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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:00

Après avoir pris du temps pour lister les films que j'ai vu au cours de l'année passée (heureusement que je les ai notés et surtout que j'ai gardé mes tickets ! c'est bien pratique !), j'avais envie de parcourir de manière un peu plus détaillée cette liste, par thème - que j'essaie de choisir plus intinctivement qu'intellectuellement, même si en y réfléchissant, vous pourrez aisément m'objecter qu'objectivement tel film devrait se trouver dans telle rubrique plutôt que telle autre... mais dans ce billet, j'ai envie de jeter mes impressions et ce qui me reste de cette riche année de cinéma !

 

Les "vieux films" et autres rediffusions

J'avoue que c'est une catégorie dans laquelle je n'ai eu aucune déception. Chacun de ces films a été un régal... Ces séances dans les cinémas du quartier latin m'ont permis de (re)découvrir des cinéastes :

Woody Allen (dont je ne connais que les oeuvres récentes depuis Match Point) avec deux "classiques" très drôles, Annie Hall et Manhattan.

Annie HallManhattan

Joseph Losey avec notamment mon opéra favori (j'avais déjà vu cette version sur un écran de télévision, mais sur grand écran, c'est autre chose !)

 the servantDon Giovanni, Losey

Fritz Lang, dont l'actualité a été lancée par l'exposition de la Cinémathèque sur Metropolis (plutôt intéressante, bien que j'en attendais encore plus). Metropolis m'a grandement impressionnée. Et dire que ce film a été tourné en 1927. A le voir (en dehors du jeu des acteurs, c'était encore l'époque du muet !), il est d'une modernité incroyable. C'est un film fondateur, dont l'inspiration se retrouve dans de nombreux films !

 M le mauditMetropolisLa femme au portrait

Orson Welles et son mythique Citizen Kane. J'ai été impressionnée tout à la fois par la performance d'acteur (l'acteur-réalisateur y interprète le personnage à toutes les étapes de sa vie) et par, là encore, le sentiment que ce film de 1941 a encore toute son actualité à notre époque. J'ai d'ailleurs profité de cette découverte d'Orson Welles pour visionner en DVD La soif du mal.

Citizen Kane

Steeve McQueen dont Shame m'avait un peu décontenancée. Dès le lendemain de la projection, j'ai eu la chance de voir Hunger pour la première fois (au ciné en plus !) et cela m'a aidé à mieux appréhender le travail du cinéaste. Ces deux films m'ont apparu comme un diptyque, avec dans les deux cas un acteur, Michael Fassbender, à nu (au sens propre comme au figuré), faisant exister ces personnalités extrêmes. Le travail sur le corps, torturé, maltraité, est impressionnant dans les deux cas. Je suis restée bouche bée devant les plans-séquences des deux films, particulièrement celui au milieu de Hunger. D'ailleurs, c'est finalement ce dernier qui a ma préférence, que je trouve plus intéressant, plus complexe.

Hunger

Danse et musique m'ont aussi accompagnés : j'ai eu le bonheur de voir sur grand écran pour la première fois un de mes films préférés, Chantons sous la pluie. Je peux vous dire que sur grand écran, c'est quelque chose d'inoubliable ! Un autre de mes films coup de coeur, les Chaussons Rouges, dont la projection dans une salle obscure lui rend toute sa magie.

Chantons sous la pluieLes chaussons rouges

Rire ! Entre le couple Katherine Hepburn et Cary Grant, et Peter O'Toole et Audrey Hepburn, j'ai beaucoup ri avec ces deux comédies américaines que sont L'impossible monsieur bébé (hilarant !) et Comment voler un million de dollars (ah, les tenues d'Audrey Hepburn !)

L'impossible monsieur bébéComment voler un million de dollars

 

Les (plus ou moins réussies) comédies américaines

Bad teacherMorning gloryCrazy stupid loveIl n'est jamais trop tardSex friends

J'ai donc vu ces 5 comédies américaines.

