Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 09:42

Avant de commencer ce billet, il est de mon devoir de faire une mise en garde. Si vous n'aimez pas les belles histoires qui finissent bien, alors passez votre chemin... Car ce roman est à l'image de sa belle couverture : frais, positif, lumineux, attachant. Un bol d'air !

 

La-Maison-d-Hotes-192x300.jpg


Jeune veuve, Jo Marie Rose décide de commencer une nouvelle vie et rachète une maison d’hôtes, la Villa Rose. Dans la petite ville de Cedar Cove où elle s’installe, elle rencontre les habitants qui la soutiennent et l’aident dans sa démarche, avec beaucoup de sympathie et de bienveillance. Bienveillance qu’elle offre à son tour à ses deux premiers hôtes, Josh Weaver et Abby Kincaid. L’un et l’autre ont grandi dans cette ville, mais leur retour à Cedar Cove est tout aussi douloureux pour l’un que pour l’autre, dont les mauvais souvenirs les ont tenus bien à distance. Mais c’est sans compter l’influence de la Villa Rose.

 

La maison d’hôtes est un concentré d’ondes positives. C’est un livre cocooning, chaleureux. Une histoire où tout semble possible, où les vieilles blessures cicatrisent, où les pardons sont donnés, où la bienveillance et l’amitié règnent. Que ça fait du bien !

 

De plus, ce livre se lit avec une grande facilité, il est fluide, agréable. L’auteur donne une belle couleur à son livre. On imagine facilement les lieux, les personnages. On a vraiment très envie d’aller faire un séjour à la Villa Rose, d’être accueilli par Jo Marie, sa gentillesse et ses bons petits plats !

 

Lu dans le cadre des Lectrices Charleston

Logo lectrice Charleston

Repost 0
Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
commenter cet article
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:35

La femme qui décida de passer une année au lit est un objet littéraire non identifié et l’originalité de ce roman british est assurément à souligner ! Passant de l’humour à des sujets sérieux, le livre oscille du léger au grave par ses situations et ses personnages. Il faut dire que la plume de Sue Townsend n'en est pas à son coup d'essai, et le roman jeunesse Journal secret d'Adrien, 13 ans 3/4 en est un excellent exemple.

 

La-femme-qui-decida-de-passer-une-annee-au-lit_v1210-192x.jpg

 

C’est donc avec beaucoup d’humour voire d’absurde que les premières pages plantent le décor en nous présentant la famille d’Eva (notre héroïne), ses proches, ses enfants, et son sentiment de ras-le-bol qui la conduit au lit. En effet, après une vie passée à se consacrer au bien-être de son mari (Brian) et de ses jumeaux (Brian Jr et Brianne – oui, oui, comme leur père !), Eva, la cinquantaine, se retrouve soudain en pleine crise existentielle alors que ses enfants surdoués (et bizarres, même selon elle) quittent le nid pour l’université.

 

Mais ce lit, elle ne peut plus quitter. Car c’est aussi l’histoire d’un vase trop plein qui déborde, d’une femme qui ne trouve pas de sens à sa vie, qui n’a plus la force, plus l’envie de sortir de son lit. Alors qu’elle aspire à la tranquillité dont elle a besoin pour réfléchir, comme elle le dit, sa situation de femme qui ne sort pas de son lit (littéralement) ne passe pas inaperçue et va l’amener à rencontrer toute une galerie de personnages plus originaux les uns que les autres, mais tous (ou presque) en souffrance morale.

 

Au final, si les premières notes du roman m’ont fait sourire, tout le début étant particulièrement savoureux, c’est plus avec un sentiment de malaise avec lequel j’en suis sortie devant la dépression d’Eva (j’ai finalement du mal à trouver un autre qualificatif), la douleur des personnages qui sont venues la trouver en quête de miracle ou leur excentricité, la débâcle de son couple, la froideur extrême des jumeaux qui semblent incapables de bienveillance ou de compassion. Heureusement que le personnage d’Alexander est là, tel un chevalier, qui apporte une belle lumière à cette galerie de personnages.

 

 

Lu dans le cadre des Lectrices Charleston

Logo lectrice Charleston

Repost 0
Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
commenter cet article
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 09:24

Les Roses de Somerset est une saga familiale et historique qui respecte la tradition du genre.

Les-roses-de-Somerset

Pour commencer, voici la quatrième de couverture:

Howbutker, Texas, 1916. A la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de la plantation de coton des Toliver, l'une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l'exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations suivantes ?

 

Sur plusieurs générations, c’est une histoire de passions sous toutes leurs formes : passion pour une plantation, passion amoureuse, jalousie, haine, rancœur, sans oublier de nombreux retournements de situation, pour le meilleur mais aussi pour le pire. C’est un véritable page-turner, comme disent les Anglais : une fois commencé, impossible de le poser, car la curiosité du lecteur est entretenue au long des chapitres. Le texte est d’ailleurs bien construit (n’oublions pas que le roman mélange le récit de plusieurs générations) et fluide.

 

Le récit commence en 1985, alors que Mary Toliver, l’héroïne de ce roman, décide de changer son testament pour sauver sa petite-nièce de la malédiction qui pèse sur sa famille explique-t-elle, en lui refusant l’héritage de sa plantation de Somerset à laquelle Mary a voué – voire même sacrifié  – sa vie.  Mary est une superbe héroïne : forte, à l’esprit indépendant, opiniâtre.

