, et ils avaient vraiment un goût de trop peu !

 

series mania, downton abbey

 

Quelques mots sur cette série : elle a été diffusée en 2010, sur ITV, et a été écrite et réalisée par Julian Fellows (brillant scénariste du film Gosford Park, 2001).

 

Downton Abbey visuel

 

A Downton Abbey, une terrible nouvelle tombe : lors du naufrage du Titanic, l'héritier de Downton Abbey et son fils meurent. Ces décès ne marquent pas tant par la tristesse d'avoir perdu des proches, que par la remise en cause de la succession de Lord Grantham, car les règles mises en place par le père de celui-ci ne permettent pas à ses filles d'hériter, et en l'absence d'un fils, rien ne peut revenir à son épouse, à ses filles, ni le titre, ni le domaine, ni l'argent de sa femme (lié au domaine lors de leur mariage).

 

Downton-Abbey--le-domaine.jpg

 

Downton Abbey, c'est l'histoire du domaine, autant de la famille qui y vit que de l'ensemble des domestiques. C'est une série chorale, où tous les personnages ont une réelle place, et où on s'attache aux uns et aux autres. Finalement, lorsque j'essaie de définir les personnages principaux, je me retrouve à dire qu'il n'y a pas de petits rôles !

 

Downstairs, Downton Abbey

 

C'est Charles Carson, le majordome, qui est à la tête des domestiques avec à ses côtés, Mrs Hughes, la gouvernante (ci-dessous à gauche).

 

carson-and-mrs-hughes--downton-abbey.jpg

 

Bien sûr, il y a des personnages auxquels on s'attache, d'autres que l'on déteste ! Mes préférés sont sans doute Anna et Bates, tous deux particulièrement sympathiques.

 

Anna--Bates.jpg

 

A l'opposé, ceux que j'appelle les comploteurs, Thomas (qui rêve de prendre la place de Bates et fait tout pour) et Mrs O'Brien (la femme de chambre de la comtesse, et une langue de vipère de premier ordre).

 

les comploteurs, Downton Abbey

 

Et de l'autre côté, leurs maîtres, Mr Crawley, Lord Grantham, et son épouse américaine. Pour lui, le domaine représente l'oeuvre de sa vie. L'importance n'est pas tant de sauver l'héritage de ses filles que de permettre à Downton Abbey de perdurer. C'est un personnage que j'apprécie, notamment vis-à-vis de son domestique, Bates, ancien camarade d'armes, à qui il fait confiance malgré les ragots et son handicap.

 

Mr-and-Mrs-Crawley.jpg

 

Pour sauver le domaine, il invite son nouvel héritier, Matthew Crawley, qui lui aurait bien aimé rester où il était. Sa nouvelle vie lui paraît poussiéreuse. Lui qui travaille, avoir un domestique à son service lui paraît ridicule et complètement inutile !

 

matthew-et-mary.jpg

 

On le voit ci-dessus avec Mary, fille aînée de Lord Crawley. Ce dernier a en effet trois filles : Mary (dont j'aime bien le personnage, bien qu'elle soit cassante et passablement désagréable), Edith (qui peine à trouver sa place dans la famille et est souvent en conflit avec Mary) et Sybil (personnage qui se révèle au fur et à mesure de la série), ici à gauche.

 

les trois soeurs, Downton Abbey

 

Enfin, mon personnage préféré, la contesse douairière incarnée par l'inénarable Maggie Smith ! Ses petites phrases font mouche systématiquement !

 

Maggie Smith, Downton Abbey

 

En fait, tout est génial dans cette série : les dialogues, les personnages, les comédiens, les décors, les costumes, la musique !

Et bonne nouvelle, une deuxième saison est en cours de préparation !

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 14:00

Un joli petit film très attachant qui donne envie de manger du chocolat ! Une belle surprise de ma fin d'année 2010 emplie de froid et de grisaille question météo...

Un billet que j'avais oublié de publier, erreur que je répare immédiatement !

 

les émotifs anonymes, affiche


C'est l'histoire d'Angélique (superbe et touchante Isabelle Carré, décidément une actrice française que j'apprécie beaucoup), artisan chocolatier plein de talent, mais paralysée par une hypersensibilité et une immense timidité. Elle fait même partie du groupe des émotifs anonymes.

 

Les émotifs anonymes, I Carré

 

Elle postule pour travailler dans la petite entreprise de confection et vente de chocolats de Jean-René (attachant Benoît Poolevorde, que je redécouvre : quel acteur !). Lui aussi est un grand timide, maladivement timide ! Alors qu'elle croit venir pour un poste de chocolatier, elle est finalement embauchée en tant que commerciale ! L'entretien ayant été très court et la timidité paralysante de chacun d'entre eux rendant impossible une discussion précise sur le sujet les réunissant tous deux. D'ailleurs, on sent bien qu'elle est choisie car Jean-René ne veut pas subir l'épreuve de devoir mener d'autres entretiens avec les autres candidats !

 

Les émotifs anonymes au salon du choco

 

Mais s'il est si peu sûr de lui, ce n'est pas l'image qu'il donne, comme en témoigne ce dialogue amusant que j'ai retranscrit :

L'EMPLOYEE : Te laisse pas impressionner par le patron. Au premier abord, il a l'air dur...