Pour faire simple Bad Teacher est juste le pire film que j'ai vu cette année. Je l'ai trouvé lamentable. Le scénario est d'un vide intersidéral, les acteurs ne donnent pas de consistance particulière à leurs personnages, et pour une comédie, je n'ai pas ri une seule fois, et à peine souri.

Quant à Il n'est jamais trop tard, en faisant ma liste, je me suis dit : mais c'est quoi ce film, déjà ? Et il m'a fallu l'affiche pour m'en souvenir. Au final, il s'agit d'un film convenu, sans originalité.

J'ai déjà plus ri avec Sex Friends (même s'il n'est pas inoubliable, mais au moins il remplit son contrat), me suis régalée sur le moment avec Morning Glory (les acteurs s'en donnent à coeur joie, ça fait du bien ! même si le personnage du jeune premier était malheureusement creux), et de manière inégale avec Crazy Stupid Love qui a eu le mérite de me faire découvrir Ryan Gosling (que je n'avais jamais repéré avant). S'il y a des passages qui m'ont fait beaucoup rire, j'en ai trouvé d'autres vraiment trop long (et la fin à l'américaine avec le discours du père à la remise des diplômes m'a ennuyée).

C'est probablement une des catégories de films qui m'a le moins plu ...

 

Les comédies anglaises

oh my godWe want sex equality

Ah, là c'est déjà mieux ! Ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime la culture anglaise, et j'avoue que ce type d'humour anglais me convient bien mieux que l'humour américain !Je me suis régalée avec ces deux films, drôles, enlevés, brillamment interprétés ! Je vous les conseille vivement !

 

Autres films anglo-saxons

Harry BrownLast nightLe discours d'un roiMinuit à ParisNever let me gothe tripCarnageLa couleur des sentiments

Je ne reviendrai pas sur le triomphe mérité du Discours d'un roi (si vous ne l'avez pas vu, filez acheter le DVD !!). Même traitement si vous avez manqué Minuit à Paris (un de mes films préférés de l'année).

J'avoue que je ne sais où mettre The trip, objet cinématographique anglais non identifié, mais que j'ai apprécié (en fait, j'aurais bien voulu être avec eux ^^)

Last night m'a légèrement déçue : le sujet aurait pu être encore mieux traité je pense (et l'a probablement été, mais ma culture cinématographique est encore très limitée, même si je fais des efforts pour progresser !)

J'ai passé aussi un bon moment avec La couleur des sentiments, même si je préfère le livre. Coup de chapeau à Jessica Chastain (la révélation de l'année à mes yeux), qui après avoir incarné la grâce dans The tree of life, est méconnaissable dans ce film (et drôle et touchante).

Par contre, déception pour Carnage (même si les 4 acteurs sont excellents) que je trouve bien trop "théâtre filmé" et j'en attendais évidemment plus question mise en scène.

 

Les blockbus ters (et autres superhéros)

Harry Potter 8X men le commencementTwilight 4Mission impossible, protocole fantômethorLes trois mousquetairesSucker PunchFright NightLe chaperon rougeTintinHugo CabretSuper 8 La défense LincolnSans identitéLimitless rangoDetective Deel'agence

Ce qui extraordinaire avec ces films, c'est que même les affiches sont quasi toutes sur le même modèle ! Bon arrêtons là le sarcasme qui ne me sied guère. Là dedans, il y a du très bon et du très mauvais...

En course pour la palme du plus mauvais film de l'année, Le chaperon rouge. Ce film est affligeant. L'histoire n'a rien d'original, les costumes plutôt horribles, la scène d'ouverture semble sortir des rushes de Twilight 1, les personnages sans substances...

A l'opposé, Harry Potter, X-Men et Mission Impossible sont très efficaces.

Moi qui déteste les films d'horreur, c'est à cause de David Tennant au générique que je suis allée voir Fright Night. Finalement, j'ai passé un bon moment et David Tennant ne m'a vraiment pas déçue, créant là encore un personnage caractérisé par sa démesure et son ridicule ! J'adore cet acteur britannique que j'ai découvert dans la série Doctor Who...