 

Tout au long de cette fresque, c’est le destin des deux familles fondatrices de Howbutker, au Sud des Etats-Unis, qui se déroule sous nos yeux : les Toliver et leur plantation de coton, et les Warwick spécialisés dans l’exploitation du bois. Descendants d’ennemis jurés de l’autre côté de l’Atlantique, les deux familles décident d’enterrer la hache de guerre, et mettent en place un mode de communication qui donne son nom au roman : une rose rouge pour demander pardon, une rose blanche pour l’accorder.

 

C’est une jolie découverte que ce premier roman de Leila Meacham, certes classique, mais fort agréable à lire ! Merci aux éditions Charleston de m'avoir permis de le lire en avant-première !

 

 

Lu dans le cadre des Lectrices Charleston

Logo lectrice Charleston

Repost 0
Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:35

En fin d'année dernière, j'ai eu la chance d'être choisie pour devenir "Lectrice Charleston 2013" ! Je n'y croyais absolument pas, mais je suis ravie de faire partie de cette nouvelle aventure.

Logo-lectrice-Charleston.jpg

En effet, Charleston est une toute nouvelle maison d'édition, dont le premier livre sera publié dans les prochains jours de janvier. Les éditions Charleston proposent de "découvrir des romans qui vous transportent, des livres qui racontent des histoires, de belles histoires de femmes : des romans qui font du bien !" (voir la page "qui sommes-nous")

logo-Charleston.jpg

Et pour encore plus de convivialité, les Editions Charleston invitent tous les mois à un cours de charleston (sur Paris) ! Pour suivre tout cela, rendez-vous sur leur page Facebook, fort sympathique : http://www.facebook.com/Editions.charleston

 

A très vite, donc, pour partager avec vous mes impressions de lecture !

 


Repost 0
Published by Artemis - dans Bla bla bla
commenter cet article
12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:18

Quasi un an sans article, vous auriez pu penser que j'avais abandonné l'écriture de chroniques culturelles. Mais non, j'étais juste ailleurs ! J'ai en effet été accueillie par Onirik (http://www.onirik.net/), un magazine en ligne fort sympathique, que je ne manque pas de vous recommander, évidemment !

 

banniere2011 onirik

 

Vous pouvez retrouver la liste de mes articles ici, si cela vous intéresse. D'ailleurs, je souhaitais partager avec vous quelques uns de mes coups de coeur de l'année passée, quelques découvertes qui m'ont marquées. Pour retrouver mon avis sur les ouvrages, il vous suffit de cliquer sur la couverture.

 

Roman français contemporain (mes deux coups de coeur !)

Au pays des kangourous     les sauvages

 

Littérature jeunesse

Les dolce tome 1

 

Témoignage

chroniques de la main courante

 

Rentrée littéraire

je vais passer pour un vieux con

 

Littérature anglaise

arton14979

 

"Dictionnaire" jeunesse thématique

en scène

 

Roman historique

rêve de marigny

 

Bien sûr, ceci n'est qu'un aperçu de ce que j'ai lu dans l'année, mais ce sont les livres qui m'ont le plus marquée (et sur lesquels j'ai écrit !)

 

Alors à bientôt ici et sur Onirik !


Repost 0
Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
commenter cet article
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 08:08

C'est la période des voeux et je ne dérogerai pas à la tradition ! Je vous souhaite donc une très belle nouvelle année, accompagnée de ces quelques photos prisent en Savoie la semaine passée...

 

savoie-hiver-12-13 2855 bis

 

savoie-hiver-12-13 2811 bis

 

savoie-hiver-12-13 2862 bis

 

savoie-hiver-12-13 2833 bis

 

savoie-hiver-12-13 2841 bis

 

savoie-hiver-12-13 2847 bis

 

savoie-hiver-12-13 2864 bis

 

savoie-hiver-12-13 2878 bis

 

savoie-hiver-12-13 2899 bis

 

A bientôt !

Repost 0
18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 09:30

Ah, l'opéra Garnier, un des plus beaux opéras du monde, n'est-ce pas ?!

En avril 2009, j'ai suivi une visite guidée pendant laquelle j'avais consciencieusement pris des notes. J'y suis retournée début janvier avec des amies en visite libre cette fois, et ai emporté avec moi mon appareil photo. Voici donc une visite guidée !

Opera Garnier Paris

Après être arrivées face à cette merveille d'architecture, nous l'avons contourné par la gauche où se fait l'entrée des visites, pour mettre nos pas dans ceux des abonnés de ce théâtre au XIXe siècle.

Mais ne brûlons pas les étapes, et d'accompagner les fantômes des abonnés de la place de l'Opéra jusqu'au coeur du théâtre, quelques mots sur les origines de ce bâtiment. Son créateur est Charles Garnier.

Opera-de-Paris 6653

Il avait alors 35 ans. En dehors des qualités architecturales, techniques, pratiques des projets présentés, un des points importants considéré par le jury dans le choix de l'architecte de ce nouvel opéra, était la sécurité de l'empereur, et la manière dont elle pouvait être assurée dans le bâtiment.  Le projet de Garnier a été retenu parmi 171 propositions.
Garnier a choisi personnellement les peintres, sculpteurs et autres artistes et artisans travaillant à ériger ce palais des arts.

Revenons donc à la "Rotonde des abonnés" par laquelle nous commençons notre exploration du théâtre. A cette époque, les abonnés représentaient 80% des recettes. Ces abonnés étaient un public puissant, riche. Les abonnements étaient bien différents d'aujourd'hui ! En effet, ces abonnés assistaient à 3 spectacles par semaine, et ce à l'année. Ce public particulier était celui décidant de la vie politique, culturelle.
Dans sa manière de dessiner l'architecture de l'Opéra, Garnier veut que les abonnés découvrent ce palais un peu comme une fleur qui s'ouvrirait devant leurs yeux. Et pour débuter cette rotonde basse, mal éclairée, dégageant une ambiance de mystère.
rotonde des abonnés
C'est au centre de cette rotonde que l'on peut voir cette grille d'aération autour de laquelle courent des signes. En regardant avec attention, on peut y lire : "1861-1875 Jean Louis Charles Garnier" : les dates de construction ainsi que le nom de l'architecte.