ANGELIQUE : Et au second ?

L'EMPLOYEE : Toujours dur.


Les émotifs anonymes 4


Ce film est d'une belle légerté, tour à tour touchant (parce que cette timidité là, je peux la comprendre en tant que spectatrice !), attachant (parce qu'on a envie de voir ces personnages qui se ressemblent tant se dévoiler l'un à l'autre et se comprendre) et amusant (tant dialogues que situations !)

 

Les émotifs anonymes 2


Ainsi, avec cet entretien dont j'ai parlé plus haut, j'aime beaucoup la scène du premier dîner, ou encore la séance où le personnage d'Isabelle Carré se sent soudain dans son élément à créer (bien sûr sans que personne sache que c'est elle) une nouvelle gamme de chocolats qui va sauver l'entreprise en quasi faillite.

 

Les émotifs anonymes 3

 

Mmmmmhhhh, j'ai envie d'aller déguster des chocolats avec eux !

 

Les émotifs anonymes, nouvelle gamme choco


En un mot, si la bande-annonce ne vous a pas séduite, passez votre chemin. Mais si elle vous a plue, alors ne manquez ce film sous aucun prétexte. Ca a été mon dernier coup de coeur ciné de mon année 2010 !

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Published by Artemis - dans Au ciné...
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 12:16

Voilà presque deux mois que je me dis qu'il faut que je le finisse, ce livre, et que je l'écrive, cet article ! Car j'ai reçu Des nouvelles du Tibbar de Timothée Rey, dans la superbe opération Masse Critique, de Babelio, et je me devais d'écrire ce billet !!! D'ailleurs je remercie vivement Babelio et Les Moutons Electriques de m'avoir offert cet exemplaire, et m'excuse sincèrement auprès d'eux d'avoir mis autant de temps à donner mon avis.


Pour tout vous dire, chers lecteurs fidèles de mon blog, vous avez dû réaliser qu'il y avait très peu d'articles en ce moment, et surtout aucun livre. C'est que depuis deux mois, je n'arrive pas à me concentrer sur une page, et tous me tombent des mains (trop de fatigue, sans doute). J'ai ainsi lâché des ouvrages que je reprendrai sans aucun doute, du Chant de Noël de Dickens (qui était en train de me réconcilier avec cet auteur) à Fais moi peur de Malika Ferdjoukh (un de mes auteurs jeunesse préférés !). C'est donc dans cette période de marasme intellectuel pour moi que je me suis plongée dans ce livre Des nouvelles du Tibbar...

Quelques jours de vacances au grand air m'ont fait le plus grand bien, et me revoici !

 

des nouvelles du tibbar

 

Des nouvelles du Tibbar est donc un recueil de nouvelles, plus farfelues et amusantes les unes que les autres ! Pour s'en convaincre, il suffit de lire les titres de celles-ci : "Sur la route d'Ongle", "Mille et mille surgeons du foisonneur", "Le tronc, la grume et le fluent", "Magma mia !", etc. 

 

Tibbar 5

 

Du début du livre avec les cartes du Tibbar (voir un exemple ci-dessus !) à la fin (rendez-vous en annexe pour le "Calendrier & principales unités de mesure du Tibbar occidental"), ce livre de fantasy se caractérise par une immense créativité. Parodie, humour, illustrations très réussies, personnages inclassables, lire ce bouquin est un véritable voyage dans un autre univers !

 

Vous voulez un exemple ? Voici, pour vous, les premières lignes de la nouvelle "magma mia !"

" Ecoute, je te l'assure, Tuburt, certains efafnrs ont survécus, sans se faire ratatiner à la taille de lézards par les thaumaturges, durant la Guerre des Sorts.

- Ben tiens ! Et ils seraient où, tes efafnrs grand format ?

- Leurs ancêtres, quelques survivants, se sont réfugiés dans les fjords de la Côte d'Hiver, tout au nord de Nautal Bevva. De nos jours, il en subsiste peut-être quatre ou cinq colonies. Oh, ils sont prudents, et ne se montrent pas dans les régions habitées, plus au sud. Ils craignent toujours autant les mages de l'Ondouaile, n'empêche qu...

- Elucubrations burlesques, navrantes billevesées ! Norvalo, mon ami, tu te laisses mener par tes rêves, qui est le plus court chemin vers la ruine et la désillusion. [...]


Voici une petite sélection d'illustrations qui m'ont bien plues et qui vous donneront une idée de l'univers de ce recueil de nouvelles !

 

Extrait de l'illustration de "deux hougôlons dans le vent du soir", p.242

Tibbar 2

Illustration de "dans l'antre du Sanguinaire, p.66

Tibbar 4

 

Illustration de "ce qu'il advint des ravisseurs de la Tomate chantante" p.74

 

Tibbar 3

 

J'avoue que, n'étant pas du tout une habituée de ce type de littérature (fantasy), j'ai eu un peu de mal à entrer dans cet univers, si lointain de tout ce que je connais... Mais j'ai été séduite par l'humour, la folie, l'originalité et la créativité de ce livre. Amateurs du genre, foncez !

 

 

 

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Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
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