Je ne reviendrai pas sur le massacre des Trois Mousquetaires (la palme de la cruche toutes catégories revient d'ailleurs à la Constance Bonacieux de cette version). Si vous aussi vous avez été affligés par cette version, allez lire en vitesse la critique de l'Odieux Connard (cliquez ici !), elle est hilarante, brillante, et tellement vraie !

Quant à Sans identité, encore un film dont j'ai recopié le titre en me disant : mais ciel, je perds totalement la mémoire ! Mais qu'est-ce que c'est que ce film là ?! Et c'est l'affiche qui a reconnecté mes neurones. Pas bon signe (pour le film) ! Seul plaisir qui m'est resté de cette histoire, qu'il se passe à Berlin, où j'ai vécu un an !

 

Les films à côté desquels je suis passée

L'étrange affaire AngelicaSleeping beautyBrighton rock

Si je reconnais intellectuellement la qualité des deux premiers films de cette liste, intéressants pour des raisons différentes, j'avoue que je me suis ennuyée dans tous les cas et suis sortie du cinéma en ayant la sensation assez frustrante de ne pas être rentrée dans le film.

Petit bémol supplémentaire pour Brighton Rock: je suis passée à côté, mais ne lui trouve pas d'intérêt particulier (enfin ce n'est pas un mauvais film, je n'ai pas dit ça, mais j'y suis restée indifférente ; j'y étais allée pour John Hurt et Helen Mirren mais leur présence n'a pas suffi).


Les films de festival(s) - parmi les meilleurs films de l'année !

A dangerous methodDriveFighterFootnoteHabemus papamLa piel que habitothis must be the placeUne séparation MelancholiaLe gamin au véloPolisseShameTake shelterWinter's boneTrue GritWe need to talk about Kevin

Je ne savais trop comment regrouper ces films qui ont pour beaucoup été parmi les films qui m'ont tout simplement les plus marqués de l'année. Dérangeants (La piel que habito), fascinants (Drive, Fighter - et pourtant je n'aime pas la boxe), oppressants (Melancholia), choquants (Polisse, We need to talk about Kevin), perturbants (Shame), tous ces films sont d'une grande qualité. Ils m'ont tous interpelée, intéressée, fascinée. Et surtout, tous, en plus d'une mise en scène souvent magistrale, sont magnifiquement interprétés (que dire des performances de Sean Penn, Michel Piccoli, Christian Bale, Michael Fassbender, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, Tilda Swinton, et de tant d'autres !)

Et sans nul doute que vous entendrez parler de Take Shelter, que j'ai vu en avant-première !

 

Films sur le pouvoir et la politique

La conquêteLes marches du pouvoirL'exercice de l'Etat.pjg

De ces trois films, ma préférence va sans hésistation aux Marches du pouvoir et à L'exercice de l'Etat. La conquête m'a laissée sur ma faim (le film n'est pas assez impertinent, ne donne pas tant à réfléchir qu'il montre simplement des choses que l'on connait déjà plus ou moins). Par contre, Denis Podalydès y est, comme à son habitude, brillant. Quant à L'exercice de l'Etat, c'est une excellente surprise. Ce film m'a vraiment mis mal à l'aise, il est terrible et juste. Je ne lui fais pas justice en en parlant que sur ces quelques lignes, mais je vous le reconseille vivement.

 

Autres films français

IntouchablesLa chance de ma vieLa délicatesseLa source des femmesLe moineLe chat du rabbinLes contes de la nuitLes femmes du 6e étage Ma part du gateauRien à déclarerTomboyTous les soleilsUn monstre à ParisThe artist

Commençons par les coups de coeur : Tomboy, un de mes films favoris de l'année, ainsi que les Contes de la Nuit, d'une poésie rare. 

A l'opposé, je n'ai pas du tout aimé Ma part du gateau, que j'ai trouvé manichéen et caricatural, ni La chance de ma vie (à ma décharge, je suis allée voir le film uniquement pour Raphaël Personnaz, un des acteurs français les plus talentueux de sa génération, qui s'est fait remarqué dans La princesse de Montpensier, et dont je guette les apparitions).