Charles-Garnier-entree-copie-1.jpg

C'est sous cette sorte de coupole que notre guide nous en a dit un peu plus sur l'Opéra Garnier. En effet, ce théâtre a été créé comme une véritable industrie du spectacle : étaient à l'époque dans le bâtiment non seulement les artistes, corps de ballet, école du ballet, école de chant entre autres mais aussi les costumiers, une écurie, une armurerie, etc.
En 1989, le théâtre a été divisé. L'Opéra Bastille est plutôt le domaine de jeu des musiciens, tandis que l'Opéra Garnier reste le temple de la danse. Il existe d'ailleurs 13 salles de répétitions pour les danseurs sous les toits, ainsi que les ateliers de couture. D'ailleurs, il existe une petite rivalité entre les ateliers de Garnier et de Bastille, nous a confié la guide !!

 

Puis notre chemin se poursuit un peu pour arriver à une sorte de grotte, avec en son centre une fontaine, dont les jets d'eau (qui ne sont plus en fonctionnement) étaient dirigés vers le plafond, ce qui créait une impression de rideau. Derrière ce rideau était dissimulée une statue (qui est elle toujours présente) représentant la pythie, c'est-à-dire l'oracle d'Apollon. Il faut savoir qu'Apollon était entre autres le dieu des arts, et particulièrement de la musique lyrique.

Opera-de-Paris 6520

La pythie était celle qui interprétait les paroles divines, ce qui se faisait par l'intermédiaire d'une cérémonie : tout d'abord, elle devait inhaler des vapeurs qui se dégageaient (qui provenaient de source sous le temple de Delphes), jusqu'à la transe. C'est alors que son esprit s'ouvrait à Apollon. Dans cet état de transe, la pythie était alors dans un état d'extrême écoute, de nervosité, de sensualité.

Opera-de-Paris 6529
Cette grotte représente ainsi la face cachée du théâtre, avec ses amours, ses haines, ses jalousies, etc.
De plus cette image est renforcée par le rideau d'eau - le rideau étant ce qui cache, ce qui se trouve derrière le rideau étant la face cachée - , ainsi que par son emplacement dans le théâtre - niche cachée derrière le grand escalier.
Opera-de-Paris 6525
Dans toute cette zone de l'opéra que nous venons de voir, le décor est abondant, mais pas encore de couleurs, ni de dorures. Tout cela reste encore assez austère... Pourtant, on appelle cet opéra le "palais du marbre et de l'or" ! Mais patience, rappelez vous, le palais doit s'ouvrir au visiteur progressivement, comme une fleur ...
Opera-de-Paris 6533
On passe aussi devant des miroirs. Mais pourquoi des miroirs à cet endroit ? Parce que les abonnés doivent "s'arranger", rectifier leurs toilettes avant d'être visibles de tous. Car le tout Paris était là !
D'ailleurs, l'entrée du théâtre était très organisée et hiérarchisée. Tout d'abord les spectateurs aux places les moins chères, au "paradis", tout en haut de la salle : 3 heures avant. Puis petit à petit, réglementée par des heures précises se faisait l'entrée des différentes catégories, les derniers étant bien sûr les abonnés, entrant 30 minutes avant le spectacle, sous les yeux de la salle remplie. Tout Paris était là pour voir les abonnés défiler.
Opera-de-Paris 6521
Puis on arrive au grand escalier, la fierté de son architecte, Garnier. D'après ce qu'on nous a expliqué, il lui tenait particulièrement à cœur. Il conçoit cet escalier tout en lignes sinueuses, en courbes. Garnier tenait aux couleurs de celui-ci. Il est en effet splendide.

 

Garnier s'imaginait les femmes qui allaient défiler là, avec leurs robes aux couleurs chatoyantes et différentes les unes des autres, il s'imaginait les fleurs disposées autour d'elles. Il a voulu créer une véritable symphonie de couleurs pour cet escalier.
Garnier savait exactement quelles couleurs il voulait pour cet escalier, mais les marbres ne se trouvaient pas en France. Il fait ainsi une sorte de tour du monde pour sélectionner les marbres qu'il souhaite, faisant venir des marbres d'Italie, de Suède, et de nombreux autres pays. L'escalier compte ainsi 24 sortes de marbres, et l'opéra dans son ensemble 45 types de marbre différents.

Opera-de-Paris 6574
Les marches de l'escalier sont basses. Ce n'est pas un hasard : à cette époque, les femmes ne pouvaient pas montrer leurs chevilles, donc les marches ont été dessinées de manière à aider les dames de la société à respecter cette convention !

Dans l'opéra, Garnier cherche à inclure des petites allusions et des petites énigmes, ce qui était en vogue à l'époque. Il faut rappeler le contexte : l'enseignement du XIXe siècle incluait la maîtrise de la mythologie, la connaissance des arts, etc.
L'éclairage au gaz, et donc la lumière vacillante contribuaient à ce jeu de mystère.
Opera-de-Paris 6553
Une fois l'escalier monté, on continue notre progression vers le saint des saints, la salle, en passant sous un porche encadré par deux immenses statues, des caryatides. Celle de gauche porte un glaive et un masque (représentant le monde des apparences, le théâtre), celle de droite une lyre (représentant la musique). On peut aussi observer un petit bateau, symbole de la ville de Paris.

