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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 19:37

Le pays sous le ciel est un véritable voyage, fait d’aventures et de rencontres, dans la Chine du début du XXe siècle.

 

Le_Pays_sous_le_ciel_large.png

 

Elvira de Poulain doit se rendre loin de chez elle, en Chine, à la suite du décès de son époux. Espagnole d’origine, elle emmène avec elle sa nièce Fernanda – pardon, Fernandina ! – fort peu enthousiaste de nature. Pour Elvira, qui s’attendait à un héritage qui lui permettrait de s’adonner plus librement à sa passion, la peinture, dès son retour à Paris, elle n’est pas au bout de ses surprises. Et surtout, son séjour se prolonge plus que prévu ! Car c’est un héritage fait de dettes, d’opium et de mafia qui l’attend. Poursuivie par la dangereuse Bande Verte qui veut à tout prix récupérer une des antiquités de son mari, elle est forcée de faire confiance à un antiquaire chinois, M. Jiang, un journaliste irlandais, Tichborne et un orphelin chinois, Biao surnommé Petit Tigre. Cette troupe improbable, emmenée par M. Jiang, se retrouve en possession du « coffret aux cents joyaux », qui détient le secret de la tombe du premier empereur. C’est donc dans une véritable chasse au trésor qu’ils s’engagent, qui les mène aux quatre coins de la Chine. Une de leurs étapes les conduit au monastère de Wudang, certes visant une recherche d’indices nécessaires pour poursuivre leur chemin, mais qui va surtout permettre à Elvira et Fernanda de se révéler à elles-mêmes.

 

J’ai beaucoup aimé ce roman, cette quête qui permet à une femme qui n’avait rien d’une héroïne d’aventures, d’être emportée dans une quête qu’elle n’aurait ni imaginée, ni désirée, mais qui pourtant va être déterminante pour elle. Vu par les yeux de cette Européenne, le lecteur découvre peu à peu la Chine et sa culture fascinante.


En revanche, j’ai trouvé que le roman souffrait de quelques longueurs, notamment lorsqu’Elvira fait un bilan (de sa journée, de son voyage). J’aurais aussi aimé que l’auteur aille plus loin dans la description du quotidien de la Chine du début du XXe, peut-être de manière plus réaliste. D’ailleurs, au final, j’ai l’impression qu’on ressent peu la dureté des conditions climatiques et environnementales auxquelles sont soumis les personnages et pas assez les difficultés auxquelles ils font face (je ne parle pas des événements, qui sont bien évidemment terrible – attaques, blessures… - mais de la manière dont ils sont exposés).


Mais mon coup de coeur reste le passage au monastère de Wudang, avec les rencontres que fait Elvira dans ce lieu. L’évolution du personnage de Biao est aussi remarquable : le voir prendre confiance et s’affirmer est très touchant.

 


Lu dans le cadre des Lectrices Charleston

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Published by Artemis - dans Lire - lire - lire
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