De Rien à déclarer que j'ai moyennement apprécié, j'en retiens la démesure de Benoît Poolevorde, acteur que je découvre petit à petit et dont j'apprécie de plus en plus le travail.

 J'ai trouvé aussi Le Moine plutôt décevant : le rythme est trop lent, l'esthétique, intéressante au début devient trop marquée et se transforme en exercice académique, et on passe à côté de l'intérêt du livre (en tant qu'un des premiers romans gothiques de la littérature) en étant dans un entre deux... Le malaise attendu par un tel sujet se dilue et je suis restée sur sa faim. Je m'interroge aussi sur le choix de Déborah François (une actrice que j'apprécie pourtant beaucoup) dans le rôle de Valerio. Le choix de Vincent Cassel dans le rôle d'Ambrosio était par contre tout à fait pertinent.

Bonne surprise avec Intouchables, vu en avant-première avant qu'il devient un succès populaire, qui est très drôle. J'ai beaucoup aimé les dialogues et les situations, qui m'ont fait pensé à un rythme de comédie théâtrale.

Enfin, j'ai failli oublier The Artist. Il faut dire que si ce film vaut le coup d'être vu (j'appelle cela un objet de curiosité), je ne trouve pas qu'il mérite les louanges qui lui sont chantés, et encore moins la nomination en tant que meilleur scénario aux Golden Globes (alors ça, je n'en reviens toujours pas...). Parce que question scénario, on ne peut pas faire plus simple. Et si j'ai énormément aimé la première partie du film, je me suis ennuyée dans la seconde partie qui comprend des longueurs (les scènes de déchéance). Pourtant, quelques belles idées de mise en scène, et des acteurs très bons (Jean Dujardin cabotine comme à son habitude, ce qui convient au personnage, bien que j'émette une réserve sur son jeu dans les scènes dramatiques, Bérénice Béjo est lumineuse, et James Cromwell et John Goodman parfaits dans les seconds rôles).


Danse(s)

Après BéjartpinaLes rêves dansantsCrazy horse

Alors je vais faire simple : Après Béjart : coup de coeur. Pina : coup de coeur (et seul film que j'ai accepté de voir en 3D) - ce film m'a hypnotisée -, Les rêves dansants : coup de coeur.

Par contre, je n'ai que moyennement accroché à Crazy Horse. Deuxième documentaire de Frederick Wiseman que je vois après La danse, le ballet de l'opéra de Paris. Si je comprends intellectuellement sa manière de faire (pas de voix off, pas d'explications), une fois dans le film, cela me gêne de ne pas savoir à quoi correspondent les images qui sont montrées (quel numéro ? s'agit-il de celui dont le chorégraphe parlait il y 5 minutes ou une demi-heure ?). Par ailleurs, si certains passages sont vraiment intéressants sur le travail (notamment chorégraphique) de ce cabaret, d'autres se complaisent à faire des gros plans sur les corps des danseuses pendant les numéros.

 

Et s'il ne devait en rester qu'un...

The tree of life

Que dire de ce film... Lorsque je l'ai vu, je ne savais pas quoi en penser. Quand il a reçu la palme d'or, je me suis mise à applaudir à tout rompre toute seule dans mon appart. Et plus le temps passe, plus ce film m'est resté, m'a interrogé, est venu se rappeler à moi par images, par sons, par phrases... C'est le film le plus incroyable que j'ai vu depuis que je vais au cinéma. Il est hors catégorie, et je pense qu'on pourrait écrire dessus pendant des pages et des pages. C'est le premier film qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai décidé de faire mon bilan de l'année. A mes yeux, un chef d'oeuvre.

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commentaires

Céline 02/01/2012 20:35

Tu en as vu énormément cette année ! Je suis époustouflée.
Pour ceux que j'ai vu, je suis d'accord avec toi. Je suis contente que tu donnes de l'importance à L'exercice de l'Etat, un film qui m'a beaucoup touchée aussi et dont on ne parle quasiment
plus.
Vivement nos séances ciné à la Filmothèque !
Akina