La société de l'époque a trouvé que ces statues étaient très insultantes pour les dames de la haute société, à cause de leur posture. En effet, seules les filles de joie se tenaient ainsi. De plus il s'agit ici d'un opéra lyrique (considéré comme supérieur à un opéra comique par exemple, qui était pour des classes inférieures).
Garnier a dû répondre dans la presse pour se défendre contre ces critiques. Il a souligné qu'il s'agissait de créatures imaginaires peuplant un palais de contes de fées, et non pas une représentation de personnes réelles !

Enfin nous pénétrons dans la salle de spectacle.

Opera-de-Paris 6584
Cette scène est en pente. D'ailleurs tous les concours de danse se passent traditionnellement ici.
A l'opposé, la scène de Bastille n'est pas en pente. Le recouvrement du sol n'est pas le même. La guide nous a confié que même s'il permettait aux danseurs de sauter plus haut, il était finalement moins bien et faisait plus mal aux jambes.

Opera-de-Paris 6587

Aujourd'hui, grâce aux techniques et technologies modernes, les ingénieurs peuvent désormais régler l'acoustique dans une salle telle que Bastille.

A Garnier, "vieille" salle, l'acoustique est due avant tout à sa construction. Ici, plus le son monte, plus il gagne en pureté.
Sur scène, si quelqu'un chuchote, on l'entendra dans la salle. Mais il faut crier pour se faire entendre de la salle sur scène !

Cette scène de Garnier est de type "à l'italienne" : en effet, elle est construite sur un principe de double pente (non seulement la scène est en pente, mais la salle - le parterre - aussi). Un autre élément nécessaire pour dire qu'une salle est à l'italienne est la présence de corbeilles. Ce sont d'ailleurs les meilleures places, paraît-il !
Opera-de-Paris 6606
Parlons à présent du lustre, ce lustre qui tombe si dramatiquement sur le public dans le Fantôme de l'Opéra de Leroux.

Opera-de-Paris 6581

Ce lustre fait 8 tonnes. Une fois par an, il est descendu pour être nettoyé. A l'époque, c'était plutôt le contraire : on remontait le lustre (en effet, une partie du plafond, au centre, s'ouvrait).
A l'époque, le lustre restait donc toujours allumé (pendant l'entrée du public, mais aussi pendant les représentations, car il était impossible de l'éteindre, puis de le rallumer au moment du spectacle, puis de l'entracte, etc).

C'est la première fois dans l'histoire du Théâtre que des sièges sont tapissés de rouge. Dans les autres théâtres, on utilisait plutôt des couleurs froides, telles que le bleu, le vert, l'argent. A l'époque, il était fréquent que les théâtres brûlent. Or la superstition faisait qu'on évitait le rouge, couleur chaude rappelant le feu.

Opera-de-Paris 6594
D'ailleurs, pour rester dans le monde de la superstition au théâtre, peut-être que certains d'entre vous savent que sur scène, on ne peut pas prononcer le mot "corde", car ça porte malheur (on utilise des synonymes, comme drisse, fil, etc). Pourquoi ? Cela remonte aussi à cette époque : des marins étaient employés pour changer les décors, or ils utilisaient de nombreuses cordes pour cette manipulation (d'ailleurs on peut voir des noeuds de marin dans l'utilisation des cordes au théâtre). Et dans le monde de la mer, il porte malheur de prononcer le mot corde sur un bateau (d'ailleurs une corde s'appelle une "écoute" sur un bateau). La superstition a donc été ainsi transférée au monde du spectacle.

Les innovations au palais Garnier sont nombreuses, on le voit. C'est aussi le premier théâtre dont la charpente est métallique.
Il y a un rideau de fer qui permet de séparer scène et salle, en cas d'incendie.
A présent parlons du célèbre et controversé plafond.

 

Dans les années 1960, Malraux décide de changer le plafond. En effet, le précédent est très dégradé à cause de la fumée dégagé par l'éclairage au gaz et très abîmé suite aux nombreuses restaurations (faites avec les moyens de l'époque avant guerre, donc de qualité incertaine voire mauvaise). De plus, la fréquentation de l'opéra est assez basse dans cette période après guerre.

Le nouveau plafond est donc prêt en 1964. La curiosité et l'envie de voir ce nouveau plafond de Marc Chagall si controversé (pour pouvoir le critiquer ensuite à sa guise !) multiplie par 3 la fréquentation !!
Opera-de-Paris 6582
Cette gigantesque peinture de 240 m² s'inspire du lieu, des spectacles. Elle figure 14 scènes des opéras et ballets les plus célèbres, et représente 4 ans de travail. Marc Chagall offrira d'ailleurs son travail, afin de remercier la ville de Paris pour école des Beaux-Arts. Dans cette période du cubisme, fauvisme et autre surréalisme, ce peintre originaire de Biélorussie s'imprègne de ces mouvements caractérisés par une intensité des couleurs pour créer son style si personnel.

Tout en haut de la salle, on peut voir un décor en trompe l'oeil de balcon. Ce sont des places aveugles : on entend mais on ne voit rien. Aujourd'hui cet étage est plus traditionnellement occupé la régie. C'est ce qu'on appelait le paradis : le son s'embellit en montant, là-haut il est plus pur, plus beau, on est au paradis car on entend les anges chanter ...

A l'opposé en termes de catégories de places et de hiérarchie sociale, l'empereur et l'impératrice avaient chacun leur loge : celle de l'empereur à gauche de la scène (quand on regarde la scène de la salle), et celle de l'impératrice à droite.
En présence de l'empereur, le prix d'une représentation pouvait être multiplié par 4.

Concernant les 1e loges, les séparations entre les loges se démontent. C'est là qu'aujourd'hui pourraient être accueillies des délégations.
Pour revenir à l'empereur, sa loge, comme celle d'autres personnages de la haute société, comprenait un arrière-salon, aménagé avec des sofas. Une loge était en effet constituée de 2 parties : la partie avant, donnant vue sur la scène, et un arrière salon. Les femmes au XIXe siècle ne pouvaient d'ailleurs pas quitter leurs loges au moment de l'entracte, mais elles recevaient des visiteurs, d'où la présence d'arrière-salons. Il était ainsi habituel que les abonnés apportent des meubles personnels pour l'aménagement de leur arrière-salon.
Ces arrière-salons étaient un des éléments obligatoires pour les candidats lors du concours pour la construction de l'opéra (avec d'autres éléments comme une entrée des artistes, etc).

Puis nous sommes sortis de la salle (avec l'envie d'y revenir voir un ballet pour moi !!! )...

Opera-de-Paris 6616

Pour finir la visite (il était déjà quasi l'heure de la fermeture de l'Opéra car il y avait une représentation en début d'après-midi - je n'avais pas du tout vu le temps passer, et je serais bien rester encore plus longtemps ... on se sent tellement bien à l'Opéra !!! ) nous avons visité les foyers.


L'Opéra Garnier en compte deux. Généralement, le petit foyer, pour les classes inférieures, est situé au dessus du grand. Ici, il n'y avait plus de place disponible au-dessus du grand foyer, alors Garnier les a construit au même niveau.

Le foyer est une sorte de promenoir, de couloir. A l'époque, les théâtres étaient non chauffés, et le foyer comprenait deux cheminées à ses extrémités. Au début, le foyer n'est pas décoré, mais petit à petit il est transformé en galerie d'art car les personnes y passaient de plus en plus de temps.

A Garnier, le petit foyer est décoré en mosaïques, ce qui était très rare pour l'époque, car la mosaïque était alors très peu connue en France. Au plafond, mosaïque d'émaux, au sol, mosaïque de marbre. Si les couleurs du plafond ont l'air si vives, ce n'est pas dû à une quelconque restauration. En fait, lors du procédé de fabrication de l'émail, la cuisson intensifie les couleurs, et au cours du temps, ces couleurs n'ont pas bougé.

Le grand foyer est une autre merveille de ce monument.

Opera-de-Paris 6644

Le grand lustre est en bronze et en cristal. Les lustres ont été dessinés par Garnier lui-même. Les vases proviennent de la Manufacture Royale de Sèvres et ont été créés d'après des dessins de Garnier.

Le grand foyer comprend aussi de nombreuses peintures. Au plafond on peut voir la représentation de genres de la musique (mythologie, musique champêtre, tragique, scènes bibliques, etc). Quel que soit le sujet, il y a une rapport avec la musique et/ou la danse dans les diverses peintures de cette salle.
Au XIXe siècle, un instrument de musique symbolisait chaque pays. Cette symbolique est reprise dans des médaillons courant le long du mur droit du grand foyer (côté fenêtres). Ainsi le premier médaillon contient des castagnettes, ce qui représente l'Espagne, puis le tambour représentant la France, le violon l'Italie, l'orgue l'Allemagne, enfin la cornemuse la Grande-Bretagne.

Aux murs, des tapisseries venant de la Manufacture Royale des Gobelins.

Enfin, la dernière salle que nous visitons rapidement est la "rotonde du Glacier", sorte de restaurant où étaient vendues des glaces lors des entractes ou avant les représentations.

Puis nous sortons par l'entrée principale, celle par laquelle les spectateurs entrent aujourd'hui. Et nous sortons de ce palais de contes de fées, dans lequel nous avons pu rêver l'espace d'une visite ...

Repost 0
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:00

Après avoir pris du temps pour lister les films que j'ai vu au cours de l'année passée (heureusement que je les ai notés et surtout que j'ai gardé mes tickets ! c'est bien pratique !), j'avais envie de parcourir de manière un peu plus détaillée cette liste, par thème - que j'essaie de choisir plus intinctivement qu'intellectuellement, même si en y réfléchissant, vous pourrez aisément m'objecter qu'objectivement tel film devrait se trouver dans telle rubrique plutôt que telle autre... mais dans ce billet, j'ai envie de jeter mes impressions et ce qui me reste de cette riche année de cinéma !

 

Les "vieux films" et autres rediffusions

J'avoue que c'est une catégorie dans laquelle je n'ai eu aucune déception. Chacun de ces films a été un régal... Ces séances dans les cinémas du quartier latin m'ont permis de (re)découvrir des cinéastes :

Woody Allen (dont je ne connais que les oeuvres récentes depuis Match Point) avec deux "classiques" très drôles, Annie Hall et Manhattan.

Annie HallManhattan

Joseph Losey avec notamment mon opéra favori (j'avais déjà vu cette version sur un écran de télévision, mais sur grand écran, c'est autre chose !)

 the servantDon Giovanni, Losey

Fritz Lang, dont l'actualité a été lancée par l'exposition de la Cinémathèque sur Metropolis (plutôt intéressante, bien que j'en attendais encore plus). Metropolis m'a grandement impressionnée. Et dire que ce film a été tourné en 1927. A le voir (en dehors du jeu des acteurs, c'était encore l'époque du muet !), il est d'une modernité incroyable. C'est un film fondateur, dont l'inspiration se retrouve dans de nombreux films !

 M le mauditMetropolisLa femme au portrait

Orson Welles et son mythique Citizen Kane. J'ai été impressionnée tout à la fois par la performance d'acteur (l'acteur-réalisateur y interprète le personnage à toutes les étapes de sa vie) et par, là encore, le sentiment que ce film de 1941 a encore toute son actualité à notre époque. J'ai d'ailleurs profité de cette découverte d'Orson Welles pour visionner en DVD La soif du mal.

Citizen Kane

Steeve McQueen dont Shame m'avait un peu décontenancée. Dès le lendemain de la projection, j'ai eu la chance de voir Hunger pour la première fois (au ciné en plus !) et cela m'a aidé à mieux appréhender le travail du cinéaste. Ces deux films m'ont apparu comme un diptyque, avec dans les deux cas un acteur, Michael Fassbender, à nu (au sens propre comme au figuré), faisant exister ces personnalités extrêmes. Le travail sur le corps, torturé, maltraité, est impressionnant dans les deux cas. Je suis restée bouche bée devant les plans-séquences des deux films, particulièrement celui au milieu de Hunger. D'ailleurs, c'est finalement ce dernier qui a ma préférence, que je trouve plus intéressant, plus complexe.

Hunger

Danse et musique m'ont aussi accompagnés : j'ai eu le bonheur de voir sur grand écran pour la première fois un de mes films préférés, Chantons sous la pluie. Je peux vous dire que sur grand écran, c'est quelque chose d'inoubliable ! Un autre de mes films coup de coeur, les Chaussons Rouges, dont la projection dans une salle obscure lui rend toute sa magie.

Chantons sous la pluieLes chaussons rouges

Rire ! Entre le couple Katherine Hepburn et Cary Grant, et Peter O'Toole et Audrey Hepburn, j'ai beaucoup ri avec ces deux comédies américaines que sont L'impossible monsieur bébé (hilarant !) et Comment voler un million de dollars (ah, les tenues d'Audrey Hepburn !)

L'impossible monsieur bébéComment voler un million de dollars

 

Les (plus ou moins réussies) comédies américaines

Bad teacherMorning gloryCrazy stupid loveIl n'est jamais trop tardSex friends

J'ai donc vu ces 5 comédies américaines.

Pour faire simple Bad Teacher est juste le pire film que j'ai vu cette année. Je l'ai trouvé lamentable. Le scénario est d'un vide intersidéral, les acteurs ne donnent pas de consistance particulière à leurs personnages, et pour une comédie, je n'ai pas ri une seule fois, et à peine souri.

Quant à Il n'est jamais trop tard, en faisant ma liste, je me suis dit : mais c'est quoi ce film, déjà ? Et il m'a fallu l'affiche pour m'en souvenir. Au final, il s'agit d'un film convenu, sans originalité.

J'ai déjà plus ri avec Sex Friends (même s'il n'est pas inoubliable, mais au moins il remplit son contrat), me suis régalée sur le moment avec Morning Glory (les acteurs s'en donnent à coeur joie, ça fait du bien ! même si le personnage du jeune premier était malheureusement creux), et de manière inégale avec Crazy Stupid Love qui a eu le mérite de me faire découvrir Ryan Gosling (que je n'avais jamais repéré avant). S'il y a des passages qui m'ont fait beaucoup rire, j'en ai trouvé d'autres vraiment trop long (et la fin à l'américaine avec le discours du père à la remise des diplômes m'a ennuyée).

C'est probablement une des catégories de films qui m'a le moins plu ...

 

Les comédies anglaises

oh my godWe want sex equality

Ah, là c'est déjà mieux ! Ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime la culture anglaise, et j'avoue que ce type d'humour anglais me convient bien mieux que l'humour américain !Je me suis régalée avec ces deux films, drôles, enlevés, brillamment interprétés ! Je vous les conseille vivement !

 

Autres films anglo-saxons

Harry BrownLast nightLe discours d'un roiMinuit à ParisNever let me gothe tripCarnageLa couleur des sentiments

Je ne reviendrai pas sur le triomphe mérité du Discours d'un roi (si vous ne l'avez pas vu, filez acheter le DVD !!). Même traitement si vous avez manqué Minuit à Paris (un de mes films préférés de l'année).

J'avoue que je ne sais où mettre The trip, objet cinématographique anglais non identifié, mais que j'ai apprécié (en fait, j'aurais bien voulu être avec eux ^^)

Last night m'a légèrement déçue : le sujet aurait pu être encore mieux traité je pense (et l'a probablement été, mais ma culture cinématographique est encore très limitée, même si je fais des efforts pour progresser !)

J'ai passé aussi un bon moment avec La couleur des sentiments, même si je préfère le livre. Coup de chapeau à Jessica Chastain (la révélation de l'année à mes yeux), qui après avoir incarné la grâce dans The tree of life, est méconnaissable dans ce film (et drôle et touchante).

Par contre, déception pour Carnage (même si les 4 acteurs sont excellents) que je trouve bien trop "théâtre filmé" et j'en attendais évidemment plus question mise en scène.

 

Les blockbus ters (et autres superhéros)

Harry Potter 8X men le commencementTwilight 4Mission impossible, protocole fantômethorLes trois mousquetairesSucker PunchFright NightLe chaperon rougeTintinHugo CabretSuper 8 La défense LincolnSans identitéLimitless rangoDetective Deel'agence

Ce qui extraordinaire avec ces films, c'est que même les affiches sont quasi toutes sur le même modèle ! Bon arrêtons là le sarcasme qui ne me sied guère. Là dedans, il y a du très bon et du très mauvais...

En course pour la palme du plus mauvais film de l'année, Le chaperon rouge. Ce film est affligeant. L'histoire n'a rien d'original, les costumes plutôt horribles, la scène d'ouverture semble sortir des rushes de Twilight 1, les personnages sans substances...

A l'opposé, Harry Potter, X-Men et Mission Impossible sont très efficaces.

Moi qui déteste les films d'horreur, c'est à cause de David Tennant au générique que je suis allée voir Fright Night. Finalement, j'ai passé un bon moment et David Tennant ne m'a vraiment pas déçue, créant là encore un personnage caractérisé par sa démesure et son ridicule ! J'adore cet acteur britannique que j'ai découvert dans la série Doctor Who...

Je ne reviendrai pas sur le massacre des Trois Mousquetaires (la palme de la cruche toutes catégories revient d'ailleurs à la Constance Bonacieux de cette version). Si vous aussi vous avez été affligés par cette version, allez lire en vitesse la critique de l'Odieux Connard (cliquez ici !), elle est hilarante, brillante, et tellement vraie !

Quant à Sans identité, encore un film dont j'ai recopié le titre en me disant : mais ciel, je perds totalement la mémoire ! Mais qu'est-ce que c'est que ce film là ?! Et c'est l'affiche qui a reconnecté mes neurones. Pas bon signe (pour le film) ! Seul plaisir qui m'est resté de cette histoire, qu'il se passe à Berlin, où j'ai vécu un an !

 

Les films à côté desquels je suis passée

L'étrange affaire AngelicaSleeping beautyBrighton rock

Si je reconnais intellectuellement la qualité des deux premiers films de cette liste, intéressants pour des raisons différentes, j'avoue que je me suis ennuyée dans tous les cas et suis sortie du cinéma en ayant la sensation assez frustrante de ne pas être rentrée dans le film.

Petit bémol supplémentaire pour Brighton Rock: je suis passée à côté, mais ne lui trouve pas d'intérêt particulier (enfin ce n'est pas un mauvais film, je n'ai pas dit ça, mais j'y suis restée indifférente ; j'y étais allée pour John Hurt et Helen Mirren mais leur présence n'a pas suffi).


Les films de festival(s) - parmi les meilleurs films de l'année !

A dangerous methodDriveFighterFootnoteHabemus papamLa piel que habitothis must be the placeUne séparation MelancholiaLe gamin au véloPolisseShameTake shelterWinter's boneTrue GritWe need to talk about Kevin

Je ne savais trop comment regrouper ces films qui ont pour beaucoup été parmi les films qui m'ont tout simplement les plus marqués de l'année. Dérangeants (La piel que habito), fascinants (Drive, Fighter - et pourtant je n'aime pas la boxe), oppressants (Melancholia), choquants (Polisse, We need to talk about Kevin), perturbants (Shame), tous ces films sont d'une grande qualité. Ils m'ont tous interpelée, intéressée, fascinée. Et surtout, tous, en plus d'une mise en scène souvent magistrale, sont magnifiquement interprétés (que dire des performances de Sean Penn, Michel Piccoli, Christian Bale, Michael Fassbender, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, Tilda Swinton, et de tant d'autres !)

Et sans nul doute que vous entendrez parler de Take Shelter, que j'ai vu en avant-première !

 

Films sur le pouvoir et la politique

La conquêteLes marches du pouvoirL'exercice de l'Etat.pjg

De ces trois films, ma préférence va sans hésistation aux Marches du pouvoir et à L'exercice de l'Etat. La conquête m'a laissée sur ma faim (le film n'est pas assez impertinent, ne donne pas tant à réfléchir qu'il montre simplement des choses que l'on connait déjà plus ou moins). Par contre, Denis Podalydès y est, comme à son habitude, brillant. Quant à L'exercice de l'Etat, c'est une excellente surprise. Ce film m'a vraiment mis mal à l'aise, il est terrible et juste. Je ne lui fais pas justice en en parlant que sur ces quelques lignes, mais je vous le reconseille vivement.

 

Autres films français

IntouchablesLa chance de ma vieLa délicatesseLa source des femmesLe moineLe chat du rabbinLes contes de la nuitLes femmes du 6e étage Ma part du gateauRien à déclarerTomboyTous les soleilsUn monstre à ParisThe artist

Commençons par les coups de coeur : Tomboy, un de mes films favoris de l'année, ainsi que les Contes de la Nuit, d'une poésie rare. 

A l'opposé, je n'ai pas du tout aimé Ma part du gateau, que j'ai trouvé manichéen et caricatural, ni La chance de ma vie (à ma décharge, je suis allée voir le film uniquement pour Raphaël Personnaz, un des acteurs français les plus talentueux de sa génération, qui s'est fait remarqué dans La princesse de Montpensier, et dont je guette les apparitions).

De Rien à déclarer que j'ai moyennement apprécié, j'en retiens la démesure de Benoît Poolevorde, acteur que je découvre petit à petit et dont j'apprécie de plus en plus le travail.

 J'ai trouvé aussi Le Moine plutôt décevant : le rythme est trop lent, l'esthétique, intéressante au début devient trop marquée et se transforme en exercice académique, et on passe à côté de l'intérêt du livre (en tant qu'un des premiers romans gothiques de la littérature) en étant dans un entre deux... Le malaise attendu par un tel sujet se dilue et je suis restée sur sa faim. Je m'interroge aussi sur le choix de Déborah François (une actrice que j'apprécie pourtant beaucoup) dans le rôle de Valerio. Le choix de Vincent Cassel dans le rôle d'Ambrosio était par contre tout à fait pertinent.

Bonne surprise avec Intouchables, vu en avant-première avant qu'il devient un succès populaire, qui est très drôle. J'ai beaucoup aimé les dialogues et les situations, qui m'ont fait pensé à un rythme de comédie théâtrale.

Enfin, j'ai failli oublier The Artist. Il faut dire que si ce film vaut le coup d'être vu (j'appelle cela un objet de curiosité), je ne trouve pas qu'il mérite les louanges qui lui sont chantés, et encore moins la nomination en tant que meilleur scénario aux Golden Globes (alors ça, je n'en reviens toujours pas...). Parce que question scénario, on ne peut pas faire plus simple. Et si j'ai énormément aimé la première partie du film, je me suis ennuyée dans la seconde partie qui comprend des longueurs (les scènes de déchéance). Pourtant, quelques belles idées de mise en scène, et des acteurs très bons (Jean Dujardin cabotine comme à son habitude, ce qui convient au personnage, bien que j'émette une réserve sur son jeu dans les scènes dramatiques, Bérénice Béjo est lumineuse, et James Cromwell et John Goodman parfaits dans les seconds rôles).


Danse(s)

Après BéjartpinaLes rêves dansantsCrazy horse

Alors je vais faire simple : Après Béjart : coup de coeur. Pina : coup de coeur (et seul film que j'ai accepté de voir en 3D) - ce film m'a hypnotisée -, Les rêves dansants : coup de coeur.

Par contre, je n'ai que moyennement accroché à Crazy Horse. Deuxième documentaire de Frederick Wiseman que je vois après La danse, le ballet de l'opéra de Paris. Si je comprends intellectuellement sa manière de faire (pas de voix off, pas d'explications), une fois dans le film, cela me gêne de ne pas savoir à quoi correspondent les images qui sont montrées (quel numéro ? s'agit-il de celui dont le chorégraphe parlait il y 5 minutes ou une demi-heure ?). Par ailleurs, si certains passages sont vraiment intéressants sur le travail (notamment chorégraphique) de ce cabaret, d'autres se complaisent à faire des gros plans sur les corps des danseuses pendant les numéros.

 

Et s'il ne devait en rester qu'un...

The tree of life

Que dire de ce film... Lorsque je l'ai vu, je ne savais pas quoi en penser. Quand il a reçu la palme d'or, je me suis mise à applaudir à tout rompre toute seule dans mon appart. Et plus le temps passe, plus ce film m'est resté, m'a interrogé, est venu se rappeler à moi par images, par sons, par phrases... C'est le film le plus incroyable que j'ai vu depuis que je vais au cinéma. Il est hors catégorie, et je pense qu'on pourrait écrire dessus pendant des pages et des pages. C'est le premier film qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai décidé de faire mon bilan de l'année. A mes yeux, un chef d'oeuvre.

Repost 0
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:20

 

 

Je ne pensais vraiment pas avoir autant fréquenté les salles obscures ces derniers mois ! En faisant mon bilan, je m'étonne moi même !!! Si l'an dernier j'avais vu 41 films (soit une moyenne de 3,4 films par mois), je suis allée 88 fois au cinéma cette année, soit une moyenne de 7,3 films par mois ! Parmi tous ceux là, des blockbusters, des classiques vus dans des cinémas d'art et d'essai de mon quartier, des découvertes, des coups de coeur, des films dont le titre ne me rappelle même pas le film, et un seul film vu en 3D...Et encore, j'ai l'impression d'avoir manqué de nombreux films !

 

Petite précision, ce bilan comptabilise les séances cinéma uniquement (j'ai aussi découvert des films en DVD, ainsi que des séries, mais ils ne figurent pas ici) !

 

Pour commencer, mon année en kaleïdoscope alphabétique !

 

A dangerous methodAnnie HallAprès BéjartBad teacherBrighton rockCarnageChantons sous la pluieCitizen KaneComment voler un million de dollarsCrazy horseCrazy stupid loveDetective DeeDon Giovanni, LoseyDriveFighterFootnoteFright NightHabemus papamHarry BrownHarry Potter 8Hugo CabretHungerIl n'est jamais trop tardIntouchablesLa chance de ma vie La conquêteLa couleur des sentimentsLa défense LincolnLa délicatesseLa femme au portraitl'agenceLa piel que habitoLa source des femmesLast nightLe chaperon rougeLe chat du rabbinLe discours d'un roiLe gamin au véloLe moineLes chaussons rougesLes contes de la nuitLes femmes du 6e étageLes marches du pouvoirLes rêves dansantsLes trois mousquetairesL'étrange affaire AngelicaL'exercice de l'Etat.pjgLimitlessL'impossible monsieur bébéManhattanMa part du gateauMelancholiaMetropolisMinuit à ParisMission impossible, protocole fantômeM le mauditMorning gloryNever let me gooh my godpinaPirates des caraibes 4PolisserangoRien à déclarerSans identitéSex friendsShameSleeping beautySucker PunchSuper 8Take shelterThe artistthe servantThe tree of lifethe tripthis must be the placethorTintinTomboyTous les soleilsTrue GritTwilight 4Un monstre à ParisUne séparationWe need to talk about KevinWe want sex equalityWinter's boneX men le commencement

 

Et voilà les 88 séances auxquelles j'ai assistées...

Rendez-vous dans le prochain billet pour tout savoir de mes coups de coeur ciné de l'année 2011 ! A très vite !

Repost 0
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 20:08

En espérant que vous ayiez passé une bonne année 2011, je vous souhaite une meilleure année 2012 ! Qu'elle vous permette de réaliser vos projets et de concrétiser vos rêves !

Et comme tous les ans, je vous souhaite aussi de magnifiques découvertes ...

 

bonne-annee-2012.jpg

 

Repost 0
Published by Artemis - dans Bla bla bla
commenter cet article